Le pot à crayon

Avec un crayon, on peut écrire dessiner, faire de la musique en tapant partout avec. On peut créer avec un crayon.Alors imaginez ce qu'on peut faire avec un pot à crayon!
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Meilleurs posteurs
L.Hubs (2046)
 
Louis (1316)
 
Jaleniel (1164)
 
Pomme (687)
 
Margogotte (267)
 
Juliayte (145)
 
Apocax (99)
 
Gaï Mulkairn (89)
 
Nanasen (67)
 
Danck (64)
 
Derniers sujets
» Topic 2 - Rêve Grand
par L.Hubs Mar 15 Nov - 18:52

» Mon top 20 des personnages du Pot [Pavé]
par L.Hubs Jeu 3 Nov - 2:52

» Focus: Igole Vrag
par Louis Lun 24 Oct - 9:22

» PNJ d'à travers le monde
par L.Hubs Mer 5 Oct - 17:14

» Nouveaux lieux
par L.Hubs Mer 5 Oct - 17:06

» Aron Ralston et son équipage - Cléome Apanine, Peter Crowe
par L.Hubs Mer 28 Sep - 21:09

» Topic 1 - Les pirates de North Blue
par Louis Mer 28 Sep - 16:50

» Les inspirations musicales de L.Hubs - Rp One Piece
par L.Hubs Mar 27 Sep - 12:53

» Gareth Soubresault
par Louis Mar 20 Sep - 19:35


Partagez | 
 

 Puis le jour se leva ...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Mer 13 Mai - 7:39

Le visage de Benjamin se figea sur une expression ébahie lorsqu'il écouta Melody lui faire un bilan de la situation. Ils se tapaient méchamment sur la gueule ? Ce fait ne surprenait guère le jeune homme qui avait conscience de la force de Miranda et de son adversaire, mais était-ce là une façon de parler commune des gens de Valato ? Il fallait croire que le séjour de Melody à l'arène et le contact avec les étrangers avait fini par avoir une influence sur son vocabulaire. Benjamin haussa les épaules. Sans mot dire, il suivit sa camarade jusqu'à qu'ils tombent sur la benjamine de l'institut, déployant ses pouvoirs télékinétiques pour s'enfuir en direction de la jungle. Alors qu'elle passait à leur niveau, séparée d'eux de quelques mètres à peine, le mutant s'abstint de l'attaquer dans le dos. Il aurait pu la vaincre aisément à cet instant mais préférait la maintenir en vie le plus longtemps possible, elle qui était encline à causer des dommages considérables aux candidats les plus résistants. Autant tirer sur la corde jusqu'au bout puis se débarrasser d'elle plus tard. En attendant, ils avaient leur ennemi en ligne de mire : June ! Le mutant le suivit tant bien que mal des yeux alors qu'il évitait le roc lancé depuis la colline, et déversa dans sa direction une première vague de flammes, haute et courbée.

-Attaque par en haut, conseilla-t-il à Melody.

Benjamin se doutait effectivement que, compte tenu de sa vitesse prodigieuse, June n'aurait aucun mal à contourner cet assaut. Mais eux étaient deux et comptaient bien profiter de cet avantage. L'hybride de Taetra avait beau être incroyablement puissant et vif, il n'en restait pas moins que sa résistance était à peu près du niveau d'un humain, du moins de ce qu'ils en avaient vu pour l'heure. S'ils parvenaient à le toucher avant d'être trop amochés, la victoire serait leur. Les mains toujours enfoncées dans les profondes poches de son manteau claquant au vent, Benjamin déploya deux cylindres incandescents qui fusèrent à la suite de la vague de feu. Bien qu'il n'en ait pas conscience, Raphaël leur était déjà d'une aide précieuse, ses courants virulents amplifiant l’intensité du brasier. Miranda, elle, ne se retourna pas pour voir le combat. Elle trouva vite l'une de ces cabanes haut perchée dans les arbres de la jungle, et, après avoir constaté pour son plus grand désarroi que ces habitations factices n'étaient pas meublées – elle n'aurait pas craché sur un lit – alla s'asseoir sur le plancher, essoufflée. Ses attaques puis sa fuite lui avaient fait dépenser beaucoup d'énergie. En l'état des choses, elle n'était plus en mesure de combattre qui que ce soit, mais ses réserves se rempliraient vite si elle se dissimulait pour le moment. À eux de jouer.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis
Marchombre


Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 24

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Jeu 14 Mai - 13:12

Le coup infligé à Gareth avait laissé une énorme ecchymose sur son torse. Heureusement, grâce à l'intervention de Raphaël, il ne s'en tirait pas trop mal, étant donné la force de leur adversaire. Revenant au plus vite, il constata qu'un corps à corps furieux avait débuté entre les deux hommes. Edwig encaissa une attaque puissante au visage, mais ne sembla pas aussi mal en point qu'il aurait du l'être, étant donné la force que déployait son allié. Usant aussitôt son pouvoir sur le monstre en face de lui, il réduisit sa masse à néant. Le moindre coup enverrait valser Edwig à des kilomètres à la ronde. Pourtant, leur ennemi anticipa cette stratégie, et profitant de sa taille colossale, il s'aggripa de toutes ses forces à Raphaël. Avec une telle proximité, l'ange aurait beaucoup de mal à réitérer ses attaques. Profitant de sa situation, Edwig tenta de happer Raphaël avec sa mâchoire emplie de bave. Tentant d'aider au mieux son ami, Gareth augmenta alors sa masse, afin que celui ci puisse profiter d'appuis plus stables que le Valatien.

Avec la hauteur qu'elle avait prise, Melody avait une vision parfaite du déroulement des combats. Et les combattants donnaient le meilleur d'eux mêmes. Seule Miranda restait hors de vue. Ses derniers affrontements avaient du la mettre dans un état suffisamment déplorable pour qu'elle oublie son égo et se cache pour récupérer. Leur cible avait trouvé refuge sur les monts. Une attaque hasardeuse de sa part passa à quelques mètres d'elle. Il était maintenant temps de répliquer. Se laissant transpercer par la puissance de Belwur, la capitaine déchaîna tout autour de June une nuée de flammes noires à la résistance à toutes épreuves. Seul Benjamin, avec sa maîtrise du feu, serait capable de les éteindre. Leur cible était prise au piège, Melody dégaina son sable, prête à affronter leur Némésis !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaleniel
Marchombre


Messages : 1164
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 21
Localisation : Devant mon pc.

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Jeu 14 Mai - 14:56

Gareth n'aurait su mieux aider Raphaël que par la modification de masse qu'il venait d'opérer, puisqu'il ramenait le cyclone sur lui. Le grand frère de l'institut invoqua un gigantesque mur de vent infranchissable sur lequel le loup heurta sa mâchoire. L'air se faufila ensuite entre les griffes d'Edwig, en plus du reinom, pour libérer le porolien, qui, bien que n'était pas télékinésiste, avait de la suite dans les idée - pour une fois. Une fois libéré de l'emprise du porteur, au bout d'un certain effort. Enfin, le cyclone arriva, passant en catégorie 4. Raphaël envoya aussi des lances de vent en direction du buste d'Edwig, dans l'objectif de l'éloigner au possible. C'était probablement la première fois qu'Edwig rencontrait une telle résistance, et il lui faudrait innover ses techniques ...


June stoppa sa course en voyant qu'il était encerclé par les flammes noires. Elles lui rappelait son monde. Tout était noir, là bas. Y compris le coeur des gens. Il se débarrassa de sa veste avec flegme, avant de se retourner vers ses adversaires. Sans tarder, il leur envoya à chacun une volée de rayons. Les flammes ne l'inquiétaient pas. Pas plus que le fait d'avoir deux adversaires. Il avait déjà remporté seul un affrontement contre deux adversaires puissants, il saurait recommencer ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.youtube.com/jaleniel
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Jeu 14 Mai - 15:45

Benjamin, immobile, se contenta d'ériger un épais mur de givre face à lui. La structure gelée se fissura lourdement par endroit mais tint bon, encaissant les rayons lumineux de June qui s'éparpillèrent au contact. À quelques centaines de mètres tout au plus, Raphaël déchaînait des vents toujours plus puissants, si bien que des branches et des petites pierres commençaient à virevolter. Comme si ce n'était pas assez compliqué comme ça. Il n'en était pas moins qu'ils avaient la main pour l'heure : avec Miranda hors de combat, Raphaël devant faire face à Edwig et ce June trop confiant pour ne serait-ce que daigner s'échapper de la prison de flammes qui commençait à s'abattre sur lui, le duo qu'ils formaient marquait des points. Tout en demeurant aux aguets afin de pouvoir éventuellement créer un nouveau mur pour se protéger, Benjamin avança vers le cercle incandescent qui entourait June. Les flammes sombres de Melody avaient beau être particulièrement puissantes, elles avaient pour défaut d'être instables, difficilement contrôlables. C'était à lui qu'incombait donc la responsabilité de maîtriser se brasier. Tout en restant relativement à l'écart – une cinquantaine de mètres le séparait de sa cible – le mutant intensifia ses propres flammes, faisant monter toujours plus haut leurs volutes brasillant, s'assurant que leur ennemi ne puisse s’échapper, lui qui n'avait pour l'heure pas montré d’aptitude particulière au saut. Compte tenu de l'intensité du feu de joie, il était peu probable qu'il puisse les distinguer à présent, et sans doute attaquerait-il à l'aveuglette, à moins qu'il ne tente de traverser le tout. Afin de s'assurer que cette seconde option ne puisse être employée, Benjamin créa silencieusement une nouvelle structure de glace, haute de plusieurs mètres mais inférieure aux flammes tout autour de celles-ci. Le givre aurait fondu en temps normal, mais son feu ne ferait pas fondre sa propre glace. En se fiant à ce qu'ils avaient vu de June pour l'heure, Benjamin ne voyait pas par quel biais il pouvait désormais s'échapper, d'autant que Melody n'allait certainement pas cesser de l'attaquer. Afin de s'en assurer, il fit signe à la capitaine luuwrienne de continuer ses assauts aériens.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis
Marchombre


Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 24

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Jeu 14 Mai - 21:00

L'assaut était lancé! Survolant le lieu prudemment, Melody esquiva tant bien que mal les projectiles qui fusaient dans sa direction. L'un d'eux venait d'ailleurs de passer un peu trop près d'elle pour que la capitaine se sente en sécurité. Heureusement, elle n'aurait bientôt plus rien à craindre des rayons de lumière mortels de June. En effet, une fumée noiratre se répandait déjà autour de la créature éthérée, bloquant son champs de vision. Une aubaine! Dirigeant ses mains vers le lieu déjà plongé dans le chaos, Melody déversa un flot de flammes dans l'ensemble du cercle. Epuisée par l'effort, elle s'éloigna pour observer la scène. Grâce à l'assistance de Benjamin, une partie de la roche semblait même s'être consumée. Malheureusement, avec le manque de visibilité du à la fumée, elle ne pouvait pas encore en dire autant de June! Avec un tel déchainement de puissante, il ne s'en était en tout cas sans doute pas sorti indemne. La militaire ne relâcha néanmoins pas son attention. Avec un monstre pareil, mieux valait être prudente!

Edwig fut pris d'un intense mécontentement lorsqu'il se sentit emporté par la gigantesque tornade déployée par Raphaël, aidé bien sûr par Gareth. Depuis le début de cette grande finale, il se faisait valdinguer par tout le monde, sans pouvoir infliger la moindre blessure fatale à qui que ce soit. Une terrible fureur l'envahit, tandis que Gareth, pas en reste, profitait de ses capacités pour lui infliger dans les airs des coups toujours plus puissants. Il était temps de montrer à ces "mutants" qui était le plus fort. Alors que le nordique fonçait sur lui, prêt à lui infliger un terrible upercut, l'Héritier saisit son bras de ses longues griffes. Surpris, Gareth relâcha son emprise sur Edwig, qui recouvra alors sa masse habituelle. Sans prendre le temps de se réjouir, le loup jeta son adversaire au sol, entendant le craquement d'un os, tandis que le nordique s'échouait au sol. Griffes sorties, Edwig plongea sur lui, ses yeux carnassiers ne quittant pas sa cible.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaleniel
Marchombre


Messages : 1164
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 21
Localisation : Devant mon pc.

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Jeu 14 Mai - 23:20

Raphaël entendit le craquement. Il ne sentit plus le souffle de Gareth, coupé sur l'instant. Un frisson chaud lui parcouru l'échine, tandis que toutes les façons possibles de tuer lui vinrent à l'idée. Il frappa dans le vide en direction de l'héritier, invoquant ses vents les plus violents. Par ce geste, le reinom se joint à la puissante bourrasque, donnant à celle-ci une macabre tinte noire, qui alla percuter de plein fouet sa cible.

- IL EST SOUS MA PROTECTION, hurla-t-il.

A cet instant, tout habitant de cardith compris que cet affrontement seul signait un destin unique pour cette finale : un massacre sanglant. Le gaillard commença à voler l'oxygène des poumons du loup, tout en tâchant de le remplacer par son néfaste pouvoir. Un compte à rebours venait de commencer : chaque particule que perdrait Edwig serait un pas de plus vers sa défaite contre l'ange noir.


[ https://www.youtube.com/watch?v=POo0dwpHZfQ ]

Encore plus de flammes. June ne voyait à présent plus que cela. Il leva la tête vers le ciel. Les sombrités avaient toujours été des erreurs à ses yeux. La chaleur s'intensifiait alors que les flammes se rapprochaient.

C'est toi, l'erreur.

Et si la raison pour laquelle il devait éliminer les sombrités était une autre ? Il avait le devoir d'annihiler ses semblables, c'était le seul réel but de son existence. C'était un fait. Mais pourquoi ? Il devait se souvenir du pourquoi. Pourquoi. Ce mot revenait sans cesse dans son esprit, comme des coups de marteau. Pourquoi. Son corps commença à se fissurer des balafres dorées. Alors que se levaient les premières tours de la cathédrale, ce mot revenait. Alors que les premiers vitraux lumineux, ce mot revenait. Lorsque la cathédrale de lumière fut érigée, ce mot revenait encore. Alors la peau de June devint entièrement dorée, et ses yeux s'éclaircirent pour devenir blancs. Là, il dirigea ses mains vers le sol tandis que les vitraux venaient d'exploser pour laisser les oiseau de lumière foncer sur le premier ennemi à portée, et lança de puissants et épais rayons lumineux, qui le propulsèrent dans les airs, et creusèrent le sol. Sa vue se troubla dans la fumée noire, jusqu'à ce qu'il en sorte. En l'air, il aperçu Melody. Il ne lui fallut pas longtemps pour déchainer une furieuse pluie de rayons sur elle, avant qu'il ne commence à retomber. Il réserva alors le même sort à Benjamin. Cette fois, la glace se briserait sous sa colère. Alors que le monstre hurlait, prêt à dévoiler toute l'étendue de sa puissance, sa gueule ouverte, il semblait qu'à l'intérieur, une autre bouche criait de concert. Le plus acéré des yeux n'aurait pu remarquer que les traits fins de ce qui semblait être un visage à peu près humain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.youtube.com/jaleniel
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Jeu 14 Mai - 23:53

Encore, toujours un dernier recours. Il était impossible d'anticiper les faits et gestes de créatures apocalyptiques, n'ayant plus rien à voir avec les êtres humains que les mutants de Cardith avaient pour habitude d'affronter. Même les plus puissants d'entre eux demeuraient prévisibles et pouvaient être stoppés sans trop de difficulté pour peu de se donner la peine de réfléchir. Raphaël, Miranda et Gareth n'intimidaient pas Benjamin. Ce June non plus. C'était bien pire. Il l'effrayait. Pourtant, malgré le danger indéniable, en dépit de l'inexorable folie meurtrière de la bête, le jeune homme sentait son sang bouillir. Depuis quand n'avait-il pas ressenti un tel frisson ? Peut-être avait-ce été contre Raphaël, la dernière fois. Oui. Le grand héros de l'institut, leur ange protecteur, qu'il avait vaincu, à cette époque où les visages craintifs de ces adolescents naïfs l'amusaient. Au fond de lui, ce temps où il était considéré comme un élément prépondérant à prendre en compte dans la balance lui manquait. Il ne se faisait pas d'illusions, beaucoup le surpassaient désormais de très loin, si bien qu'il lui était et lui serait toujours impossible de les rattraper. Mais l'envie lui prenait de se laisser aller à quelque impulsivité. Au diable la stratégie, le travail d'équipe inefficace. Qu'ils élaborent un plan parfait où qu'ils foncent dans le tas en mettant leurs neurones de côté ne changerait rien à l'issue de ce combat tant les facteurs habituels ne comptaient pas face à un tel adversaire. Autant se fier à l'instinct comme jadis ! Il érigea de nouveaux murs pour se protéger, en vain, et fut forcé de se sortir les mains des poches afin de courir avec plus d'aisance et éviter, non sans peine, les assauts de June. Sa mobilité réduite ne l'avantageait pas, toutefois le jeune homme parvenait à anticiper sans trop peiner les rayons de l'oméga. Tant que celui-ci restait à distance pour attaquer, les chances qu'il atteigne ses cibles demeuraient minces. La cathédrale se formait pendant ce temps, signe d'une attaque dévastatrice à venir et que les spectateurs avaient déjà eu le loisir d'observer durant le dernier duel. Benjamin ne tenait pas à attendre de savoir s’il pourrait éviter celle-ci. Il se mit à courir en direction de son ennemi.

-Tu crèves jamais, putain ? marmonna-t-il.

Même s'il s'était échappé du brasier, celui-ci demeurait intact, et le mutant en profita. Créer des flammes avait beau être aisé, en manipuler s'avérait plus simple encore, aussi profita-t-il de l'occasion. Du bras droit, il décrivit une courbe semblant indiquer que son jet de feu monterait au-dessus de June avant de l'attaquer en piquée. Il s'agissait évidemment d'une feinte, ses mouvements n'ayant en réalité aucune incidence sur sa pyrokinésie. Les flammes grimpèrent jusqu'à June avant de se diviser en six gerbes moins épaisses, qui se dirigèrent vers June de toute part. Simultanément, Benjamin fit apparaître trois cônes de glace, qui firent fuser à toute allure leurs pointes acérées vers la créature délétère. L'un des oiseaux de lumière surgit alors, touchant le garçon dans le dos. Propulsé par la puissance de l'impact, il se retrouva au sol, maudissant son manque d'attention et constatant amèrement que la douleur risquait de fortement l'handicaper. Se redressant tant bien que mal sur ses coudes, il reporta son attention sur June afin de s'assurer que ses attaques allaient l'atteindre, tout en commençant à douter fortement de ses chances de l'emporter. Dans le doute, il s'enferma dans une épaisse prison de gel et réchauffa lentement mais sûrement la température de son sang au niveau de la blessure, cautérisant la plaie saignante en se mordant les lèvres pur éviter de hurler. Pourvu que Melody ait eu pour idée d'enchaîner ou que Miranda sorte de sa cachette, voire que ces autres andouilles dans les montagnes leur filent un coup de main, car l'oméga constituait une sacré épine dans leur pied à tous.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis
Marchombre


Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 24

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Ven 15 Mai - 0:37

L'attitude de Benjamin, plus que la survivabilité de June, donna des frissons à Melody. Que ce gamin blazé et réfléchi lance une attaque désespérée sur leur adversaire était effrayante. Mais il fallait croire qu'ils n'avaient plus d'autres choix. La cathédrale qui se formait n'était réellement pas un bon présage pour l'issue de ce combat. Pourtant, la Luuwrienne avait par le passé affronté des crises sans précédents. Elle était l'héroïne de Rednow, porteuse de Belwur, et combattante renomée dans tout Valato. Personne n'ignorait son nom dans toutes les contrées. Cette créature de pacotille ne serait pas un rempart à sa victoire. Dégainant son sabre, elle poussa un cri de guerre digne d'Edwig Luthness lui même, car amplifié par son artefact! La lame prit une teinte noire qui n'était pas sans rappeler l'arme dont se servait Erlyn Elkhaïd, si ce n'est qu'une chaleur incomensurable s'en dégageait. La capitaine venait d'y emprisonner l'équivalent de milles feux ardents, l'essence même de Belwur. Poussée par l'instinct, elle dévia avec son épée une des attaques lumineuses de June avant de voler à pleine vitesse en sa direction. Les projectiles de Benjamin, parfaitement synchronisés, arrivèrent en même temps qu'elle sur sa cible. Il y avait fort à parier qu'ils la blesseraient, mais Melody ne ralentit pourtant pas. Le dénouement de cette finale reposait sur ses épaules. Fondant sur June, elle transperça sa chair d'un coup d'estoc, puis relâcha soudainement tout le pouvoir accumulé dans sa lame. A ce moment précis, alors que ses yeux se voilaient sous une chaleur tel que jamais elle n'en avait ressenti, elle eut le sentiment que tout se consumait en elle. L'énergie que lui avait conféré Belwur disparaissait peu à peu de son corps. Sa lame toujours fermement enfoncée dans le corps de son adversaire, elle constata que ses ailes se dissipaient peu à peu. Ils chutaient de toute façon bien trop vite. Avec un sourire cynique, elle se permit de regarder June droit dans les yeux, avant de remuer l'épée, toujours incandescente, dans la plaie.

La colère légendaire de Raphaël se manifestait enfin. Edwig y avait déjà assisté lors du combat où Gladys et Iyoh avaient échoués, et y vit un défi. Il était temps de le confronter à un adversaire face auquel ses deux formateurs avaient échoués. Il sentit la rage de l'ange s'insinuer jusque dans ses poumons, tentant de drainer l'air qui s'y trouvait. Cette attaque, il s'en souvenait, avait tué instantanément Gladys. Mais il était un siffleur, porteur d'Athis. Son souffle était à toute épreuve. Il se permit de lancer un hurlement terrible, écho de celui que venait de pousser Melody quelques instants auparavant. Profitant de la confusion de son adversaire, il lui infligea un puissant coup de griffe sur l'ensemble du torse, qui le propulsa au loin. Il le rejoignit d'un bond, puis se plaça sur ses deux pattes arrières. Dans cette position, il devait bien mesurer sept mètres. Ses yeux rouges fixaient son adversaire.

- Alors tu mourras avant lui déclara t-il avant de replonger, toutes griffes sorties, sur Raphaël Monier
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaleniel
Marchombre


Messages : 1164
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 21
Localisation : Devant mon pc.

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Jeu 21 Mai - 14:43

D'abord, June désintégra un cône de glace d'un rayon, deux oiseaux s'écrasant sur les autres, ce n'est qu'après qu'il s'occupa de contrer les six gerbes de flammes, par les mêmes moyens. Au moment où il fit de nouveau face à la capitaine, celle-ci s'était déjà bien trop approchée. Un hurlement féminin se fit entendre lorsque la lame transperça June. Là où la plaie était remuée par Melody, une intense lumière blanche étincelait. La première douleur et l'effet de surprise passé, June dirigea sa main vers le visage de la porteuse, à présent à bout portant et lui lança un rayon lumineux d'une grande puissance, tandis qu'ils tombaient en direction de la cathédrale. C'est là que June dirigea d'autres volatiles lumineux sur Benjamin, toujours au sol ...


En tant que porteur, la puissance d'Edwig était indéniable. Mais tout siffleur qu'il soit, l'air du terrain n'appartenait qu'à une seule personne. Il ne pourrait pas le priver de sa respiration ? Alors le priverait de tout le reste. Le hurlement n'atteint que très faiblement le gaillard, qui eut le temps de brièvement se protéger. Ses bras furent recouverts d'une entaille peu profonde, mais passée à travers la dureté de sa peau blanchie. S'il avait été dans son état normal, Raphaël aurait été coupé en deux, purement et simplement. Déployant ses ailes en l'air, il s'éleva, esquivant ainsi le loup avec un semblant d'aisance ridicule. Il était obligé de bondir. Il n'y avait donc plus qu'à l'écrabouiller avec toute la puissance dont il disposait, tout en se tenant trop haut pour être à portée de l'héritier.
Les bras du grand frère de l'institut se recouvrirent d'une odieuse substance noire fluide. Raphaël abattit son bras en direction d'Edwig, dirigeant un gigantesque pilone d'une couleur abyssale sur le géant. Il abattit son second bras, qui eut le même effet. Le sol trembla sous les coups de ce qui était à présent une réelle incarnation de haine. Ce combat était le dernier. La finale. Ici, tous avaient assez de force pour se vaincre les uns les autres, et le gaillard comptait bien récupérer son chapeau en vainqueur. A la colère de voir son ami se faire blesser se joignit alors la rage de vaincre de l'ange noir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.youtube.com/jaleniel
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Jeu 21 Mai - 15:40

À l'abri dans sa prison de glace, débarrassé du saignement jusqu'à lors gênant de sa récente blessure, Benjamin se pensait en sécurité. Il avait privilégié ce repli au dépit de la curiosité qui l'aurait poussé à continuer d'observer June afin de savoir si ses attaques allaient porter, à raison. Demeurer à découvert lui aurait d'une part valu d'être tué sur le champ, et aurait grandement alimenté sa frustration. Ne pas entendre l'annonce de la mort de son adversaire le dérangea certes, mais mieux valait cela que de constater qu'en plus d'être vif et puissant, la créature de Taetra était dotée de réflexes hors du commun, d'une insensibilité à ses feintes et d'une résistance outrageuse à la douleur, voire aux blessures en règle générale. Peut-être fallait-il cesser de le jauger en prenant comme terreau les critères applicables aux êtres humains. Réfléchissant sous ses plaques de givre opaques à la marche à suivre afin de s'en sortir sans trop de dégâts, le mutant fut surpris par le nouvel assaut des volatiles de lumière dont la production semblait être illimitée. Deux virent s'écraser sur la glace, créant de larges fissures pourtant loin d'être inquiétantes, avant qu'un troisième ne vienne frapper à l’exact même endroit, en ce lieu où sa protection avait été le plus fragilisée. Le gel vola en éclat dans un rayon d'un mètre, créant une brèche plus que suffisante pour laisser passer ces bêtes magiques qui ne se privèrent pas d'insister, perpétuant sans relâche leur assaut dévastateur. Benjamin n'eut que le temps de se retourner et de placer ses bras devant son visage. Il eut le réflexe de projeter face à lui une nouvelle gerbe de flamme qui, au contact des oiseaux, les fit exploser. La déflagration termina d'éclater l'abri de Benjamin et ôta la vie de ce dernier. L'annonce retentit afin d'indiquer son élimination.

Le capharnaüm du combat entre les deux pyrokinésistes et l'oméga attira l'attention de Miranda, jusqu'à lors dissimulée dans l'une des nombreuses cabanes vides du village forestier factice. L'adolescente se fit léviter jusque dans les hauts branchages des arbres géants, et put observer l'issue de la confrontation entre les feuillages. Alors Benjamin avait perdu ? Elle n'avait pas imaginé ce scénario tant l'assurance de son homologue mutant l’impressionnait, mais force était d'admettre qu'il était bien moins puissant que les candidats les plus redoutables de ce tournoi ; le tomber face à quelqu'un de l'ampleur de June s'avérait somme toute assez logique. Ce maître de la lumière venait par ailleurs d'être blessé, aussi Miranda hésita-t-elle à tenter de l'achever avant que de nouveaux bruits sourds ne retentissent tandis que le sol se mettait à trembler. Voilà que Raphaël s'y mettait. Son adversaire n'était autre qu'Edwig, métamorphosé en cette créature géante qui était venue à bout d'Inès Vrag la veille. Le moment de prendre une décision était venu. Miranda savait qu'elle pourrait vaincre Edwig sans problème, d'autant qu'elle aurait sur lui un avantage indéniable à la surface comparé à l’exiguïté des souterrains. June était déjà blessé, aussi pourrait-elle sans doute en venir à bout plus aisément à présent. De même pour Gareth et Melody, qui était d'ailleurs probablement agonisante à l'heure qu'il était. Il n'en restait qu'un à être indemne, or il était à cet instant distrait à attaquer Edwig. Aucune doute possible, il fallait sauter sur l'occasion. Tendant de nouveau les bras de chaque côté de son corps, l'adolescente les rabattit pour exécuter cette même attaque qui, quelques minutes plus tôt, avait défiguré le champ de bataille. La seule différence notable fut que son pouvoir télékinétique ne fut cette fois-ci pas dirigé vers une zone mais sur une personne. Les deux immenses vagues symétriques s'abattirent brutalement sur le porolien avant que Miranda ne retourne se dissimuler dans la feuillages.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis
Marchombre


Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 24

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Ven 22 Mai - 1:17

Le temps semblait s'être figé, June repliquant à l'offensive de Melody, usant de toute sa puissance face à la capitaine. Le trait de lumière, impassible, débutait sa course en direction de la Luuwrienne. La femme savait que son attaque la mènerait à la mort, mais elle avait au moins espéré que Benjamin survivrait grâce à elle. Ils avaient beau être adversaires dans ce tournoi, elle avait acquis un certain respect pour le mutant, qu'elle considérait au même titre que Roche comme un coéquipier, et elle ne pourrait le sauver. La jeune femme allait perdre, elle en avait conscience. Elle représentait, maintenant que Kellue et Inès avaient échoué, toutes les forces alliées de Valato et ne pourrait gagner ce tournoi. Belwur avait presque épuisé toute son énergie, et cela n'avait pas suffi à achever June. Quelle piteuse défaite pour Melody et ses prétentions d'Héroïne de Valato. Le rayon lumineux était maintenant à quelques centimètres de son visage. Ses adversaires avaient déjà ravagé l'arène grâce à leurs pouvoirs, et elle n'avait produit pour sa part qu'un peu de fumée sans feu. Un véritable échec. La capitaine n'avait jamais renoncé jusque là, et s'apprêtais à le faire. Que lui arrivait-il? Avait-elle eu dès le début de ce tournoi conscience que jamais la victoire ne serait à sa portée? Intolérable. Qu'auraient dit ses amis? Qu'elle avait fait de son mieux, et qu'elle ne pouvait rivaliser face à une créature de la puissance de June?

- NOOOOON hurla t-elle alors que le trait de son adversaire s'apprêtait à la toucher.

Faisant fi de toute logique, s'abandonnant totalement à son artefact, elle sentit la puissance du démon la pénétrer jusque dans ses os. Belwur lui même, conscient de sa défaite, voulait finir en beauté. Il posséda la capitaine dans toute son essence, comme jamais il ne l'avait fait pour quelque être humain que ce soit. Chaque millimètre de sa peau sembla s'embraser pendant un instant, avant de disparaitre, comme aspiré par l'essence de la jeune femme. Puis une terrible déflagration surgit du corps de Melody, se propageant sur une centaine de mètres. Les flammes, d'un bleu azur, semblaient avides d'aspirer tout ce qui se trouvait à leur portée, détruisant derrière elles tout ce qui entrait en contact avec elles. Le souffle qui se dégagea de l'explosion fit tomber nombre d'arbres dans la jungle, au loin, tandis que la jeune femme se consumait, toujours fermement accrochée à son mortel adversaire.

De Melody, il ne resta qu'un squelette incandescent, qui se réduisit en poussière au contact du sol. Seuls survivants de ce carnage, les gants de Belwur, inanimés, et dont l'esprit, tout comme celui de Nigfol par le passé, ne semblaient plus animés de la moindre énergie.

Reparaissant dans les tribunes, la jeune femme eut la satisfaction de voir que le cratère formé par sa combustion spontanée était d'une taille équivalente à celle qu'avait crée Miranda, quelques minutes auparavant. Avec un petit sourire, elle déclara à Benjamin, à ses côtés :

- Tu n'avais pas la moindre chance contre moi!

Elle eut tôt fait d'ajouter :

- Désolé que tu ne t'en sois pas sorti. J'espère au moins que nos efforts n'ont pas été vains.

La défaite de June n'avait pas encore était annoncée, et avec l'onde de choc, il était difficile de voir si leur adversaire avait survécu. Belwur apparut à leurs côtés, furieux.

- Ce fils de pute doit être réduit en poussière.

Il continua pendant un long moment, injuriant leur adversaire de termes des plus saugrenus. Au même moment, Edwig recevait l'onde de choc de l'explosion de son amante. Bien que douloureuse, la déflagration le sauva de la première attaque de Raphaël. Il ne put malheureusement rien faire contre la seconde frappe, qu'il encaissa de plein fouet. La douleur, terrible, fit jaillir de son corps une trainée de sang aussi noir que le trait qu'il venait de subir. Se redressant d'une roulade, il ignora ses blessures et contre-attaqua aussitôt. D'un saut, il tenta d'atteindre Raphaël et le réduire en charpie. Si il parvenait ne serait-ce qu'à le saisir, il n'avait aucun doute que l'homme ne tiendrait pas une seconde face à sa force brute. Mais alors que son bond débutait, il sentit son corps s'alourdir subitement, comme si ses muscles saillants n'avaient plus la capacité de supporter son poids. Avant qu'il ait eu le temps de s'apesantir sur ce fait, il encaissa un violent coup de poing dans le dos, qui le propulsa au loin. Courbé et visiblement épuisé se tenait Gareth. Son dos le faisait énormément souffrir, mais il n'avait pu se résoudre à laisser son ami seul face à cette brute d'Edwig.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaleniel
Marchombre


Messages : 1164
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 21
Localisation : Devant mon pc.

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Ven 22 Mai - 7:18

Raphaël ressentit l'air s'écarter de force, brutalement, tandis qu'il était occupé à pilonner Edwig. La force et la vitesse avec laquelle l'air était chassé ne lui laissa que le temps de plonger en piquet. Evitant le choc frontal, il pesta, sachant qu'il venait de se mettre à portée du loup, mais avant que celui-ci ne puisse l'atteindre, Gareth venait de lui donner une leçon. Il protégea le nordique et lui-même de l'onde de choc, grâce à sa maîtrise de l'air. Enfin, il le ressentit. Le souffle de Miranda. La réponse ne se fit pas attendre, l'ange noir repris de l'altitude et pilonna aussi bien Edwig que la jeune fille, sans bien sûr oublier de hurler de rage.


[ https://www.youtube.com/watch?v=tlFCphAy96E ]

Que c'était-il passé ? La lame, son rayon ... N'avait-il pas remporté la victoire face à ces deux adversaires ? Si, évidemment. Les idées s'embrouillaient, se mêlaient, dans sa tête. Ecrasé contre la structure de la cathédrale de Lumière, il passa une main sur son visage ... Rien. Où était sa main ? June ouvrit enfin les yeux. Où était son bras ? La douleur s'empara alors de lui comme si la vision de ses blessures en étaient la source. Son bras était parti en fumée, son torse était luisant blanc comme sa plaie auparavant, et il avait perdu une jambe et le pied de l'autre. Son visage se crispa de douleur alors qu'un flot immense d'émotion le traversa. La traversa. Sa peau n'était plus parcourue de lumière dorée, mais d'une couleur similaire à celle de Raphaël dans sa première forme. La lumière blanche cessa de luire dans les plaies, remplacée par du sang. Du sang rouge. Alors qu'un combat faisait rage non-loin, les caméras se braquèrent un instant sur ce qui n'était à présent qu'une pauvre jeune femme supportant une douleur inimaginable. Les larmes coulant sur son visage à demi-brûlées elle-mêmes la faisaient souffrir. Respirer devenait une épreuve. Quant à tous ces coups qu'elle prenait dans sa cage thoracique ... Des coups réguliers, violents, ils lui coupaient le souffle. Des battement de coeur. Elle toussa, cracha du sang sur son propre visage. Rassemblant ses dernières forces, elle posa sa main restante sur son coeur de nouveau battant. Enfin elle se souvenait. Enfin, elle comprenait. Sa vie avait retrouvé tout son sens au jour de sa mort. Quelle infâme tragédie. Pourtant, elle se sentait heureuse. Au final, c'était une belle mort, même si, ici, elle était éphémère. Elle aurait aimé mourir ainsi chez elle. Pas à Ailleurs, mais auprès de Taetra. Bien que la douleur ne la quittait pas, elle se mit à sourire. June. Julie. Trouvée en juin par Gérard. Tuée par la sombrité Deus, lequel ...

Le silence s'imposa dans les tribunes. Taetra et tous les sourciers indépendant se levèrent un à un. Je me levait à mon tour. C'était moi qui dirigeait la caméra sur cet instant. Que tous puissent témoigner. Afin que tous, même pour peu de temps, puisse observer l'innocence être bafouée par la violence et la haine d'un autre. Et que la plus belle des créature ne déroge pas à la règle.

La défaite de June sonna alors qu'elle regardait le soleil au dessus d'elle. Elle observait, sourire aux lèvres, l'objet des plus grandes frayeurs des sombrités. Que cette Lumière était belle. Bien plus belle que la sienne. Elle voulait atteindre cette beauté, sans se douter qu'elle était déjà bien assez resplendissante, même dans cet état. Elle tourna alors la tête vers la tribune qui lui rendait hommage. Vers Kiwi et sa maîtresse. Ce dernier sourire serait pour eux. La Lumière de Taetra venait de s'éteindre. La cathédrale de lumière disparue petit à petit, laissant le corps de la jeune femme à la peau grise retomber lourdement au sol. Voilà. Le corps ne disparaissait pas. Elle était là, morte, sans pour autant reprendre sa place en tribune. Tout cela n'avait duré que quelques secondes, et je libérait la caméra pour que celle-ci puisse à nouveau observer le combat proche. La tribune du monde des sourciers resta définitivement silencieuse, tandis que le boucan repris sur les autres, en particulier Cardith, car le dernier représentant de Valato n'était pas le plus apprécié.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.youtube.com/jaleniel
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Ven 22 Mai - 11:19

Et trois de moins ! Ce fut la première pensée de Miranda lorsque les annonces se succédèrent, apportant les nouvelles salvatrices des défaites de trois redoutables candidats. L'adolescente ne comprit pas que l'un d'entre eux ne se relèverait pas. Elle avait évité sans peine la déferlante de flammes de Melody, qu'elle avait largement eu le temps de voir venir depuis sa jungle relativement éloignée des combats ; il lui avait alors suffit de léviter pour passer outre la chute de certains arbres et de retourner se percher au sommet de l'un de ceux encore intacts. De là, elle avait constaté avec amertume l'inefficacité de son attaque précédente. En plus d'avoir été averti par un sixième sens qui commençait à agacer la jeune fille du danger imminent, Raphaël s'était payé le luxe de passer outre la contre-attaque d'Edwig et l'onde de choc provoqué par l'impact des deux vagues télékinétiques, laquelle avait pourtant par le passé prouvé sa force. Une telle aisance de la part de son aîné aurait pu mettre Miranda bien plus en rogne si June n'était pas hors course, cependant l'issue de la finale commençait à se profiler, et elle venait d'avoir une petite idée pour accélérer plus encore la chose. Elle tendit son bras gauche vers Edwig qui, transformé, était si massif qu'elle l'avait distinctement vu être projeté au travers des feuillages. En un instant, elle fit venir le hurleur jusqu'à elle, son corps déjà mutilé se heurtant violemment aux hautes cimes des arbres encore debout, puis le plaça à une vingtaine de mètres au-dessus d'elle, face au Reinom. Alors que cette matière sombre maîtrisée par le cadet Monier allait frapper le malheureux titan valatien, Miranda usa de sa main libre pour lancer à son tour un assaut vertical d'une intensité somme toute similaire à l'attaque de Raphaël. Qu'il se relève de cette broyeuse improvisée, l'immortel ! Sans même s'assurer de son état, elle projeta ce qu'il restait de son corps au Sud, droit vers l'étendue d'eau, puis sauta de son perchoir avant de ralentir sa chute au moment de toucher le sol. L'adolescente fit craquer ses phalanges puis ôta sa veste de cuir pourpre, qu'elle lança négligemment dans la forêt incendiée. D'un geste de la main, elle dévia de nouveau le Reinom et continua d'avancer, enlevant méticuleusement ses épais gants sombres. Parfaitement à découvert dans la plaine, elle se tint à une trentaine de mètres de Gareth, tandis que Raphaël lévitait au-dessus de leurs crânes. Elle prit le temps de resserrer d'un cran la ceinture qui ornait sa robe juste au-dessus de sa taille, puis décrivit quelques moulinets de ses bras dénudés, sans quitter ses adversaires et amis des yeux. Enfin, elle pencha lentement sa tête des deux côtés, soulageant les muscles mis à mal de sa nuque à force de tendre le cou pour ne rien rater du combat. Les courants induits par Raphaël faisaient flotter leurs chevelures tandis que la poussière, mêlée aux feuilles arrachées, virevoltait entre et autour d'eux. Miranda, un sourire arrogant sur les lèvres, ouvrit grand les paumes de ses deux mains.

-Vous savez tous les deux qui va gagner...lança-t-elle.

Elle avait jusqu'à lors beaucoup donné mais avait toujours fais en sorte de garder assez d'énergie pour pouvoir s'échapper. Cette retenue lui avait d'ailleurs sauvé la vie face à June après qu'elle se soit débarrassée d'Edwig la première fois. Désormais qu'il n'y avait plus d'après, plus d'éventuel fauteur de trouble à prévoir, rien ne servait de jouer la demi-mesure. Elle allait les briser, les écraser, les faire voler en morceau et ce sans leur laisser l'occasion de répliquer. Son pied frappa le sol. Il n'y eut ni onde de choc, ni son strident, ni autre signe ostentatoire d'une libération soudaine et brutale de son pouvoir, si ce n'était le fait que tous les objets défaits de leurs attaches au sol de l'arène se mirent à léviter. Certains des arbres dont les racines étaient déjà affaiblies subirent le même sort, tout comme les rochers d'envergure moyenne, les ruines, et les pans des montagnes lourdement endommagés. Autour de l'adolescente, un champ télékinétique perturbait l'air à la manière qu'avait parfois la chaleur de le flouter. Ses cheveux châtains, au cœur de cette bulle, se mirent à flotter de façon éparse, tandis que son pendentif menaçait de quitter son cou à tout moment. Prête à en découdre, Miranda tendit sa main droit aux doigts tendus vers Gareth, puis referma son poing. Les branches, rochers, débris et autres éléments en lévitation virent alors s'écraser de toute part sur le nordique tandis que de sa main libre, la mutante tenta de balayer Raphaël pour l'envoyer rejoindre le cadavre supposé d'Edwig à deux bons kilomètres de là.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis
Marchombre


Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 24

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Ven 22 Mai - 12:51

Maitrisé en l'air par Miranda comme une vulgaire poupée de chiffon, Edwig redoutait le pire. June éliminé, il pensait s'assurer la victoire, mais face à trois adversaires puissants et déterminés à en finir avec lui, déjà épuisé par les combats, il n'aurait pas la force de vaincre... La gamine était en train de le déplacer en plein dans l'attaque de Raphaël. Immobilisé par le pouvoir télékinétique de la mutante, il ne put qu'encaisser le trait, qu'il sentit traverser son abdomen, le transperçant dans son intégralité. Le tir sombre aurait du continuer sa course, sortant du corps d'Edwig, mais une attaque de puissance égale de la part de Miranda l'en empêcha. Ses vertèbres, ainsi que l'ensemble des os de son corps se brisèrent sous l'impact, tandis que le Reinom, bloqué dans son corps, continuait de ravager son essence, se mêlant à l'énergie que composaient Athis et Ohihir. Jeté comme une vulgaire chaussette par la gamine, il ne pouvait que ressentir cet océan de douleur qui se répandait en lui, agonisant bien loin de ses adversaires. Pendant sa longue chute, son corps souffrant milles morts repris forme humaine.

Le colosse avait finalement fini par être vaincu pensa Gareth, pas vraiment rassuré par le fait qu'il leur restait à affronter la mutante la plus puissante de l'institut, excepté peut être Lilia. Il eut tout au moins la satisfaction de voir le visage de leur adversaire barré d'une croix rouge, sur les écrans situés au dessus du terrain. Satisfaction suivit d'une terrible torpeur, lorsqu'il vit la croix disparaitre aussi soudainement qu'elle était apparue. Que fallait il donc à ce monstre pour rejoindre le néant?

Trop zélée, Ariane avait annoncée la mort d'Edwig, l'observant se convulser au sol, une jambe ainsi qu'une bonne partie du torse manquante, empli d'une substance noire qui devait être les résiduts de l'attaque de Raphaël Monier. Le trait, bloqué dans le corps du colosse, semblait avoir fait des dommages irréversibles. Elle s'apprêtait à le téléporter dans les tribunes pour lui épargner une agonie des plus douloureuses, lorsque l'homme se releva, contre toute attente. Ses chairs manquantes avaient étés remplacées par des tentacules noires, qui englobèrent bien vite l'ensemble de son corps, tourbillonant sans arrêt tout autour de son épiderme. Bouche bée, la guide analysa l'Héritier. Il semblait y avoir en lui un conflit, entre les différentes entités qui avaient trouvé refuge dans son être. Le Reinom! La substance s'était liée de manière étrangement aisée avec son essence, la rendant terriblement instable. La créature qui en résultait tenta de faire un premier pas, mais tomba aussitôt, les tentacules visiblement incapables de supporter son poids. Etrangement vif, l'hybride se releva aussitôt et avança de nouveau. Cette fois, sa jambe de substitution tint, quelques tentacules s'aggripant fermement au sol. Le reinom semblait avoir pris le dessus sur lui, animé par la rage et la haine caractéristiques du pouvoir de Raphaël. Un pas en suivit un autre, jusqu'à ce que la créature se mette à trotter, puis à courir à pleine vitesse, aidée par les tentacules qui prennaient de plus en plus leurs aises dans ce corps.

D'un bond, le monstre se trouva aux côtés de Gareth, à qui la vue du monstre lui donnait la nausée. Le monstre émit un cri stridant, bien différent de la voix habituelle d'Edwig. Au sol et les tympans en sang, le nordique serait sans doute mort instantanément si ce qui restait d'Edwig Luthness n'avait pas été aussi désapointé qu'eux par le son qu'il venait d'émettre. Il sembla se solidifier pendant quelques instants, avant de redevenir cette créature sans forme définie. Gareth eut le temps de jeter un regard aux deux mutants. Avant de régler leurs différents, il fallait tuer cet ennemi improbable. Profitant de son trouble, Gareth saisit un arbre, déraciné par les attaques de Miranda, et le frappa de toutes ses forces. Edwig aurait du être projeté une nouvelle fois à des centaines de mètres d'eux, mais les tentacules qui constituaient son corps s'aggripèrent au tronc massif et y restèrent accrochées, débutant leur progression en direction du nordique. Gareth tenta de se débarasser de son arme improvisée, mais il était trop tard. Les tentacules transpercèrent les mains de l'homme, l'empallant à l'arbre. Il cria de douleur, avant qu'une autre tentacule s'engouffre dans sa gorge, le faisant exploser de l'intérieur. Le portrait de Gareth fut aussitôt barré alors qu'il reparaissait dans les tribunes, une expression de pure terreur sur le visage...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Ven 22 Mai - 13:30

-Valentin.

L'intéressé se retourna vers son subalterne, Arthur Guilipi, l'homme chargé de la section scientifique de l'OSC et de toutes les recherches sur les sprinkhaans. Tout deux se trouvaient, en compagnie de bien d'autres haut placés de l'organisation et de certains de leurs nouveaux alliés, dans une demeure située à quelques rues de l'arène. Valentin Aënis observa l'écran qu'on lui désignait. June était mort. Ou plutôt morte, semblait-il. Pour une raison ou une autre, les guides ne la ramenaient pas à la vie, et cela n'était pas pour lui déplaire compte tenu des pouvoirs dévastateurs de cet être éthéré. Malgré l'importance de leurs préparatifs actuels, le quinquagénaire se surprit à observer la suite des événements, curieux de savoir qui serait finalement ce grand vainqueur que tous attendaient, ou du moins qui serait le mieux placé pour prétendre obtenir ce titre. Les deux mutants étaient vraiment impressionnants. Leur confrontation faisait des étincelles, ravissant les spectateurs avides d'un grand spectacle, si bien que Gareth Soubresault, pourtant loin d'être une petite frappe, était complètement dépassé. Et voilà qu'Edwig se relevait encore, habité par un procédé inexplicable de cette matière sombre qu'utilisait déjà Raphaël depuis un moment. Les bras croisés, Valentin interpella à son tour son camarade, bien plus calé que lui sur la question.

-On dirait le pouvoir de ma fille, commenta-t-il en parlant du Reinom.

-C'est plausible. Les mutations de nos soldats ne sont pas naturelles mais il s'agit tout de même du potentiel des gènes humains.

Edwig se déchaîna sur le champ de bataille, usant de ces tentacules hideux pour venir à bout du plus faible des trois cardithiens encore en lice, ce qui ne manqua pas de faire tirer à Valentin une grimace de dégoût. Décidément, le Pot y allait fort avec son tournoi. Montrer ce genre d'images à un grand public constitué entre autres d'enfants relevait de l'indécence. D'un autre côté, l'opportunité de passer à l'action était belle.

-Linos, tout est prêt ? demanda-t-il.

Le second de Aves lui répondit d'un simple hochement de tête. Parfait. Que le véritable spectacle commence, en ce cas. Valentin prit le micro qu'on lui tendait et passa le message à ses alliés dispersés aux quatre coins du multivers. La révolution était en marche. Il leur faudrait peut-être une dizaine de minutes pour se réunir. Il n'y avait plus qu'à espérer que ces jeunes gens dans l'arène continuent de focaliser l'attention du monde entier pendant ce temps, et au vu des récentes avancées, l'on pouvait parier là-dessus. Nathan, lui, n'avait pas parié sur ce retournement de situation. À l'instar de sa collègue, il demeura bouche bée lorsque le colosse se redressa, revêtant le pouvoir absorbé de son adversaire pour devenir un hybride répugnant mais, force fut de le constater, particulièrement vif. L'aisance avec lequel il se mouvait et anticipait les assauts ne laissait rien présager de bon pour ses adversaires. En fin de compte, cet imprévu avait du bon tant les rebondissements ajoutaient de l'intérêt à cette finale dantesque.

Miranda vit la bête débouler vers eux alors qu'elle était sur le point d'écraser Gareth, et fut plus agacée que surprise. Edwig ne mourrait pas, soit, ça, c'était établi depuis leur première rencontre. Edwig usait de la force de ses ennemis pour devenir plus terrifiant encore, peu lui importait. Eedwig criait à leur en arracher les tympans, pourquoi pas. Mais qu'Edwig vienne lui dérober sa victime au dernier moment était intolérable ! Il était hors de question qu'elle traverse la finale de bout en bout sans avoir pu achever qui que ce soit en cours de route ; comment aurait-elle été une gagnante digne de ce nom en ce cas ? D'un geste, elle repoussa le monstre afin qu'il aille s'écraser contre la paroi d'une montagne adjacente, puis elle se tourna vers Raphaël.

-Putain mais t'as foutu quoi ? Maintenant il est encore plus...

L'adolescente se stoppa pour envoyer de nouveau valser Edwig alors qu'il commençait à se redresser, confiante mais peu désireuse de se retrouver près de cette chose.

-Bon, soupira-t-elle. On se le fait ?

Elle lévita jusqu'à se retrouver à la même hauteur que son aîné, attendant son approbation. Se battre l'un contre l'autre était très drôle, mais cela faisait bien longtemps qu'ils n'avaient pas non plus eu l'occasion de faire front ensemble, et l'idée n'était pas pour déplaire à la jeune fille.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaleniel
Marchombre


Messages : 1164
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 21
Localisation : Devant mon pc.

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Ven 22 Mai - 16:48

- M'buhéhéh !

Un ricanement abominable de la part de Raphaël, semblant sortit d'une gorge bien loin d'être humaine. Le reinom sortait à présent de toute part du corps de l'ange noir, yeux, bouche, nez, oreilles, mains, pieds, thorax, la substance continuant de flotter dans les air donnait l'impression qu'il brûlait. Ses ailes en étaient complètement recouvertes. Le sourire carnassier qu'il étirait depuis quelques secondes forcèrent légèrement ses joues à se déchirer, faisant couler un léger filet de sang sur sa mâchoire inférieure. Nul ne connaissait les propriétés du reinom comme lui, et il savait que la créature qui venait de résulter de cette fusion étrange ne pourrait l'atteindre, car l'énergie qui la constituait était encore sienne. La surprise serait la meilleure arme à sa disposition contre une adversaire encore tout à fait capable de l'écraser lui et la créature.

Tendant la main vers le monstre, il balaya le bras en direction de Miranda, dirigeant la chose tentaculaire sur la jeune fille, tout en la pilonnant de son autre bras ...


Dans les tribunes, je me rassis, faisant dans mes mains apparaître un carnet et un crayon, et commençait à griffonner ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.youtube.com/jaleniel
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Ven 22 Mai - 23:04

Alors que les regards étaient tournés par millions vers le cœur de l'arène ou la finale tant attendue de ce tournoi sans pareil touchait à sa fin, une infime bactérie virevoltait dans les gradins. Invisible à l'œil nue, certainement anodine une fois passée au microscope pour toute personne non avisée, elle se jouait des courants auxquelles elle aurait du se soumettre sans ces infimes nageoires et cet appendice dorsal filiforme lui servant de gouvernail. Lentement mais sûrement, l'être insolite progressait vers les portes menant aux couloirs. Faisant fi de sa minuscule carrure, elle se glissa dans l'infime interstice entre le sol et le bois taillé, puis accéléra, enfin libérée de la pression imposée par les intempéries extérieures. Les humains ne remarquaient probablement pas ce léger vent qui soufflait, toutefois à son échelle il s'agissait d'un véritable ouragan. Le plus dur était donc passé. Ce fut sans peine qu'elle fila, connaissant parfaitement son chemin, empruntant des escaliers aux marches nombreuses qui la menèrent toujours plus profondément dans cette structure de pierre, si bien que la bête fut sous terre en en rien de temps. Elle passa la salle des guides sans se faire remarquer par les trois émissaires du Pot encore sur place, puis se faufila dans la serrure d'une nouvelle porte avant de se retrouver dans le jardin ou sa cible, assise à même l'herbe haute, observait comme beaucoup un écran géant, le sourire aux lèvres. Quelques secondes encore, la créature avança, ralentissant par précaution son rythme, jusqu'à se retrouver à quelques centimètres à peine du garçonnet. Les pores de son épiderme s'ouvrirent alors pour laisser l'oxygène pénétrer son corps, et elle put éclore. Adieu l'être microscopique : c'était désormais un monstre élancé, haut de deux mètres, munis de deux paires de bras et d'un long tentacule orné d'une flagelle scintillante. Bipède, elle possédait un trio de griffes par pied qui lui assuraient des appuis parfaits sur tout type de surface et fixait sa cible de ses trois paires d'yeux sombres et fins. Enfin, son septième œil, frontal et immense, s'ouvrit tandis que le tentacule se dressait. Le Pot n'eut guère que le temps de se retourner ; déjà, le sprinkhaan infiltré lui faisait goûter à son terrible coup de jus, une décharge électrique d'intensité létale produite par sa flagelle. Convulsant, le garçonnet fut épargné de toute souffrance par les griffes pédestres de l'être artificiel, qui vinrent s'enfoncer sur le haut et les flancs de son crâne avant de brise violemment celui-ci, faisant gicler la cervelle sur un demi-mètre. Peu enclin au moindre état d'âme, l'assassin se baissa pour prendre au creux de l'une de ses quatre mains l'objet qui contenait à présent l'essence du Pot : une sphère entourée d'un cube.

À cet instant précis, le pont permettant aux créateurs d'entrer dans l'univers du Pot s'effondra. Jolan et Louis, encore présents sur place, furent chassés de ce monde sans pouvoir se rendre compte du pourquoi de la chose. Les onze guides, bien qu'ignorant les détails du déroulement de cet événement soudain, comprirent en une seule second que le Pot venait de s'éteindre. Bien sûr, ils le savaient mourant, mais n'avait-il pas prévu de tenir jusqu'à la fin du tournoi ? Nathan serra les paupières afin de retenir ses larmes. C'était un père qu'il venait de perdre, mais il avait conscience de ses responsabilités et du devoir de mémoire auquel il était contraint, aussi finirait-il d'arbitrer ce tournoi. Il n'adressa pas même un regard ou un mot à Ariane, évitant pour l'heure de s’exprimer de la moindre des manières sur ce deuil qu'ils ne pourraient se permettre de porter que d'ici quelques heures. Lui et ses homologues étaient loin, très loin de se douter de l'ampleur de la situation. Valter, depuis les tribunes, vit les deux créateurs disparaître. Il pressa l'un des boutons de sa montre digitale afin de prévenir Valentin, puis alla à son tour s'engouffrer dans les couloirs de l'arène, préférant rester dans l'ombre le plus longtemps possible. Une fois sûr que nul ne l'observait de près ou de loin, il chargea le Colt dissimulé sous sa chemise qu'il entrouvrit alors afin de pouvoir dégainer plus vite, juste au cas où. Fini de jouer à présent. Ils allaient devoir s'assurer en direct de la loyauté des uns et des autres et coopérer. Certains alliés étaient évidemment plus essentiels que d'autres pour l'exécution de leur plan, toutefois même les petites frappes comme cet Artémis et son comparse pouvaient s'avérer d'une aide précieuse. Restait à espérer que ces deux-là suivent les ordres, car de leur réussite pourrait grandement être affectée la vitesse à laquelle ils seraient en mesure d'apporter la mutante à Arthur ; or le temps était précieux. Il n'y avait plus qu'à attendre que les troupes débarquent...autant s'amuser un peu. Valter remonta jusque dans les tribunes mais n'alla pas s'asseoir ; il fit simplement signe à Limstella de le suivre. Obéissant sans ciller à son supérieur hiérarchique, la soldate ne posa pas de question, fidèle à sa réputation. Les choses étaient simples avec elle. Si on lui demandait de libérer des otages seules, elle ne demandait pas de détails et effectuait la mission en un temps record. Certes, sa tendance à frapper avant de parler causait parfois quelques désagréments, mais il demeurait globalement très difficile de se plaindre de ses performances.

-Nouveaux ordres, murmura le meneur d'Aves en chemin. On a des soucis avec les russes et il faudrait que tu rentres. Pour faire court...

Ils étaient à présent isolés dans une salle à l'écart, qui servait visiblement de débarras. Limstella attendait, attentive, que cet homme en qui elle plaçait sa confiance et plus encore que Valentin considérait comme un ami proche l'envoie risquer sa vie pour des causes en lesquelles elle ne croyait pas. L'idée était loin de lui déplaire, au contraire. Du moment que ses talents étaient mis à profits pour rembourser la dette qu'elle avait envers le dirigeant de l'OSC, se plaindre ne lui aurait pas effleuré l'esprit. Même elle, en combattante aguerrie qu'elle était, ne se douta pas de la possibilité d'une trahison. Le geste de Valter fut parfait, trop vif pour que l'épéiste ne puisse réagir de quelque façon que ce soit. De sa chemise, il sortit une pistolet et le pointa vers elle. Ces armes n'avaient-elles pas disparu de la surface de la terre ? La question demeura sans réponse alors que la balle, après être passée du canon au silencieux, alla se loger entre ses deux yeux écarquillés.

-Ordres de Valentin, s'excusa Valter.

Puis, après avoir essuyé les rares tâches de sang présentes sur ses vêtements fort heureusement noires, le soldat d'élite monta à nouveau dans les gradins, informant cette fois-ci Vallen que Limstella avait besoin de lui pour quelque projet à tenir secret. Le scami pesta en silence, déçu de ne pas pouvoir assister à la fin de ce combat mais obtempéra à son tour après un salut militaire. Une demi-minute plus tard, son corps rejoignait celui de son homologue. Fichus mutants. À force de combattre les sauterelles, ils avaient oubliés comment affronter des hommes. S'amuser avec des lames et des étincelles divertissait certes le public, mais rien ne tendait à égaler ces bonnes vieilles armes à feu. Aves, Proteles et les trois autres équipes fidèles à Valentin en étaient à présent équipées. Peu savaient encore se servir convenablement des mitraillettes, fusils à pompes et autres jouets du même acabit, toutefois les forces d'intervention de la terre n'étaient que la minuscule cerise sur l'immense gâteau. Des centaines de sprinkhaans apparurent sur tous les flancs de l'arène, tantôt classiques, tantôt scintillant d'une couleur pourpre, jaunâtre ou encore indigo. D'autres encore semblaient en proie à une combustion permanente, mais plus imposant encore, une quinzaine de ces bêtes cauchemardesques mesuraient aux alentours des vingts mètres. Il n'y avait eu de signes précurseurs, d'annonce ou même de déformation dans l'air : ils étaient simplement apparus. La magie n'avait pourtant rien à voir dans ce processus. Si un tel effectif avait pu être transporté d'un claquement de doigt, c'était grâce aux ingénieurs de l'ONU que Valentin n'avait pas manqué de remercier gracieusement pour leur téléporteur, partagé de force. Entre les nombreuses sauterelles se tenaient les soldats de l'OSC, ainsi que des hommes en armure, équipés de lourds boucliers et de lances, tandis que des épées pendaient à leur ceinture. Leurs armoiries ne laissait pas de place au doute quant à l'identité de ces velniens. Ils avaient emporté avec eux leurs stocks de gemmes ainsi que les canons à émeraudes dérobés à Koïden, territoire qui, à l'instar de tout Valato, appartenait désormais au saint-empire. Se joignirent à cette troupe imposante des renégats poroliens par dizaine, puis les membres de la très puissante armée du roi de la terre, menée par le père adoptif de Darius. Ramourgues, Loups du Nord, Dragons et autres monstres parmi les plus redoutables vinrent compléter le tableau tandis que les sombrités s'agglutinaient, enragées. Un peu en retrait, monté sur une petite estrade, Valentin Aënis était entouré de Gladys Engels, Iyoh Tzumihi, Éline Monier, Reingleff, Solunthes et Arthur Guilipi, qui semblait ailleurs. Linos arriva pour tendre à son supérieur un mégaphone qu'il s'empressa d'agripper. Après s'être raclé la gorge et avoir remonté sur son nez les larges lunettes teintées qui ne le quittaient que rarement, il prit la parole.

-CITOYENS DU...Linos, règles moi ça, glissa-t-il au soldat.

L'annonce retentissante suffit à faire remarquer aux spectateurs qui n'y avaient pas encore fait attention la présence d'une titanesque armée étrangement hétéroclite. Miranda, qui venait d'envoyer une fois encore valdinguer ce pauvre Edwig et s'apprêtait à contre attaquer et en finir une bonne fois pour toute, se stoppa net. Quoi encore ? Ils ne pouvaient donc pas les laisser terminer ce combat dans de bonnes conditions ? Déjà que certains refusaient de mourir, si même l'organisation laissait à désirer, où allait le monde ? Nathan serra les poings. Cela lui déplaisait grandement, mais il fallait interrompre la finale.

-Charge toi de ça, fit-il à Ariane en désignant Edwig.

Valentin, en contrebas, reprenait enfin son mégaphone. Même après des décennies d'avancée technologique, aucun humain n'avait été fichu d'inventer un appareil de ce genre apte à fonctionner convenablement dès la première utilisation ; à croire que toutes les attaques surprises étaient destinées à être tournées en ridicule. À bien y réfléchir, il préférait toutefois ce genre d'imprévus à d'autres bavures éventuellement plus dérangeantes. Il reprit, à un volume tel que toute l'arène put l'entendre, mais d'une voix normale.

-Citoyens du monde, disais-je. Aujourd'hui, je vous libère de l'emprise du Pot. Je vous promet un monde uni, sans violence, dans lequel nous conserverons nos souvenirs et où nous mettrons fin à tous conflits. La paix règne sur Terre depuis ma montée au pouvoir, tandis que les quatre mondes issus du Pot souffrent de conflits permanents. Assez des guerres fratricides de Valato, assez de la chasse aux mutants. Plus de nations distinctes pour les éléments, plus de dictateur tyrannique au pouvoir. Mes sprinkhaans vont entrer dans l'arène. Laissez-les faire, et rien ne vous arrivera : vous n'êtes pas mes ennemis. Opposez-vous à nous et vous périrez. Comprenez bien que je serais navré de devoir déplorer la moindre victime inutile, mais que ce que je vous apporte n'est en aucun cas une proposition. Je vous remercie de m'avoir écouté.

Il y eut un incroyable silence dans l'arène. Bien qu'elle fut brève, cette absence totale de son, comparée aux encouragements assourdissants qui avaient ponctués la finale, fut particulièrement remarquable. Puis ce fut l'explosion. Révolte, indignation, tous se plaignaient soit de cette menace qui planait soudainement sur leur tête, soit du simple fait que le tournoi avait été interrompu au moment le plus intéressant. Certains des habitants de Cardith commencèrent à prendre des photos de événements dans l'optique de les publier sur les réseaux sociaux, ce qui eut, plus encore que l'audace de cet orateur inconnu, le don d'agacer Angélyna. Colérique, elle plaça Serena sur les genoux de son père et se leva pour aller ordonner à Nathan de se bouger les fesses, mais celui-ci s'était déjà téléporté. Seul, silhouette fine et sombre face à une armée de bêtes et de soldats, il affichait une assurance mêlée à la colère. Ce fut avec un sourire carnassier sur les lèvres qu'il s'adressa à Valentin, lequel le regardait de haut depuis son estrade.

-Qu'est-ce que cela signifie ? cracha-t-il.

Valentin fit mine d'envoyer un regard interrogateur à ses complices, mimant la surprise avant de répondre sur le ton de l'évidence.

-Il me semble avoir été relativement clair, très cher. Plus de Pot, plus de créateurs, je prends les rennes. Mais il va sans dire que ta présence me gène. S'il vous plaît.

Une centaine de khaan répondirent à son appel et s'attroupèrent avant d'avancer vers Nathan, sur la droite de ce dernier. Leurs griffes luisantes étincelèrent à la lumière pâle produite par leur appendice, tandis que leurs jambes s'activaient afin de les faire fuser sur le fauteur de trouble. Les muscles du guide se raidirent dans son costume.

-Comment osez-vous...

https://www.youtube.com/watch?v=sgjmvzNQLQU

-Le Pot vous a invité ici, vous, un étranger. Il a participé à vous donner la vie et a placé ses espoirs en vous. Il vous a accordé sa confiance, vous a même permis de participer à cet événement. Et vous osez le tuer. Vous, Valentin, ainsi que tous ces complices lâches qui se cachent derrière une armée d'animaux, avez commis le pire des affronts.

La horde de sprinkhaan se rapprochait dangereusement de celui qui, encore quelques heures auparavant, aspirait à devenir l'archange, cet être suprême dont les pouvoirs dépassaient l'entendement. Désormais, il occupait à ses yeux un poste bien plus important encore. Il était le chef des guides, celui censé maintenir la stabilité des mondes du Pot à présent que celui-ci n'était plus des leurs. Dire qu'il n'était pas mort de vieillesse. On l'avait assassiné au firmament de son existence. Peut-être que ses meurtriers avaient pensé qu'en se débarrassant de lui, tout être supposément dangereux disparaîtraient également. C'était bien vu vis à vis des créateurs. Mais si Valentin pensait pouvoir passer outre les onze omnipotents, il se trompait lourdement. Les yeux sombres de Nathan se figèrent dans ceux de son interlocuteur, qui souriait allègrement.

-Je suis un guide, misérable humain. Et je suis loin d'être le plus raisonnable d'entre nous. Tu aurais la prétention de m'attaquer avec ces bêtes parasites ? Pauvre fou !

Nathan tendit sa main, paume ouverte, vers les sauterelles menaçant de l'attaquer. Une lumière vive vint former un rayon somme toute semblables à ceux de June, si ce n'était que son intensité et son envergure auraient fait passer l'oméga pour un bambin. La déferlante fut telle que les habitations alentours partirent en fumée, comme happées par le souffle d'une explosion dantesque. Et pourtant. À travers le blanc immaculé, la silhouette sombre d'un sprinkhaan continuait d'avancer sans ralentir. Un pas après l'autre, la bête s'avançait irrémédiablement de Nathan, qui affichait désormais une peur sans nom à la place de son assurance habituelle. Il fit cesser son attaque pour tenter de s'échapper, mais il fut déjà trop tard. Le tentacule du monstre le transperça de part en part, induisant au contact un courant électrique ravageur dans les organes touchés. Une seconde suffit à Nathan pour périr des mains de ceux qu'il avait fait l'erreur de considérer comme entités du Pot. Aussi puissant les guides fussent-ils, leurs pouvoirs ne s'appliquaient pas sur tout ce qui n'était pas issu du multivers. Par le biais des caméras désormais tournées vers l'extérieur de l'arène, les invités purent suivre l'avancée des événements. Il fallait réagir, et vite. Six des sept guides encore en vie se tournèrent vers Ariane, qui avait toujours été à la fois l'amie et la seconde de Nathan. Ils se rendirent compte à cet instant qu'il n'étaient en effet plus que sept : le khaan ayant tué le Pot, confronté aux trois guides du sous-sol, fut forcé d'en venir à bout également. Les yeux du guide à la peau sombre s'écarquillèrent sous la terreur. Désemparé, il adressait à Ariane un regard qui en disait long. Elle devait les diriger, leur dire quoi faire, maintenant !

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaleniel
Marchombre


Messages : 1164
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 21
Localisation : Devant mon pc.

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Sam 23 Mai - 15:19

Raphaël s'arrêta d'un seul coup, maîtrisant la bête qu'était devenu Edwig de ses deux mains, épargnant Miranda au dernier instant. Le souffle. Le souffle de l'arène. Le souffle de ce monde semblait s'être arrêté. Quelle douleur ... Il s'écrasa au sol de l'arène, à quatre patte. Il empoigna la terre labourée par le combat. Fou d'une rage plus grande encore, c'est sur Valentin directement qu'il envoya le monstre tentaculaire. Avant de se jeter lui-même sur l'estrade des renégats, avec cette même force qui, à Cardith, avait anéanti des bâtiments entier lorsque Porol avait chûtée. Sortant enfin de l'ombre, Arawn, sous forme humaine, se manifesta au milieu de la tribune de Valato. Sept autres se levèrent un par un tandis que leur peau se recouvrit de poils, et que leur visage se changea en gueule. Sept loups-garou gigantesque se firent tranquillement un chemin pour sortir des tribunes. De son côté, les sourciers s'avancèrent à leur tour, plaçant sur leur tête la capuche de leur manteau noir.
Oloren, elle, alla récupérer mon carnet au moment ou Valentin leur fit son discours. Voyant les créations se mouvoir telle une armée prête à contrer l'autre, elle se servit de son don pour rejoindre Alix. Elle ralentit au moment où elle fut proche d'elle, la pris dans ses bras au niveau de la taille, et la chargea sur son épaule, avant de reprendre une course folle en direction de leur loge. Une fois arrivée dans celle-ci, la jeune femme aux cheveux blancs déposa son aimée sur le lit de la chambre.

- Quoi qu'il arrive, tu ne sors pas de cette piaule, ordonna-t-elle. Là, ça craint.

Il lui fallut un instant pour se calmer elle-même, regardant la situation depuis la baie vitrée de la pièce. Elle observa mon carnet, entre ses mains ... Puis se décida à l'ouvrir. Elle y lut quelques lignes avant de s'asseoir et de se plonger plus avant dans la lecture du petit livret.

- Oh putain ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.youtube.com/jaleniel
Louis
Marchombre


Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 24

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Sam 23 Mai - 17:53

Sombrer dans l'oubli était pour les guides un destin qui semblait inéluctable, mais Ariane avait toujours considéré ses prochains comme elle même comme immortels. Et elle venait tragiquement d'apprendre que ce fait était loin d'être véridique. Nathan, le bras droit du pot venait de céder aux assauts de ces créatures... Pire que cela, le pot, déjà agonisant, avait été tué froidement par ces intriguants. Le désespoir l'envahit. Si elle s'était préparée à la mort du tout puissant, jamais elle n'aurait pu imaginer que son ami décederait ainsi. Levant les mains en direction de sa dépouille, elle tenta de le rescusciter. Un effort vain, elle s'en doutait... Les hommes qui se dressaient devant eux avaient bien planifiés leur attaque, faisant en sorte que les blessures des monstres qu'ils avaient ammenés ne puissent être soignées. Plongeant son esprit en direction des khaans, elle ne put voir qu'un terrible vide. Son omniscience s'arrêtait là où commençait l'existence des khaans. Sans ses yeux, elle aurait été incapable d'attester de leur présence. Un frisson parcouru son échine. Il fallait absolument gagner du temps, et empêcher le début des combats. D'un claquement de doigts, elle redonna sa forme originelle à Edwig Luthness, qui avait commencé à attaquer leurs ennemis, visiblement incontrôlable. Dans le même mouvement, elle empêcha tout mouvement à Raphaël Monier. Même si les habitants de Valato et de Cardith semblaient prêts à en venir aux mains, ils devaient s'organiser, et ne pas foncer tête baissée comme l'avait fait le regretté Nathan.

- Vous comptez prendre le contrôle de tous les mondes réunis ici cria t-elle, mais qui nous dit que vous ne serez pas un tyran sanguinaire? C'est tout au moins ce que votre attitude laisse présager!

Déblatérer des anneries avec cet homme était vain. Il s'agissait d'un manipulateur au dernier point, parfaitement irrécupérable. Elle devait maintenant séparer le bon grain de l'ivraie, tant qu'il était encore temps. Son esprit sonda chaque homme, chaque femme, et chaque enfant présent dans le multivers, et s'enquit de ses intentions, chose qu'elle aurait visiblement du faire bien plus tôt... Elle ne parvint pas à retenir ce flot d'informations, mais savait maintenant qui était digne de confiance. Elle investit alors leurs esprits, ainsi que celui des guides.

"Défenseurs de ce monde et des autres, nous autres guides sommes impuissants face à ces créatures. Nous ne pouvons ni les vaincre, ni vous soigner de leurs blessures. L'essence même de notre existence est attaquée, et nous devons lutter ensemble, en oubliant nos rancunes pour vaincre cette menace. Je connais chacun d'entre vous personnellement, et n'en forcerais aucun à combattre. Si vous désirez vous mettre vous, ou vos proches, à l'abri, il existe un souterrain en dessous de l'arène, où vous pourrez rester en sécurité. Deux guides vous indiqueront le chemin. Combattants, nous devons annihiler ces créatures qui répondent au nom de Khaans. Elles sont sous le contrôle de Valentin Aënis, mais il y a fort à parier que sans son autorité, elles répandront le chaos dans tous l'univers. Il s'agit de notre priorité. Guides, je vous sommes de rester en sécurité, loin d'elles. Vous êtes inutiles face à ces bêtes, mais votre pouvoir est précieux. Ne vous sacrifiez pas par désespoir. Que ceux qui veulent combattre attendent mon signal. Faites leur croire que leur victoire est acquise, et leur chute n'en sera que plus amère!"

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Sam 23 Mai - 19:28

Alix se laissa emporter, trop surprise par la hâte de son aimée pour pouvoir réagir. Le long du chemin les séparant de leur chambre, elle ne pensa pas à contester tant l'effarement la gagnait. Encore des monstres, menés par un nouveau démurge qui avait à sa botte la redoutable armée velnienne. N'avaient-ils donc jamais droit au moindre répit ? Malgré son dépit, Alix n'était pas sotte. Elle comprenait qu'il était nécessaire de se mettre à l'abri et de préparer d'éventuelles défenses au cas où l'envahisseur n'était pas si bienveillant qu'il voulait le leur faire croire. L'idée de se battre aux côtés de ses amis la tentait, toutefois elle savait pertinemment que sa présence sur le terrain ne ferrait que gêner les guerriers compétents qui se souciaient d'elle à l'instar d'Oloren, Esmezia et les autres. Il était pourtant hors de question qu'elle reste ici les bras croisés sans savoir ce qu'il en était des membres de sa famille, si bien qu'après être restée bouchée bée, elle renversa le carnet des mains de sa petite amie pour l'interrompre, à la fois colérique et en proie à la panique. En cet instant, une pointe d'indignation malvenue obscurcit le jugement de la jeune femme, qui voyait alors en la sœur d'Erlyn une véritable ravisseuse qui pensait pouvoir s'accaparer ses inquiétudes et son affection. Elle l'aimait plus que quiconque et se doutait que ses intentions étaient loin d'être aussi mauvaises qu'elle ne l’imaginait, cependant le danger soudain la faisait divaguer.

-Je dois d'abord trouver Adel et maman !

Cette adolescente pour laquelle s'inquiétait Alix conservait pour sa part un sang froid somme toute loin d'être surprenant quand on la connaissait. Une attaque surprise ne l'effrayait pas du moment qu'elle était apte à analyser l'étendue des forces adverses, or Ariane eut vite fait de lui donner toutes les informations dont elle avait besoin. Les khaans, ces créatures grisâtres, n'étaient pas originaires du Pot et pouvaient donc les blesser mortellement sans que les guides ne puissent réagir ; assurer la sécurité des guérisseurs valatien devenait alors une priorité absolue. Usant de son maîtrise rudimentaire de l'air acquise grâce aux gemmes velniennes et dont peu avaient connaissance, la jeune stratège bondit jusqu'à Ariane qui se tenait à l'autre bout des tribunes, suivie de près par Esmezia qui, ayant compris que le cerveau formidable de sa cadette se mettait en marche, avait décidé d'assurer sa protection de près. La fille adoptive d'Ilawen alla se dresser face à la nouvelle meneuse des guides tandis que deux d'entre eux, celui à la peau sombre et celle ayant longtemps conversé avec Angélyna, se chargeaient de commencer la mise à l'abri.

-Nous avons besoin que tous ceux aptes à guérir se répartissent de façon homogène dans l'arène et qu'ils gardent quelque à leur côté pour assurer leur protection. S'entasser dans un unique abri est une très mauvaise idée, et une feinte sera inutile face aux velniens et à des animaux. Il faut préparer des défenses pour tenir un siège le plus longtemps possible pendant que les plus discrets espionnent l'ennemi ; sans informations adéquates l'effet de surprise est leur et nous n'avons aucune chance.

Même si le fait de s'adresser ainsi à l'équivalent d'un Aori gênait considérablement l'adolescente, qui s'était par ailleurs empourprée, ses recommandations n'en avaient pas moins été énoncées sur le ton de l'ordre. Esmezia et Edward le lui avaient bien fait comprendre : ses dons fabuleux étaient inutiles si elle ne les appliquait pas aux causes qui en valaient la peine. Fini d'anticiper ce moment où elle pourrait se permettre de briller, c'était aujourd'hui qu'elle devait prendre ses responsabilités et assumer son statut. Snori en faisait de même. Il lançait ça et là des recommandations à ses alliés proches, incitant Llednar à réunir les traqueurs, motivant avec sérieux ses troupes en leur demandant plus que tout de garder leur calme. Une issue diplomatique était peut-être encore envisageable. Le monarque déchu de l'Oran s'empressa de rejoindre Edward une fois son tour d'horizon terminé. Il posa une main affectueuse sur l'épaule de sa cousine enceinte et lui adressa un sourire qu'il voulait rassurant.

-Tu devrais aller t'abriter avec les autres, lui recommanda-t-il avant de se tourner vers le jeune roi. Edward, nous devons tenter de parlementer. Il nous faut un représentant. Ça peut être toi, ça peut être moi, ou bien ce roi de Porol, Edlan.

La foule s'agitait, en proie à une panique des plus compréhensible, si bien que les spectateurs s'agglutinaient par milliers vers les couloirs indiqués par les deux guides complètement dépassés par les événements. L'un d'eux se permit d'aplanir le champ de bataille et de le rehausser, si bien qu'il s'éleva jusqu'au niveau des gradins, afin qu'ils puissent disposer d'un terrain plane en cas d'affrontement. Si la question de savoir s'il fallait rester pour faire face ou fuir se posait pour beaucoup, la dissidence n'était nulle part ailleurs aussi forte qu'au sein de l'institut Hubs. Lilia observait, désemparée, ses amis se hurler dessus pour définir la marche à suivre. Comme souvent dans ces cas là, Barry intervint rapidement et remit de l'ordre.

-Tous ceux qui ne font pas le poids rentrent, ordonna-t-il placidement. C'est un cas grave, on ne peut pas...

-On va se battre ! clama Jeff. Qu'importe qu'on soit plus faibles que d'autres. On a toujours fais front ensemble, et ça ne va pas changer. Chacun doit être libre d'en décider.

Barry soupira longuement. Ce n'était pas sa tasse de thé, ces conflits soudains. Déjà, l'idée de remonter le temps lui traversait l'esprit. Pourquoi ne pas simplement retourner quelques jours en arrière, et prévenir les guides de la félonie de Valentin ? À dire vrai, il ne voyait aucune raison de ne pas mettre son plan à exécution, aussi se concentra-t-il, en vain. Il pouvait toujours stopper le temps dans une zone donnée, mais les retours en arrière ne semblaient plus possibles. Était-ce du au fait que ces bêtes ne soient pas nées du Pot, ou bien que celui-ci soit mort ? Nouveau soupir. Alors ils allaient vraiment devoir se battre. Le paraplégique les scruta un à un, espérant lire de la lâcheté plutôt que de la détermination dans leurs yeux. Lucky et son jumeau resteraient ici, ainsi que Skyler et leur Valentin. Benjamin et Mathilde, en dépit du désespoir de leurs parents, acquiescèrent sans hésiter. Maya s'était pour sa part déjà transformée en ours massif et suivait les instructions précises des quelques stratèges qui tentaient tant bien que mal de prendre en main la mise en place de leurs défenses. Aron, Awa, Lars, aucun ne se voyait rester en retrait alors que leurs amis se dressaient courageusement. La question ne se posait même pas pour Miranda, qui avait de nouveau enfilé sa veste et ses gants et qu'Angélyna était en train de ressourcer. Elle avait beaucoup dépensé durant la finale et tenait à être en pleine forme pour ce qui allait venir. Charlène répondit avec la même promptitude bien que sa réponse fusse opposée : aller frapper des monstres et des soldats armées à mains nues ? Jamais de la vie. Elle se fichait bien de savoir qui dirigeait ce monde et les autres du moment qu'on la laissait tranquille, et surtout elle n'était pas aussi insouciante que ses camarades. Parfois, mieux valait faire profil bas. Personne ne pensa à blâmer l'adolescente pour sa décision tout à fait compréhensible, et Daniel l'encouragea même. Il s'approcha de sa future femme dès que celle-ci en eut fini avec Miranda et lui tendit Serena, qu'il tenait jusqu'à lors dans ses bras.

-Tu devrais aller t'abriter avec elle. Et toi aussi, Gareth. Il vaut mieux que tu prennes Layla avec toi et que vous suiviez les guides.

Angélyna tendit ses mains vers sa fille, mais se contenta de lui caresser les cheveux et de lui embrasser le front, avant d'adresser un sourire triste à son compagnon.

-Gardes-la et vas-y avec Gareth. Je dois rester. Ils auront besoin de moi.

Daniel la dévisagea, horrifié.

-Non, non non non. Je veux te savoir en sécurité. Je me fiche que des dizaines de gens crèvent de ton absence mais tu ne restes pas là.

-Tu n'en penses pas un mot, affirma-t-elle en lui passant une main sur la joue. Je dois rester, tu le sais.

-Non...viens, tu...on...

La mutante essuyait les larmes de son mari à mesure qu'elles coulaient, et profita d'une accalmie pour l'embrasser à son tour, non pas sans se retenir de pleurer à son tour. Daniel connaissait trop bien cette fichue tête brûlée qu'était sa fiancée et avait parfaitement conscience qu'il ne pouvait pas l'arrêter, que c'était la meilleure des solutions. Et ils avaient beau se promettre qu'ils se retrouveraient après, que rien ne pourrait leur arriver, l'inquiétude ne cessait pour autant de grandir. Le jeune père alla étreindre ses amis tandis qu'Angélyna profitait de sa fille avant le début des hostilités. Alors qu'il arrivait à la hauteur de Lilia, qui baissait jusqu'à lors les yeux et affichait une mine sombre, celle-ci se détourna soudainement. La douce aura immaculé témoignant de ses pouvoirs d'archange apparut, puis elle s'envola vivement pour rejoindre à son tour Ariane. Elle n'avait même pas pu les regarder. Ni Daniel, ni Angélyna, ni personne d'autre. Elle ne voulait pas d'un au-revoir larmoyant, d'encouragements, de stratégie mise en place. Tout ce qui évoquait l'idée même d'un éventuel adieu la répugnait, et elle ne se sentait pas suffisamment forte pour y faire face. Si elle s''était laissée allée à se réfugier momentanément dans les bras de son premier ami, elle n'aurait plus eu le courage de les quitter. Mais à l'instar de sa sœur, il fallait qu'elle passe outre l'anxiété qui la rongeait. Elle était l'Archange. Ses pouvoirs, dont elle n'avait pour l'heure qu'une très vague idée, fonctionneraient contre les sprinkhaans. Apeurée mais révoltée, elle s'adressa à la chef des guides.

-Je vais aller parler à Valentin, clama-t-elle avec un semblant d'assurance.

Elle voulait comprendre avant de prendre une décision, mais elle était prête à agir si besoin était. Adel, surprise par cette décision soudaine, ne se priva pas de lui faire remarquer l'incongruité de cette décision malgré l'estime qu'elle avait pour cette jeune femme.

-Pourquoi vous, Lilia ?

-Je suis l'Archange. C'est compliqué, mais je peux les vaincre, j'en suis sûre.

-Alors si tu dis vrai, je t'interdis d'y aller ! Ils ne savent sans doute pas que tu es cet être. C'est une carte qu'il faut jouer prudemment.

Adel s'était renseignée auprès des guides avec lesquels elle avait beaucoup conversé durant ces quelques jours, et était parfaitement au courant des légendes concernant l'Archange. Il aurait été difficile de croire à leur véracité si elle n'avait pas découvert en l'espace de moins d'une centaine d'heure que les dieux existaient vraiment, que leur univers n'en était qu'un parmi cinq, et que des êtres omniscients et omnipotents marchaient parmi eux. Le dirigeant de l'OSC, qui attendait depuis cinq bonnes minutes qu'Ariane soit encline à l'écouter, finit par répondre à sa question en empoignant de nouveau ce maudit mégaphone.

-Qui est le dictateur sanglant, entre l'homme qui a pacifié un continent et celui qui organise des jeux dignes de la Rome antique pour divertir sa plèbe, avant de menacer d'effacer leurs souvenirs ?

À quelques centaines de mètres de Valentin, Edwig s'était activé à semer le chaos et la destruction dans leur rang. Les soldats standards étaient loin de faire le poids face à lui, et même si son étrange métamorphose avait pris fin, mieux valait s'en débarrasser une bonne fois pour toute. Après avoir lancé un regard accusateur vers Reingleff qui les avait assuré de la neutralité de l'héritier, le quinquagénaire demanda d'un geste à Arthur d'envoyer leur homme fort. La créature en question n'avait toutefois d'humain que la silhouette. À l'instar des khaans, sa peau était blanchâtre et ses doigts étaient remplacés par de longues griffes. Elle ne possédait toutefois qu'une paire de bras et était démunie de tentacule, tandis que ses épaules, poignets, et mollets étaient ornés de plaques osseuses et fourrures. Son crâne, en forme de U, comportait quatre paire d'yeux contre les trois habituelles, et son œil frontal, plutôt que d'adopter une forme circulaire massive, était fin et vertical, partant du menton de la bête pour atteindre le haut de sa tête. Enfin, de ses omoplates s'élevait un disque éthéré formant, dans son dos, une auréole lumineuse entourée de sphères en lévitation. À peine plus grande qu'un humain moyen, cette abomination étrangement belle plia les genoux. Son bond la propulsa jusqu'à Edwig avec vivacité, sans pour autant que le monstre ne renverse le moindre khaan sur son passage. Son poing droit se ferma et vint cueillir les abdominaux du colosse en une fraction de seconde. Si les essences combinées des deux artefacts ancestraux n'avaient pas rendu leur réceptacle humain si résistant, celui-ci aurait sans nul doute aurait été transpercé de part en part. L'impact entre le poing destructeur et le corps impérissable produisit un bruit sourd. Pendant un bref instant, il fut impossible de savoir si le poignet du sprinkhaan allait se briser ou si Edwig allait être vaincu. Le doute fut bref. Confronté à cette force dépassant l'entendement, le valatien fut éjecté à travers la cité entourant l'arène, la traversant de part en part en détruisant sur son passage toutes les bâtisses ayant eu la malchance de se trouver là. Le monstre ultime de l'OSC de se redressa puis desserrera son poing indemne, tandis que l'une des sphères gravitant autour de son auréole se remplissait de nouveau d'une lumière qu'elle avait perdu au moment de porter le coup. Valentin acquiesça, le sourire aux lèvres. L'Omnikhaan n'était pas censé intervenir, et il ne s'agissait là que d'une simple démonstration, un signe que ses menaces n'étaient pas énoncées en vain.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis
Marchombre


Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 24

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Dim 24 Mai - 1:23

Edwig voyait rouge. Littéralement. La douleur dûe à l'attaque qu'il venait de subir, ajouté au fait qu'il n'était en rien responsable de ses actes l'emplit d'une haine sans nom. Le calme qu'il s'était imposé depuis qu'il était devenu l'Héritier venait soudainement de céder. Aujourd'hui, il avait été valdingué dans tous les sens par une gamine immature, subi des blessures auxquelles personne d'autre ne pouvait prétendre survivre, et il venait de se faire trahir par une divinité. C'en était assez. Il était temps de montrer à tous ces hommes prétentieux et imbus de leur personne qui il était vraiment. Le pouvoir d'Ohihir l'appelait, mais il s'y refusa. Aujourd'hui, ce serait l'Homme, et non la Bête qui frapperait. Il commença à courir en ligne droite, à peine ralenti par les bâtiments qu'il percutait sciemment, pour annoncer sa venue.

Non loin de là, il aperçut Raphaël Monier, l'homme qui l'avait projeté dans les rangs adverses, juste pour faire le plus de dommage possible. Tendant le bras dans sa direction, il frappa de toutes ses forces l'ange, qui fut propulsé, tout comme lui quelques instants auparavant, auprès du khaan "ultime", sans même qu'Edwig ne lui accorde le moindre regard, ni ne ralentisse. Puis le colosse disparu dans l'immense armée Khaan. Seul signe de sa présence, les grincements douloureux des créatures, ainsi que le vol plané d'une d'entre elles qui alla s'écraser sinistrement au milieu de l'arène.

Gareth observa Angie, dubitatif. Elle n'avait strictement rien d'une combattante et tentait de forcer la main à son mari qui, à coup sûr, cèderait. La simple idée qu'elle puisse mourir évoqua en lui sa femme, qu'il ne reverait jamais... Décidé à ne pas les laisser se suicider dans quelque mission commando, le nordique posa Layla sur ses épaules. La jeune fille, consciente de la situation, était en pleine crise de larme. Il la rassura quelques instants, mais ces mots n'eurent aucun impact sur elle. Il n'avait plus le temps de s'assurer de son bien être. Il devait s'assurer qu'elle survive, maintenant. Il attrapa fermement les bras de Danny et Angie, prennant garde à ce que Serena ne tombe pas.

- Désolé pour ça, mais vous n'êtes d'aucune aide ici.

Il les entraina à sa suite, enchainant les bonds pour arriver dans un temps record à l'endroit dont leur avait parlé Ariane. Poussés par la foule paniquée, ils n'avaient maintenant plus aucun moyen de reculer. Il faudrait bien, à un moment ou un autre, que le nordique fasse demi-tour. Mais il voulait avant tout s'assurer que sa fille, ainsi que Danny, Serena et Angie soient en sécurité. Il s'engouffra dans le tunnel, trainant le couple derrière lui.

Face au désespoir qu'elle ressentait autour d'elle, et à l'arrogante prétention de Valentin Aënis, Ariane ne macha pas ses mots, rouge de colère.

- Il n'y avait encore jamais eu de mort dans ce monde, et vous venez de le souiller définitivement. VOUS avez crée les Khaans pour vous assurer une telle position! VOUS avez tué des centaines de milliers d'innocents dans votre monde d'origine pour ne pas en être délogée. Qu'importe ce qui arrivera aujourd'hui, le pot restera toujours mille fois meilleur que vous.

Ethan observa l'un après l'autre Valentin et Ariane, médusé. Le pire, dans cette histoire, était qu'elle ne l'étonnait même pas. Il n'avait jamais senti le président de l'OSC, et malgré son discours de toute relative bonne foi, les preuves étaient accablantes. Il était temps d'agir. Devinant les endroits stratégiques en ce lieu, il avait vite déduit qu'un sniper devait se trouver sur les toits du grand bâtiment, derrière l'armée de Valentin. S'y téléportant aussitôt, il eut vite fait de se débarasser de l'homme qui tenait l'arme, pour s'en munir. Voilà au moins dix ans qu'il ne s'était pas servi d'une arme à feu d'un tel calibre. Mais ces choses ne s'oubliaient pas. Armant le fusil, il mit l'oeil dans la lunette, il se prépara à faire feu.

Au même moment, Edwig surgissait de la marée de Sprinkhaans, un sourire cruel sur le visage. Sa soif de sang était loin d'être satisfaite. Traversant la tribune dans laquelle se trouvaient tous les hauts placés de l'armée de l'OSC, il saisit Reingleff à la gorge, ignorant superbement la petite assemblée autour de lui.

- TES CREATIONS TE DEPASSENT, PAUVRE FOU! TU AURAIS DU RESPECTER NOTRE PACTE!

Augmentant la pression de ses doigts sur le cou de l'Aori, il eut la satisfaisante surprise de remarquer que ce dernier ne lui opposait aucune résistance. Bien sur, la garde rapprochée de Valentin tentait de l'arrêter, mais du simple acier ne suffisait même pas à le distraire. Ployant le poignet subitement, il arracha la tête de la divinité loin de son corps, entrainant avec elle la colonne vertébrale du mourrant. La laissant tomber au sol dans un craquement que personne n'entendit à cause du brouhaha de l'arène, il se tourna vers Solunthes.

- C'EST TON TOUR, TRAITRE hurla t-il, bondissant en direction de celui qui lui avait enlevé son maitre.

Artémis comprit qu'il était temps d'intervenir. Si ils n'arrêtaient pas maintenant cet homme, il ne resterait bientôt plus personne pour diriger les khaans. Il n'était pas assez fort pour repousser Edwig, mais la taille du calibre qu'il s'apprêtait à utiliser compenserait ce manque. Saisissant un lance roquette moderne fournit par l'OSC, il tira subitement, ne prennant qu'un millième de seconde pour viser. Le recul le fit légèrement chanceler. La roquette atteint sa cible en plein vol, le projettant à une centaine de mètres plus loin. Ce ne serait pas suffisant pour le tuer, mais c'était déjà un bon début. Essuyant les gouttes de sueurs qui perlaient sur son front, il observa la victime d'Edwig Luthness. Cet homme ne venait il pas juste de tuer une divinité?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Dim 24 Mai - 8:40

Nerveuse, Angélyna se préparait déjà à accompagner Miranda, suivant les recommandations d'Ariane qui avait conseillé aux guérisseurs de former des tandems afin d'assurer leur protection. Elle aurait préféré suivre Lilia, toutefois sa petite sœur semblait décidée à faire cavalier solitaire, décision qui avait certainement à voir avec cette crainte que lui inspiraient ses nouveaux pouvoirs depuis leur découverte la veille au soir. C'est alors que Gareth l'emporta, si vite qu'elle ne put réagir sur l'instant et se retint évidemment de le faire une fois qu'ils étaient dans les airs, mais elle s'empressa de se retourner non pas sans difficulté dès lors qu'ils furent au sol, poussés de toute part pas les spectateurs apeurés. Même si elle appréciait grandement le nordique, son attitude actuelle était loin de lui plaire. Encore une fois, il se permettait de fuir la queue entre les jambes en ne pensant qu'à lui ; mais l’heure n'était pas à la lâcheté. Quoiqu'il puisse affirmer, peu importe l'ardeur avec laquelle il se mentait, il avait forcément conscience que se passer d'une soigneuse lors d'un combat de cette envergure n'avait aucun sens. Ce fut presque avec fureur qu'elle l'agrippa au col.

-Tu n'as pas à décider pour moi, Gareth ! Ramènes moi là-bas !

Les membres de l'institut restaient pour l'heure groupés, attendant d'éventuelles instructions. Leur accalmie fut toutefois de courte durée : le colosse valatien passa au-dessus d'eux, emportant avec lui Raphaël, droit vers les forces ennemies. Il y eut une seconde d'effarement durant laquelle des regards s'échangèrent, puis Miranda se mit à courir à la suite du porolien qu'il fallait à tout prix sortir de là avant qu'il se fasse déchiqueter. Lars eut vite fait de rattraper l'adolescente, fusant droit vers les troupes adverses. Il parvint à bloquer la chute de son vieil ami quelques mètres avant qu'il n'atteigne la bordure de l'arène, et le remit sur pied avant de se pencher pour constater, une trentaine de mètres plus bas, l'ampleur de l'invasion. Ils n'exagéraient pas en parlant d'armée, et que dire de toutes ces bestioles fantastiques aux airs menaçants ? Ces sprinkhaans géants, notamment, lui donnaient des frissons dans le dos bien qu'ils fussent pour l'heure parfaitement immobiles. Tout en marchant à reculons, il plaque une main sur le torse de Raphaël, comme pour l’empêcher d'aller plus avant.

-J'crois qu'il faut plutôt s'en tenir au plan pour le moment, vieux. Même pour toi c'est trop.

Valentin Aënis, en contrebas, hocha la tête d'un air dubitatif en levant les yeux au ciel. Une telle réaction avait malheureusement été à prévoir de la part des guides. Trop arrogants, ils refusaient d'ouvrir les yeux sur une vérité pourtant évidente, et se justifiaient tels des enfants de leurs actes absurdes. L'humanité n'évoluait pas sans sacrifices. Quelques uns étaient morts sur Terre de la main des sprinkhaan, mais combien avaient alors pu vivre en paix grâce à cette machination ? Qu'importait que leur éden ait comme fondation l'illusion ; un mensonge d'une telle ampleur n'était que vérité tant qu'il n'était pas découvert, or quelle vérité ! Un monde uni face à une cause commune qui l'empêchait de se nuire à lui-même, une redéfinition des termes moraux obsolètes de l'humain. Voilà ce que l'OSC proposait, et que ces enfants du Pot, fort de leur orgueil, ne pourrait accepter. Car ce changement impliquait inéluctablement leur disparition. Valentin savait qu'il servirait une fois encore de dépositaire des frustrations de tous ces conservateurs qui verraient en lui un ennemi des univers, mais l'avis d'une plèbe ingrate ne l'importait que peu. Ses devoirs philanthropes lui interdisaient de placer son ego dans la balance et le forçaient à demeurer pragmatique. Assez de pourparlers, en ce cas. Ils ne leur manquaient plus que le cube et la mutante. Las, le quinquagénaire jeta avec nonchalance le mégaphone au sol, puis entreprit de descendre de l'estrade pour retourner au poste de commande, lorsque l'immortel répondant au doux nom d'Edwig Luthness revint à la charge, se débarrassant sans la moindre difficulté des adversaires qui osaient se mettre sur son chemin. L'Omnikhaan apparut à quelques mètres de son créateur, qui lui demanda de ne pas intervenir tout de suite. Ainsi, le leader ce la rébellion laissa l'héritier tuer Reingleff, qui ne lui était plus d'aucune utilité à présent que les parasites khaans assuraient le contrôle des dragons. Puis une roquette vint le cueillir. Solunthes resurgit de l'ombre dans laquelle il s'était dissimulé et suivit des yeux la courbe décrite par le corps propulsé de l'homme qu'il avait malencontreusement rendu invincible. Une fusion avec un artefact suffirait certainement à en venir à bout, à moins que ces gemmes velnienes ne s'en chargent. Quoique. Il avait fait preuve d'une résistance qui surpassait leurs attentes, et il y avait fort à parier que les stratagèmes qu'il avait envisagé jusqu'à lors ne soient plus d'actualité. La défaite de Reingleff n'était en outre pas bon signe pour eux, malgré l'insouciance de Valentin, car elle signifiait que Melody et Inès pourraient à nouveau bénéficier des pouvoirs accordés par leurs artefacts respectifs.

-Il commence à m'agacer, celui-là, commenta Valentin en coupant Solunthes de ses pensées. On ne peut pas le calmer ?

-Je m'en charge, intervint Iyoh.

Le trancheur était retourné à Valato juste après sa défaite, et avait sur place constaté que les khaans avaient envahis le continent, avant de laisser l'empire de Veln en prendre possession. Iyoh s'était dans un premier temps dissimulé, puis Valter Olson l'avait trouvé et lui avait exposé cette machination dont il pourrait faire partie. Pour dire vrai, l'idée d'un monde paisible le répugnait, lui qui aimait se battre plus que tout ; cependant l'optique d'une bataille comme jamais il n'en avait vécu avait suffit à lui faire jurer fidélité. On lui avait en outre promis un haut poste et une vie d’opulence au sein de la police du nouveau monde. Si guerroyer pour ce terrien lui assurait de pouvoir légitimement réprimer les dissidents par la violence par la suite, au diable son honneur. La main posée sur le pommeau de sa rapière, l'ancien chef des Ombres avança d'un pas décidé jusqu'à Edwig. Avec ses longs cheveux et sa barbe rasée, il ressemblait de nouveau à ce traqueur fou qu'il avait été au moment de l'expédition. Sans attendre que son compagnon ne se relève, il lui adressa ces mots, calmement :

-Tu détestes toute cette violence. J'ai du mal à comprendre pourquoi tu ne te rallies pas à ces gens. Il n'y aura plus jamais de guerre par chez eux.

Plus haut dans l'arène, les combattants commençaient à s'organiser. Au centre du champ de bataille désormais aplani, Adel entreprenait de réunir les plus puissants d'entre eux, afin de pouvoir passer en revue les effectifs. Darius ainsi que les quatre maîtres originels des éléments la rejoignirent rapidement, ainsi que Kiwi qui avait quitté sa maîtresse après les avoir mises, elle et Jude, en sécurité. La jeune stratège avait envoyé Esmezia chercher les porteurs d'artefact, mais Kellue avait catégoriquement refusé de quitter son roi. Elle resterait près d'Edward jusqu'à qu'il n'y ait pas le moindre danger, et cela n'était pas discutable. Lilia retourna quant à elle auprès des siens, constatant avec surprise l'absence d'Angélyna mais se forçant à ne pas poser la moindre question à ce sujet. Elle demanda à Miranda et Benjamin de rejoindre le petit groupe qui se formait, puis se tourna vers Lars et son ami, qui se tenaient à quelques dizaines de mètres de là.

-Eh, Rapha ! l'interpella-t-elle. On a besoin de toi !

Surprise mais ravie que Vallen ne soit pas là pour l'en empêcher, Nithilde alla se joindre au tout tandis que Kayoshin laissait son amante derrière lui pour leur prêter sa force. Beaucoup ici n'avaient pas la moindre idée de l'identité de ce jeune homme aux cheveux bleus et à l'allure pour le moins provocante, mais Adel, qui avait longtemps étudié les récits liturgiques, comprenait qu'il s'agissait d'un inférieur dont il aurait été bête de se priver. Enfin, Mavis Sozin marcha paisiblement jusqu'à eux. Skyler avait beau être passé à travers ses flammes grâce au pouvoirs combinés de son aura sombre et de l'alpha, elle n'en demeurait pas moins la pyrokinésiste la plus compétente du multivers.

-Si il y en connaissez d'autres qui ont votre niveau, faites les venir, s'il vous plaît, demanda Adel à toutes ses recrues d'élite.

-Hum...excuses moi, mais pourquoi, au juste ? demanda Darius.

-Nous sommes nombreux à pouvoir défendre l'arène, mais il nous faut une force de frappe concentrée afin de pouvoir contre-attaquer en cas de besoin. Vous êtes notre fer de lance, et je tiens à qu'il soit le plus tranchant possible.

Adel lançait ses ordres, retournait observer la situation, s'entretenait avec Ariane pour en savoir toujours plus sur les caractéristiques du bâtiment, courait partout sans se fatiguer en conservant un sérieux à toute épreuve. Si ce n'était par son physique, il aurait été difficile de dire qu'elle n'avait réellement que quinze ans en cet instant. Darius acquiesça et alla, à son tour, s'adresser à la guide qui dirigeait le multivers.

-J'aurais besoin de beaucoup de métal.

Au plus profond des couloirs de l'arène, quelque part au centre de ces croisements de corridors, Valter s'essuyait les mains. Il venait de déposer le corps de Yuko dans une pièce isolée. La première partie de la mission confiée par Valentin était en phase de s'accomplir. À présent qu'il avait tué Vallen et ce détective cardithien, il ne lui restait plus qu'à se débarrasser des jeunes rois de l'Oran et du Nord, puis de la stratège naïlikane. Mais il lui fallait patienter. Seul face à tous ces gens dotés ds pouvoirs les plus fous, il ne pourrait rien faire d'autre que succomber. Autant tenter de passer à la seconde partie de la mission et aller récupérer la mutante. À quelques dizaines de mètres sous ses pieds, le khaan meurtrier remettait l'essence du Pot à Arthur. Au moment où Valentin, Solunthes et lui-même avaient quitté leur estrade, ils avaient de nouveau usé du téléporteur de l'ONU pour se retrouver ici même, dans la chambre du Pot. Quelle meilleure cachette pouvait-il y avoir dans le multivers que cette salle sacrée ? Avec son unique porte d'entrée et l'Omnikhaan pour la garder, bien fou seraient ceux qui tenteraient de se forcer un passage.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaleniel
Marchombre


Messages : 1164
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 21
Localisation : Devant mon pc.

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Dim 24 Mai - 10:48

Oloren sursauta lorsqu'Alix frappa dans le précieux carnet, mais s'assura qu'il ne soit pas tombé bien loin. Elle fronça les sourcils en se relevant, plongeant son regard droit dans celui de la belle blonde.

- Je peux me charger d'aller chercher Ilawen si tu veux, mais Adel va nous être bien trop précieuse tactiquement, et elle le sait, je doute donc qu'elle accepte de me suivre. Elle n'est pas la petite fille que tu imagines, elle est bien loin d'être aussi innocente, dit-elle en ramassant le carnet. Il faut que tu comprennes que si on meurt ici, cette fois, il n'y aura pas de retour possible, alors il est hors de question que je laisse ça t'arriver, quitte à t'attacher à une chaise jusqu'à ce que la situation se calme, vu ?

Jamais la jeune femme aux cheveux blancs n'avait été aussi autoritaire envers sa belle, mais celle-ci représentait son véritable trésor. La forcer à rester en sécurité, elle en était tout à fait capable, son regard traduisait une intransigeance rare. Cependant, cette intransigeance pouvait aussi rappeler la tapissière à la raison, comme pour la guider dans son égarement provoqué par la détresse soudaine qui s'emparait de l'arène.

Dans les couloirs, la légende de Valato marchait tranquillement. Comme il s'en était douté, une telle opération n'avait pu avoir lieu sans des sous-actions discrètes et diverses ... C'est pourquoi il étira un petit sourire lorsqu'il croisa cet homme, qui venait d'en tuer un autre. Valter ne s'attendait probablement pas à croiser quelqu'un à cet endroit, et Erlyn en était ravi.

- Bonjour, monsieur.

Une simple courtoisie malsaine quelque peu raillarde, sachant que tous deux allaient probablement s'affronter dans les instants à venir ...


Raphaël revenait peu à peu à lui, et écouta Lars. Il avait raison. Pour le moment, même s'il était probablement plus que capable d'en vaincre, il ne pourrait seul se confronter à cette armée entière, il fallait s'organiser pour vaincre. Il contempla les troupes du haut des gradins, fronçant les sourcils. La situation était loin d'être bonne. Le corps de June n'avait toujours pas disparût, chose qui perturba Raphaël un moment : Elle avait été vaincue avant le Pot, elle aurait déjà dû se relever et rejoindre les gradins, comme les autres. Pourquoi ne se relevait-elle pas ? Il était à ses yeux impossible que je puisse l'avoir laissée décéder sans rien faire, pourtant, ce qui semblait avoir été une à la fois une créature surpuissante et une jeune femme ravissante dans une vie antérieure était à présent un cadavre calciné ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.youtube.com/jaleniel
Louis
Marchombre


Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 24

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Dim 24 Mai - 13:13

Allongé au sol depuis à peine quelques secondes, Edwig se demanda comment Iyoh avait-il pu le rejoindre aussi vite... Il avait cru comprendre que le trancheur était reparti sur Valato après sa défaite contre Raphaël Monier. Il se releva, endolori. Il avait le sentiment d'avoir reçu une attaque surpuissante de la part de Nigfol, et pourtant, l'auteur de ce tir était Artémis Adagio, un assassin sans réel pouvoir... L'armement fourni par l'OSC était décidément plein de surprise. Se tournant vers celui qui avait été son supérieur dans une autre vie, il l'observa méticuleusement. Venant de sa part, cette réflexion était assez surprenante. Cet homme ne vivait que pour la guerre... Quelle pouvait donc être sa raison de les rejoindre, si il était assez naif pour les croire pacifistes?

- J'ai passé un pacte de neutralité, et il a été brisé par Raphaël Monier et Reingleff. Je ne me revendique d'aucune allégeance, mais ceux qui ont une dette envers moi doivent la payer.

Son regard croisa celui de Iyoh, en proie aux doutes. L'homme était en partie responsable de la mort d'Athis, mais Edwig n'avait pas la moindre envie de l'éliminer. Ce fou furieux était sans doute ce qui s'approchait le plus pour lui d'une famille, aussi triste que cela puisse paraitre. Le tuer ne lui aurait apporté aucune satisfaction.

- Ainsi, tu es revenu... Pourquoi?

Tout comme Adel, Edward s'activait à déployer ses troupes dans l'ensemble du multivers, à commencer par les soigneurs. De tous les peuples présents, les valatiens étaient les seuls disposant d'autant de médecine "magique", et étaient donc d'une importance capitale. Pour autant, leurs pouvoirs ne suffiraient pas face à l'armement de l'OSC. Ces hommes étaient équipés de canons miniatures, et pourtant bien plus efficaces que leur propre artillerie... Voilà de quoi faire frissonner nimporte qui. Avec l'aide de Kellue, il trouva une bâtisse relativement éloignée de l'armée Khaan, et assez facile à évacuer en cas de problème. Il y plaça ce qu'il appela, un peu prétentieusement, le "centre de résistance", où les meilleurs tacticiens devaient réfléchir à un plan d'action. Assistés par un guide, il parvint à contacter Adel, qu'il supplia de les rejoindre. Son aide ne serait pas de trop! Grâce aux guides, ils disposaient de moyens de communications presque instantanés. Un avantage hors du commun pour eux! Le roi fit aussi appeler Vallen Arvaleon, ainsi qu'Erik Saori. Ces deux militaires accomplis étaient essentiels pour comprendre leurs ennemis, dont les stratégies modernes dépassaient franchement les capacités de leurs propres stratéges.

Gareth prit Angélyna par les épaules et la regarda droit dans les yeux, presque courroucé.

- Est-ce vraiment ce que tu veux? Abandonner ton mari et ta fille pour jouer les héroïnes face à un pouvoir qui te dépasse franchement? Tu n'es pas puissante, Angélyna Moscovici. Tu es une mutante comme tant d'autres, mais plus important encore, tu as une famille. Tu veux être utile? Il y a des centaines de blessés ici, qui ne demandent que de l'aide! Ne va pas dans un champs de bataille dont les enjeux t'échappent totalement!

Ils étaient maintenant entourés par dun petit milliers de personnes, tous cachés en dessous de l'arène dans une vaste salle, aggrandie par les guides. Si Angélyna voulait partir, il ne s'y opposerait pas, mais aurait sans le moindre doute sa mort sur la conscience. Il espérait tout au moins avoir été convaincant, mais savait qu'en ce temps de crise, la femme n'était pas nécéssairement accessible à la raison. Un guide se présenta devant lui, le visage totalement neutre bien qu'on sentait la panique qui commençait à l'envahir.

- Gareth Soubresault, votre fille n'est pas assez en sécurité ici. Son importance est capitale, et nous serons vite repérés par l'OSC. Avec votre autorisation, j'aimerais la téléporter dans une réplique de la ville de Porol, à quelques kilomètres d'ici

Layla, accrochée à sa jambe, n'avait pas cessé de pleurer. Ce choix ne plaisait guère au nordique, mais il aurait tout donné pour la sécurité de sa fille. Il se pencha vers elle.

- Layla, les guides vont t'emmener en sécurité pendant que papa règle les problèmes. D'accord?

La future archange l'étreignit de toutes ses forces puis disparut, en compagnie du guide. Lorsque Gareth se retourna vers Angie, elle avait disparu dans la foule. Grommelant dans sa barbe, il espéra qu'elle fut accessible à la raison, puis sortit du souterrain en enjambant les milliers de personnes qui s'y trouvaient. Il devait retrouver Ethan, désormais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L.Hubs
Marchombre


Messages : 2046
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 22

MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   Dim 24 Mai - 14:46

Iyoh hocha la tête, dubitatif mais loin d'être surpris. Cette quête personnelle ressemblait bien à Edwig, qui semblait avoir pris la grosse tête depuis sa montée en puissance pour ainsi dire phénoménale. Difficile de lui en tenir rigueur compte tenu de la quasi-immortalité dont il jouissait à présent ; ce qui n'empêchait ses actes chaotiques de venir ralentir considérablement leur avancée. Peut-être pouvaient-ils trouver un terrain d'entente.

-Franchement ? Je ne pouvais pas rester chez moi alors qu'une bataille sans précédent se préparait. Venir ici m'excitait bien trop. Mon corps frémissait d'impatience, et même là, j'en tremble. Je veux tuer le petit prince, le rôdeur et la rouquine.

Ces trois-là étaient les seuls à l'avoir vaincu à armes égales par le passé, et il n'était pas prêt de leur pardonner cet affront. Tout comme Edwig s'était enquis de venir lui-même à bout de ses ennemis, lui ne laisserait pas les épéistes de l'Oran lui passer sous le nez. Il ne pouvait toutefois pas se permettre de semer la zizanie comme bon lui semblait. Valentin et ses hommes étaient de véritables professionnels qui ne laissaient pas de place à l'erreur ou même au hasard. À ses yeux, ils n'étaient jamais que de la chair à canon. De l'index, il désigna l'estrade où se tenait quelques instants auparavant le dirigeant politique le plus puissant de la Terre.

-Il ne fait confiance à personne, surtout pas à Solunthes. Quand ce sera fini, il voudra s'en débarrasser. Il sera sans doute d'accord pour te le laisser si d'ici là tu restes en retrait. Je ne te demandes pas de te battre pour nous, mais ne nous gène pas. Tu auras ta vengeance, j'aurais la mienne, et Valentin aura son nouveau monde.

L'évacuation semblait aboutir tandis que les défenses s'organisaient au mieux grâce aux efforts remarquables des militaires valatiens qui, bien que dépassés technologiquement, étaient les plus à mêmes de commander une armée hétéroclite face à des monstres insolites. Après tout, seuls les habitants de ce que beaucoup appelaient « le vieux monde » étaient habitués à combattre des dragons et à user quotidiennement de la magie. Mutants et sourciers, eux, demeuraient rarissime au sein de leurs univers. Snori décida de rester tandis qu'Edward se retirait. Il avait déjà mené les hommes à la victoire sur le terrain pendant la guerre, et savait que sa place était avec eux et non pas en arrière, dans un poste de commandement. En des instants aussi fatidiques, savoir quel était son rôle s'avérait essentiel. Adel accepta de rejoindre son monarque tout en restant en communication avec le fer de lance, nom qu'avait officiellement adopté la troupe d'élite malheureusement privée de Gareth, qui était introuvable. On supposa qu'il s'était abrité avec sa fille. Darius s'était placé à l'écart pour commencer à former ses myrs depuis le cube d'acier que lui avait fourni Ariane. Il était apte à créer le métal par lui-même, cependant ce processus aurait nécessité un délai supplémentaire dont il ne disposait pas. Trois argousins s'animèrent d'abord, puis ce furent des dizaines de galvaniseurs et de myrs classiques, si bien que les ressources du garçon s'épuisèrent à une allure folle alors que les bêtes d'acier s'accumulaient sur le sable de l'arène. Assis en tailleurs, les mains posées sur les genoux, le sourcier se stoppa pour interpeller Adel, avant de se rendre compte que celle-ci était déjà partie.

-J'aurais besoin de quelqu'un qui puisse me requinquer, lança-t-il à l'adresse du groupe. Créer des myrs demande beaucoup d'énergie.

-Bouges pas gamin.

Kayoshin lui sourit puis fonça vers les gradins, laissant à son passage une traînée de la couleur de ses cheveux qui se dissipa à son retour, trois secondes plus tard. Il déposa Dana, qu'il avait porté sur son dos jusqu'ici. Ayant lu en chemin les pensées de son amant, elle courut sans attendre vers le maître du métal et s'accroupit derrière lui avant de poser ses mains sur son dos. À la voir, si frêle, tout de blanc vêtu, il était difficile d'imaginer qu'elle soit de son plein gré sur un champ de bataille. Elle même s'en rendait bien compte et sourit tristement au fer de lance.

-Je suis désolée, je ne peux pas faire grand chose de plus que d'assister ce jeune homme. Je compte sur vous.

À présent que Reingleff était mort – les deux autres Aori l'avaient ressenti – elle était la seule, au sein de cette arène, a disposer du pouvoir de créer la vie. La mort de son rival de toujours aurait du l'enchanter, pourtant elle se sentait triste. Ils avaient énormément partagé, et avaient fondés trois des cinq mondes ensemble. Hors de question, ceci était, de porter le deuil d'un être ayant bafoué toutes les lois fondamentales de leur peuple en se mêlant directement aux affaires humaines. Kayoshin croisa les bras et jaugea rapidement ses compagnons. Ils en jetaient. Leurs forces respectives leur avait permis de se hisser jusqu'à cette compétition, et certains ici étaient même plus puissants que lui, un inférieur ! Ensemble, ils feraient certainement des miracles. Adel attendit qu'ils soient tous prêts pour prendre la parole, s'adressant mentalement à eux grâce aux pouvoirs télépathiques du guide qui les assistait.

-Pour l'heure, nous défendons. Gardez Darius en vie et évitez que les entrées ne tombent. Dispersez-vous si nécessaire mais soyez prêt à vous regrouper rapidement en cas de besoin. Kiwi, nous arions besoin que les sombrités qui sont prêtes à te suivre se rangent de notre côté. Je sais que c'est beaucoup que de demander l'entrée en guerre de ton peuple, mais nous avons besoin de gonfler notre effectif. Je sais que la plupart d'entre vous n'ont jamais vécu la guerre, c'est également mon cas, mais il faut que vous soyez conscient que des gens à qui vous tenez vont mourir aujourd'hui. Quand ils tomberont, chaque seconde que vous perdrez à pleurer condamnera potentiellement des milliers d'autres civils. Soyez forts.

Adel fit signe au guide qu'elle en avait fini, et expira longuement. Elle était là où elle avait toujours rêvé d'être, assise à la table d'un conseil mené par Edward, pourtant son cœur tambourinait dans sa poitrine. Le discours qu'elle avait prononcé était tant destiné au fer de lance qu'à elle. Elle avait laissé Alix, Ilawen, Esmezia, et toutes les personnes à qui elle tenait dans cette maudite arène, sans moyen de savoir si, lorsqu'elle y retournerait, ce seraient des sourires ou des cadavres qui l'accueilleraient. En supposant qu'elle puisse y retourner. Elle se trouvait alors bien pragmatique, elle qui avait pour habitude de ne pas tolérer le moindre sacrifice, de rechercher une issue pacifique avant de faire sonner le cor. Edward le lui avait toutefois appris : il y avait des cas où la diplomatie n'était plus une solution. Angélyna le sentait aussi et se sentait alors bien lâche de rester enfermée sous terre, tout en sachant que Gareth avait raison. Ses parents adoptifs étaient là, son mari et sa fille étaient là. La vérité était qu'elle ne pouvait pas se résoudre à laisser Lilia se battre une fois encore. Elle l'avait déjà retrouvée avec une balle dans l'épaule, puis c'était sur sa dépouille qu'ils étaient tombés. Elle avait beau être forte, Lilia n'était pas une guerrière. Mais ils auraient besoin d'eux; cela aussi, elle en était consciente. Alix, plus haut, étreignit Oloren de toutes ses forces puis la poussa vers la sortie en lui promettant tout bas qu'elle ne bougerait pas. La jeune femme était loin de se douter à quel point ses inquiétudes et celles d'Angélyna se faisaient écho. Toute deux étaient impuissantes, et devaient laisser leur petite sœur aux mains de cette résistance improvisée. La valatienne se maudit. Elle aurait du apprendre à manier le sabre plutôt que de faire des tapis. À quelques couloirs de là à peine, Valter se stoppa net. Il n'avait pas entendu l'homme aux cheveux blancs venir, et pour cela il aurait mérité son attention. Une mission était toutefois en cours, aussi ne pouvait-il se permettre de perdre son temps avec cet étrange énergumène. Le soldat ne répondit pas et pointa vers son ennemi son revolver, avant de tirer deux fois en direction de son cœur. À l'extérieur, la situation se corsait. Valentin avait emmené avec lui des drones depuis lesquels il observait les manœuvres des rejetons du Pot, et conclut qu'il était grand temps de passer à l'action.

-Têtus, hein...commenta-t-il depuis la chambre du Pot. Arthur, ça suffit. On attaque. Aucune perte civile : on se débarrasse seulement de ceux d'en haut.

Le scientifique acquiesça et relaya l'ordre à ses assistants, qui s'activèrent sur leurs machines portables tandis que Valentin mettait en route le micro qui lui permettait de communiquer avec tous ses hommes munis d'oreillettes.

-Forcez les portes, assez attendu. Aves, vous vous déployez dans les couloirs, laissez les khaans s'occuper des gêneurs au sommet. Eiwen, je vous laisse gérer vos hommes. Si vous trouvez la fille à tout hasard, donnez la à Linos. Bonne chance messieurs.

Arthur, visiblement gêné, attendit que son supérieur eut fini pour s'adresser à lui, les lèvres serrées.

-Et Nithilde ?

Valentin remonta ses lunettes pour dissimuler partiellement la pointe de tristesse qu'il sentait monter en lui. Il s'était attaché à sa fille au fil des années en dépit de son sale caractère, toutefois il la connaissait assez bien pour savoir de quel côté elle combattrait. Il tourna le dos à son ami pour contempler l'essence du Pot, déposée sur un piédestal improvisé, et répondit d'une voix trop frêle à son goût :

-J'ai déjà fait l'erreur d'adopter l'enfant que je devais tuer, une fois. Aujourd'hui nous réparons les erreurs.

L'armée se mit en marche. Munis de chenilles, la canons à émeraude vinrent faire face aux multiples portes de l'arène, et commencèrent à les pilonner tandis que les sprinkhaans plantaient leurs griffes acérées dans la roche, et commençaient par milliers leur ascension de la paroi du bâtiment. Les géants, eux, ne se donnèrent pas cette peine. Forts de leurs quinze mètres de hauteur, ils bondirent, s'agrippèrent aux gradins de leurs quatre mains, et se hissèrent jusqu'au sommet où se trouvaient les combattants. Les dragons-chiroptères, eux, se téléportèrent directement dans les airs et commencèrent à cracher leurs flammes sombres. La guerre était déclarée.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Puis le jour se leva ...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Puis le jour se leva ...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» Quelle phrase donnera votre mois, votre jour, et la première lettre de votre prénom ? :3
» Photoshop (CS4) ne lit pas les PEF comment puis-je faire ?
» mettre a jour android market
» Qui fête Noël ou le jour de l'an à Disney ?
» Offre voyage-prive.com séjour à -55% dès le 22/06

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le pot à crayon :: Multivers :: Le tournoi du Pot :: Le grand tournoi!-
Sauter vers: