Le pot à crayon

Avec un crayon, on peut écrire dessiner, faire de la musique en tapant partout avec. On peut créer avec un crayon.Alors imaginez ce qu'on peut faire avec un pot à crayon!
 
AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Meilleurs posteurs
L.Hubs (2051)
 
Louis (1316)
 
Jaleniel (1165)
 
Pomme (687)
 
Margogotte (267)
 
Juliayte (145)
 
Apocax (99)
 
Gaï Mulkairn (89)
 
Nanasen (67)
 
Danck (64)
 
Derniers sujets
» Vestiges.
par Jaleniel Mer 18 Juil - 5:35

» Gallerie d'image des personnages déjà apparus ou non
par L.Hubs Mer 15 Mar - 18:18

» Topic 2 - Rêve Grand
par L.Hubs Mar 15 Nov - 18:52

» Mon top 20 des personnages du Pot [Pavé]
par L.Hubs Jeu 3 Nov - 2:52

» Focus: Igole Vrag
par Louis Lun 24 Oct - 9:22

» PNJ d'à travers le monde
par L.Hubs Mer 5 Oct - 17:14

» Nouveaux lieux
par L.Hubs Mer 5 Oct - 17:06

» Aron Ralston et son équipage - Cléome Apanine, Peter Crowe
par L.Hubs Mer 28 Sep - 21:09

» Topic 1 - Les pirates de North Blue
par Louis Mer 28 Sep - 16:50


Partagez | 
 

 Civicide

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
L.Hubs
Marchombre
avatar

Messages : 2051
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 23

MessageSujet: Re: Civicide   Mer 29 Oct - 23:31

Oswald, ayant été une nouvelle fois sauvé par l'intervention de l'un de ses homologues, se dirigea vers la jeune hovoïte dès qu'Orion eu porté son attaque. Elle était à son tour tombée dans l'inconscience, frappée par la force brute de leur adversaire, et sa jambe semblait brisée. Il lui faudrait consulter un guérisseur au plus vite, mais dans l'immédiat, il leur fallait s'écarter. Mouvant avec adresse son bâton, il fit suivre ses courbes à l'eau sur laquelle il avait le contrôle, créant de véritables civières de givre pour les deux femmes mises hors de combat, qu'il emmena au loin en faisant signe à Oloren et le loup-garou de s'écarter eux aussi dans les plus brefs délais. Car il le savait, son ami n'en avait pas fini. Celui-ci avait reculé de quelques pas pour admirer le spectacle misérable qui se jouait face à lui. Voilà ce que valait l'union des pouvoirs d'Athis et Ohihir. À croire qu'en fin de compte, ce fourbe de Solunthes avait bel et bien réussit son coup et, à défaut de mette fin aux jours de leur ennemi, l'avait rendu incroyablement faible. Bien des paroles arrogantes à prononcer pour cette occasion traversèrent l'esprit du luuwrien, qui s'abstint finalement. Il n'avait que faire de bafouer le peu de dignité restant à ce rebut de Gladys Engels. La lame d'énergie présente dans son corps diffusait des courants influençant ses transmissions nerveuses et causant une certaine douleur, mais les véritables dégâts n'avaient pas encore été infligés. Le trancheur recula encore de quelques pas sans quitter des yeux la bête au sol, puis tendit les doigts du poing qu'il avait jusqu'à lors gardé fermé. L'électricité condensée au maximum se libéra d'un coup, provoquant une implosion dont l'intensité dépassait l'entendement. Détruire un artefact de l'intérieur, avaient-ils dit. Il avait retenu la leçon et l'appliquait.

Llednar et Nakaën étaient déjà loin. Le rôdeur avait d'abord pensé à emmener le jeune garçon vers Nora, ville qu'il savait particulièrement sûre, mais les informations apportées par Solunthes l'en avaient dissuadé. Ainsi, ils chevauchaient plein Nord, en direction de la capitale naïlikane. La catalite dont semblait avoir besoin leur nouvel allié se trouvait en abondance dans les mines à l'Est de cette cité, et elle était particulièrement éloignée d'Athis. C'était l'endroit parfait pour le moment. Restait que l'ancien disciple de Snori ne se sentait guère en sécurité, ainsi désigné à la garde d'un potentiel ennemi qui le surpassait largement en puissance. Loin d'être dupe, Nakaën perçut ce trouble et lui proposa de lui confier son artefact, afin de dissiper tous les doutes. Ce fut ce qui convainquit définitivement Llednar de lui accorder sa confiance. Capuches rabattues, ils accélérèrent sans se retourner, abandonnant derrière eux leurs amis à un sort certainement peu enviable. Au loin, ils entendirent la foudre gronder et crurent percevoir des battements d'ailes trop puissants pour provenir d'un volatile et très différents de ceux d'un dragon, mais ils ne cherchèrent pas à résoudre ce mystère futile..

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis
Marchombre
avatar

Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 26

MessageSujet: Re: Civicide   Jeu 30 Oct - 0:09

L'énergie résidant en Edwig lui avait fait perdre connaissance, mais son instinct de survie animal le força à rouvrir les yeux. Malheureusement pour lui, il était trop tard pour réagir. Une déflagration d'une puissance monumentale mais d'un cercle d'action restreint se déclencha pendant quelques secondes avant de s'évanouir aussi rapidement qu'elle était apparue. Un épais nuage de poussière se dégagea tout autour du corps de l'Ombre, retombant doucement jusqu'au sol. Tout indiquait qu'il en était fini de l'unique homme en Valato ayant partagé son pouvoir à celui de deux artefacts...

La tension était pourtant à son summum, le peu de personnes encore présentes dans la rue tentaient de discerner le corps sans vie d'Edwig Luthness. Comme en réponse à leurs interrogations, deux yeux globuleux, de la taille d'un poing et d'une lueur sanglante apparurent derrière la poussière. Ne laissant pas le temps de réagir à Orion Délafi, la Bête se jeta sur lui, la gueule grande ouverte dans un rictus de haine profonde. On aurait pu le confondre avec un loup-garou, si ce n'est sa taille largement supérieur à celle de tout lycanthrope, sa gueule dotée d'une cinquantaine de dents plus aiguisées les unes que les autres, de ses griffes acérées montées sur de gigantesques pattes qui évoquaient d'avantage le félin que le canidé -de même que ses yeux-. Son pelage était uniformément noir.

D'un claquement de dents, la Bête démembra Orion, avec la même facilité que si il s'était agi d'une vulgaire poupée. Un geyser de sang aspergea son visage déformé par une colère presque divine. Les griffes du monstre transpercèrent de part en part le trancheur déjà agonisant. En proie à une terrible rage Il plaça dans sa gueule le torse du chef du conseil, retenant ses jambes avec ses pattes arrières. D'un coup de tête, l'Héritier d'Ohihir sépara le torse d'Orion de ses membres inférieurs, transperçant le cœur du malheureux avec ses crocs. Les jambes désarticulées s'envolèrent au loin, parcourues de spasmes, tandis que de l'hémoglobine coulait sur les babines avides de la Bête. Laissant tomber le cadavre au sol, la chose qui avait pris momentanément le contrôle d'Edwig insulta une dernière fois le défunt, lui arrachant d'une main aiguisée les entrailles, pour y récupérer le fourreau, essence de Nigdaoz. Finalement apaisée, la créature tourna sa tête vers le ciel et déclama un long hurlement à l'adresse de ses semblables...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L.Hubs
Marchombre
avatar

Messages : 2051
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 23

MessageSujet: Re: Civicide   Jeu 30 Oct - 13:16

Oswald se dirigeait vers le bâtiment du conseil, où la plupart des personnalités importantes de la ville devaient encore se trouver. Il espérait que la jeune Ehlkaÿd et son gardien l'aient suivi mais ne pouvait en être sûr et n'avait guère le temps de se retourner, devant à tout prix assurer la sécurité des blessées qu'il transportait. Lui-même ne pourrait pas continuer bien longtemps à ce rythme, mais il fallait tenir le coup afin de pouvoir transmettre au plus vite l'information que Offtaür venait de lui apporter : Orion Délafi était mort. Malgré la puissance phénoménale qu'il avait déployé, il n'avait été en mesure de vaincre leur ennemi. Si ni lui ni Melody n'avaient pu l'atteindre, il ne restait aucune force en Valato capable de surpasser celle d'Edwig Luthness. La question de la confiance accordée ou non à Solunthes ne se posait désormais plus. Ce fut avec un certain soulagement que le vieux général constata qu'au moins, cet allié imprévu avait déjà pris la fuite. Épuisé, il déposa avec douceur les blessées à même le sol du tribunal où l'assistance s'était calfeutrée, et un guérisseur vint se mettre au travail sans qu'on eut à l'appeler. Le bâton constituant la forme libérée d'Offtaür redevint simple bijou tandis que son avatar se matérialisait, s'adressant aux deux hommes de pouvoirs qu'étaient Edward et Tolobert.

-Orion Délafi est mort, annonça-t-elle, et l'ennemi est probablement en possession de Nigdaoz désormais. Nous avons sous-estimé sa puissance, il nous faut fuir sans délai et accorder à Solunthes toute l'aide dont il aura besoin.

-Mon roi, je préconise que nous rejoignions Nora, ajouta Oswald. La cité est sûre, et si besoin est, nous pourrons fuir plus aisément par voie maritime.

Kellue, forcée de rester sur place malgré son désir de venir en aide à ses compagnons, se dressa du banc, prit la parole sans se lever du banc sur lequel elle était assise depuis son entrée dans cette pièce souterraine. Le discours prononcé par l’illusionniste quelques instants auparavant se devait de rester relativement secret, aussi fit-elle en sorte de ne pas hausser le ton outre mesure.

-Nora semble compromise par la trahison d'Alderon Fushy, Oswald. Il faut que nous nous rendions à Neims.

Le vieillard aurait eu besoin de plus de détails pour raviser efficacement son jugement mais vit à l'air des autres personnalités présentes qu'il s'agissait de faits véridiques. Il fit un rapide tour d'horizon des autres lieux possibles où aller s'abriter, et finit par en arriver à la même conclusion que son ancienne homologue. D'un hochement de tête, il appuya sa proposition. Tolobert, étrangement silencieux lorsqu'on connaissait sa tendance aux prises de paroles impulsives, était allé échanger quelques mots avec l'un des officiers présents dans l'assemblée, et retourna vers le groupe au moment où ils prenaient leur décision.

-Bien, allez-y. Nous allons vous laisser le temps de prendre de l'avance et nous vous rejoindrons quand ce sera possible.

Offtaür acquiesça. Elle comme tous les autres en étaient conscient, il s'agissait d'un sacrifice que le maire de Rednow leur proposait, et il serait impossible de lui faire entendre raison, quand bien même ils en auraient eu envie. Leur retraite était nécessaire et impliquerait que certains restent en arrière. Bientôt, ceux qui craignaient pour leur vie quittèrent le tribunal, tandis qu'un officier escortait les membres restant de l'expédition et les dirigeants vers les chariots qu'ils allaient emprunter. Un cor retentit dans toute la ville, répondant au hurlement bestial poussé par Edwig. Cor qui se répéta, encore et encore, devenant un signal d'alarme continu signifiant le début de l'évacuation. En bas, il ne restait plus que Tolobert et les militaires, dont la plupart avaient commencé à écrire frénétiquement sur des parchemins. Ces homes étaient tous des officiers compétents en savaient pertinemment ce qui allait se passer. Lorsqu'il s'agissait d'agir dans l'urgence, aucun n'étaient plus efficaces qu'eux. Tous avaient donc, en un peu plus d'une minute, rédigés des missives à quelques mots près similaires, résumant très brièvement la situation et qu'il ne resterait plus qu'à envoyer aux différentes cités les plus importantes du continent, Nora comprise. La traîtrise supposée du maître-savoir rendait incertain le statut de la capitale de l'Oran, mais elle aurait fini par apprendre l'état du joyau de Luuwr de toute manière. Tolobert alla tamponner toutes les missives qu'un des militaires emporta dans un grand sac avant de se diriger en hâte vers la volière, accompagné de trois de ses collègues. Sombre et déterminé, le politicien avait désormais ce regard des hommes que l'on ne voulait pas trouver en face de soi. Il n'avait jamais été des plus intelligents et en avait conscience, mais avait pour lui de ne jamais craindre quoi que ce soit. Les risques ne l'avaient jamais fait reculer : c'était un homme d'action.

-Sortez-moi nos nouveaux canons, colonel, ordonna-t-il. On va vérifier le talent de nos ingénieurs.

Leurs armes n'étaient encore que des prototypes, mais il semblait qu'il était effectivement temps de passer aux premiers tests. Tolobert sortit de la salle du conseil, suivi de ses hommes, et alla se placer en hauteur depuis un poste où il pourrait transmettre ses ordres en gardant une vue d'ensemble sur la situation. On lui tendit une paire de jumelles à travers laquelle il observa leur assaillant. Voilà qu'il avait changé de forme. Il ressemblait vaguement à un loup-garou, si ce n'était que ses dimensions étaient bien plus importantes et que tout, de son faciès à son comportement, clamait sa bestialité sans pareille. Difficile de croire qu'il y avait bien un homme tirant les ficelles, là-dedans. En contrebas, les soldats avaient fait jaillir des hangars de grands canons sur roulettes, dont la balistique permettrait de tirer les projectiles en cloche et ainsi d'atteindre leur cible même dans un terrain urbain peu enclin à leur accorder une visibilité optimale. Une bonne partie des militaires, ceci étant ,avaient fui la ville, que ce soit pour assurer la retraite des civils ou simplement par peur d'être déchiquetés comme l'avait été le chef du conseil. Quel écervelé, celui-là. Attaquer de front un ennemi dont on ne savait rien...son arrogance l'avait perdu. Tolobert serra le poing et les dents, scrutant avec rage l'ancienne Ombre. Il avait osé s'en prendre à Luuwr, dans sa ville. Cet affront ne resterait pas impuni. S'appuyant sur la rambarde, le quadragénaire cria à l'adresse des canonniers et à l'infanterie en contrebas.

-Hommes du Sud ! Luuwr ne connaît que deux maîtres mots ! Victoire et honneur ! Même s'il en coûte nos vies, nous n'allons pas laisser l'occasion au monde de dire que Rednow a été vaincue par un seul monstre ! Aujourd'hui, même si nous perdons, il perd avec nous ! Faites feu !

Presque à l'unisson, les obus décolèrent. La poudre nécessaire à l'explosion avait été agrémentées d'infimes fragments d'émeraudes, hautement inflammables, dont la combustion provoquerait des dégâts conséquents. Tout avait été calculé pour que la précision de ces projectiles approche la perfection et que leur puissance dépasse le décuple de leurs ancêtres. C'était l'arme suprême du Sud, crée pour s'assurer que jamais Naïlika ne puisse de nouveau les prendre de court. Ils s'en servaient finalement pour que le roi du Nord puisse s'en sortir, et remettaient tous leurs espoirs entre ses mains. Quelle ironie du sort. Les premiers obus tombèrent sur la place où se tenait Edwig, détruisant les habitations adjacentes.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaleniel
Marchombre
avatar

Messages : 1165
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 23
Localisation : Devant mon pc.

MessageSujet: Re: Civicide   Jeu 30 Oct - 17:29

Oloren ne s'était pas faite attendre pour monter dans le chariot, bien que convaincue qu'elle irait nettement plus vite à pieds, elle préféra rester auprès de ses amis. Arawn avait lui aussi fait preuve d'une vélocité sans nom, simplement pour porter son assistance à Kellue. Il se devait d'être au plus près d'elle jusqu'à la première transformation, et à présent, sa chasse pour elle se voyait furieusement retardée ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.youtube.com/jaleniel
Louis
Marchombre
avatar

Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 26

MessageSujet: Re: Civicide   Ven 31 Oct - 15:25

Le fourreau de Nigdaoz niché entre ses dents, la bête observa avec curiosité le métal incandescent approchant à grande vitesse de l'endroit où il se trouvait. Une multitude d'explosions se manifestèrent tout autour de lui, sans nullement l'affecter. Intéressé par l'étrange lueur verte qui accompagnait les obus, il tenta d'en attraper un alors que celui ci s'apprêtait à toucher son crane. L'explosif niché dans sa main donna l'impression au monstre qu'il tenait une pierre légèrement incandescente. Peu désireux de continuer son observation, la créature rejeta l'arme en direction de ses agresseurs, pourtant à quelques centaines de mètres de lui. Les ravages de cette attaque furent colossaux. Le trait détruisit trois des canons ainsi que leurs utilisateurs, et s'enfonça dans le sol, déformant la place dans laquelle se trouvaient les artilleurs. De par cette puissante secousse, nombre d'obus partirent dans de mauvaises directions et détruisirent encore d'avantage une ville déjà bien mal en point.

Peu à peu, la taille formidable de la créature se réduisit, pour reprendre des traits humains. Reprenant conscience, Edwig observa la ville dévastée. Il n'avait que de vagues souvenirs des derniers événements. Au sol près de lui était tombé l'artefact de Nigdaoz. Cette attaque aurait bien pu se révéler mortelle pour lui si l'essence d'Ohihir n'était pas venue à son secours. Ramassant le fourreau, il le plaça en sécurité dans une de ses poches intérieures. Avec tous ces événements, il n'y avait nul doute sur le fait que Solunthes était parvenu à s'enfuir. Les canons continuaient à dévaster la ville. Certains, recalibrés rapidement, recommençaient à faire pleuvoir sur lui une marée de feu. Peu désireux de s'y exposer, l'ancien Ombre couru vers le hangar d'où venaient les tirs.

Une multitude de soldats s'y activaient, tentant avec difficulté de faire fonctionner les canons encore en phase de prototype. Avançant dans les lignes ennemies, il détruisit une à une les armes ennemies sans prêter attention aux soldats. Une seule personne était morte de son fait aujourd'hui, et Edwig estimait que sa destruction était méritée. Les militaires tentant de l'empêcher de détruire ce qu'ils considéraient comme les objets de leur salut comprirent vite que leurs épées étaient inutiles contre lui. Un gradé suicidaire tira un obus sur leur position, dans une tentative désespérée d'arrêter l'Ombre. Avant que le Hurleur ait eu le temps de l'arrêter, le projectile atterrit sur le sol, tuant tous les hommes encore présents sur le champs de bataille... Si ces imbéciles lui avaient simplement remis Solunthes, rien de tout cela ne serait arrivé...

Bien loin de là, à cheval accompagné par Oswald et Kellue, Edward se retourna une dernière fois vers Rednow, de nouveau en feu après cinq ans de paix. La terrifiante vérité se présentait devant ses yeux. Un seul homme était responsable de ce massacre. Et il fallait à tout prix l'anéantir. Pourtant, ce n'était pas le seul problème auquel il était confronté... La mystérieuse trahison de Fushy ainsi que l'élaboration en secret d'armes de destruction massive de la part de Luuwr inquiétaient énormément le jeune roi. Valato était plus divisée que jamais, alors que la plus grande menace de ce temps venait de naître... Le maire de Rednow s'était sacrifié pour leur retraite, et il ne pouvait s'empêcher d'admirer cet homme pour la fin tragique qu'il allait probablement connaitre. Pourtant, le souverain de Naïlika n'avait aucune idée de la manière dont allait réagir Kesron face à cette perte. Il leur faudrait absolument s'unir...

Un guérisseur s'occupait activement de Melody, allongée sur un chariot. Bienheureusement, ses blessures se révélaient superficielles. L'armure de Belwur avait encaissée la majorité du choc. La jeune femme ne cessait de se remuer, dans un désir presque suicidaire de retourner au combat. Pour l'en dissuader, deux hommes étaient obligés de la tenir par les épaules. Sa défaite et son humiliation avaient été totales...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L.Hubs
Marchombre
avatar

Messages : 2051
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 23

MessageSujet: Re: Civicide   Ven 31 Oct - 17:55

Rednow étaient plongé dans un chaos verdâtre. Des décombres s'élevait une étrange fumée, substitut de l'union des émeraudes et de la poudre à canon les rendant particulièrement dangereuses. Edwig Luthness n'avait pourtant pas subi le moindre dégât face à cette pluie de feu, et était même parvenu à les désarmer en un rien de temps, ridiculisant presque cette nouvelle invention à la pointe de la technologie luuwrienne. Tolobert était prêt à jouer pour le tout lorsque la foudre se mit de nouveau à tomber. Cette fois-ci, elle semblait plus naturelle, accompagnée qu'elle était de nuages sombres et de courants violents : un orage émergeait, jurant avec le ciel bleu d'auparavant. À travers les éclats de lumière créés par ces éclairs violents, une silhouette puissante, majestueuse, se dévoila petit à petit, battant des ailes en direction de Rednow. Cette créature, Llednar l'avait entendue au loin, et la caravane que formaient les fuyards l'avait clairement vue filer droit au-dessus de leurs têtes. Ils en avaient alors été si estomaqués qu'ils avaient pensés à s'arrêter, soudain portés par un vent d'espoir. Leur retraite étant d'importance capitale, nul ne se risqua à se stopper pour observer le spectacle, mais la possibilité qu'ils n'aient pas à combattre de nouveau ce monstre et qu'au moins une partie du joyau soit sauvé leur traversa l'esprit. La bête se posa sur le toit d'un bâtiment encore intact, révélant son corps musculeux aux pattes larges et ses ailes d'imposante envergure, avant de pousser un hurlement en direction d'Edwig, debout au milieu des décombres. L'air projeté par cette impulsion vocale suffit à chasser le nuage de poussière s'élevant dans la zone suite au tir malencontreux de l'un des soldats, laissant au griffon la liberté d'observer la cause de tout ce trouble. Il était Railnok, un jeune mâle issu du clan des mers. Les siens vivaient depuis des siècles sur ces îles situées entre l'Oran et Hovo, à l'écart des humains et de la plupart des bêtes. Jamais, jusqu'à lors, l'un de leurs membres n'était intervenu pour remettre l'ordre sur l'une des zones dont ils avaient la charge, cela dit la situation était exceptionnelle. Railnok surveillait déjà Rednow lorsque les automates de naÏlika l'avaient attaquées, et n'y avait trouvé prétexte à la moindre apparition. Ces curiosités demeuraient des armes humaines comme toutes celles qu'ils étaient capables de produire, et ne concernaient jamais que ces fauteurs de troubles. Mais venait un moment où eux, griffons, en tant qu'espèce la plus puissante de Valato, se devaient de faire régner l'ordre. Cette abomination hybride n'avait rien de naturel et ne méritait en aucun cas le droit de vivre. Sa seule existence risquait de détruire le fragile équilibre instauré par les quatre nations, il y avait cinq ans de cela. Agrippé par ses serres à son perchoir, Railnok battit des ailes, déployant un vent puissant, suffisant pour plaquer n'importe quelle bête au sol, voire à l'y broyer, puis prononça ces mots qui résonnèrent tels le tonnerre qu'il avait emporté avec lui :

-Toi qui menace Valato, donne toi la mort ou je serai dans l'obligation de te la donner !

Tolobert, du haut de sa tour de guet, n'eut plus besoin de ses jumelles. Il s'était penché sur la rambarde et observait la mythique créature ayant volé à leur secours, subjugué. Enfant, on lui narrait des histoires sur les griffons ; et lorsqu'il avait entendu dire que le groupe de l'expédition en avait rencontré un, il ne l'avait pas cru. Ces êtres n'étaient que des légendes, des vestiges du passé. Pourtant la vérité venait d'atterrir en face de lui.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis
Marchombre
avatar

Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 26

MessageSujet: Re: Civicide   Ven 31 Oct - 18:16

Fut un temps, bien lointain, où un Gryffon était intervenue dans l'un de ses combats contre l'équipe de Snori Pendragon. A cette époque, la créature légendaire avait pacifiée la zone par sa simple présence. L'existence de ces bêtes lui semblait alors impossible. Depuis sa rencontre avec Athis, il avait beaucoup appris sur elles, et compris plus précisément à quel point elles étaient dangereuses. Leurs pouvoirs surpassaient de loin ceux de n'importe quel artefact, et leur longévité, ainsi que leur résistance était bien au delà de toute être vivant en Valato. Ils n'intervenaient que très rarement dans les conflits humains, et celui-ci le jugeait apparemment comme une menace pour l'équilibre de ce monde...

- Ces humains se sont eux même infligés ce sort. Je ne fais que vivre et poursuivre mes objectifs. Pourquoi devrais-je obéir à tes désirs, Gryffon? J'ai tout autant le droit que toi d'exister!

Loin d'Edwig l'envie de palabrer à une telle créature, mais il en avait assez de ces menaces de mort continuelles qui se terminaient par des bains de sang. Avec un peu de chance, il pourrait convaincre le Gryffon de l'épargner...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L.Hubs
Marchombre
avatar

Messages : 2051
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 23

MessageSujet: Re: Civicide   Ven 31 Oct - 18:29

Les humains souffraient définitivement d'un mal qui ne concernait qu'eux sur cette terre : ils ne disposaient d'aucune notion d'équilibre. Le bien et le mal régissaient leurs tristes vies, les empêchant de comprendre que seul l'ordre importait, et que seul le chaos devait être chassé. Lui qui possédait désormais les pouvoirs d'Athis, Ohihir et plus encore n'avait fait aucun mal qui le condamnait à disparaître. C'était sa nature seule qui risquait de faire sombrer Valato. Une seule personne ne pouvait posséder un pouvoir si démesuré sans avoir conscience des responsabilités que cela allait impliquer. Cela même qui composait la psyché humaine s'avérait incompatible avec cette force dantesque, qui ne serait utilisée qu'au gré des émotions débiles d'Edwig Luthness. Railnok n'avait aucune envie de le tuer mais le devait, et ne pouvait se permettre de tarder. Il se laissa choir près de son adversaire et le frappa du revers de sa patte avant, l'envoyant ainsi s'écraser sur une paroi alentours avant de le gratifier d'un éclair dans la seconde suivante.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Louis
Marchombre
avatar

Messages : 1316
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 26

MessageSujet: Re: Civicide   Dim 2 Nov - 15:01

Sans qu'Edwig ne l'ait anticipé, la créature céleste arriva à son niveau et lui infligea un assaut d'une puissance bien supérieure à toutes celles qu'il avait pu subir par le passé. Tandis que l'attaque le projetait dans le mur, l'Ombre sentit chaque cellule douloureuse de son corps, avant que son armure ne le recouvre entièrement. Sans qu'il ne puisse l'expliquer, le fait de puiser dans l'essence des artefacts pour changer d'apparence atténuait grandement les douleurs qu'il ressentait. C'est entre autre ce qui l'avait sauvé face à l'attaque fulgurante d'Orion Délafi. Malgré cela, le choc qu'il endura lorsqu'il percuta un mur lui donna le sentiment d'être parcouru par la foudre.

Et c'est très précisément à ce moment là que le gryffon décida de lui envoyer un éclair d'énergie. Edwig parvint à esquiver le choc électrique d'une roulade et se releva, faisant face à la bête. Une pluie drue vint s'abattre soudainement sur Rednow. En quelques secondes, le terrain jonché de débris se trouva inondé par quelques centimètres d'eau. La mobilité du Hurleur s'en trouverait sans aucun doute très diminuée. Pas en reste, son ennemi déferla sur lui une bourrasque d'air, qui se mêlant à l'eau, prenait une apparence meurtrière. En quelques sauts, Edwig parvint à s'extraire de son cercle d'influence sans être happé par la force destructrice. Il comprit alors qu'il ne parviendrait jamais à sortir vivant de ce combat si il subissait les offensives de son adversaire. Il devait imposer sa manière de combattre au gryffon. A grandes enjambées, l'ancien Ombre fonça sur lui, encaissa douloureusement un nouvel éclair sans ralentir sa course, puis abattit le bâton qui venait d’apparaître dans sa main sur l'épaule du gryffon. Le choc fit jaillir quelques étincelles qui s'éteignirent presque aussitôt sous l'humidité ambiante. Un peu sonnée, la créature recula de quelques pas, avant de subir une deuxième, puis une troisième attaque. Se ressaisissant au dernier moment, le gryffon parvint à arrêter d'une de ses pattes avant le coup se dirigeant vers son crâne.

Edwig tenta, sans succès, de soutirer son arme de l'emprise de la créature, qui le regardait désormais avec une colère noire. Le monstre fit jaillir de sa patte libre un éclair qui déclencha de terribles souffrances à son adversaire. Tombant dans l'eau –qui montait peu à peu–, Edwig laissa le liquide froid le rafraîchir un peu, avant de se lever prestement. Son adversaire semblait aussi affecté que lui. Il semblait que le bâton d'Athis avait fait circuler l'électricité jusqu'à son instigateur. Cela aurait été une excellente nouvelle, si le Hurleur avait pu le récupérer. Malheureusement, son arme semblait perdue dans le flot des eaux assaillant la ville.

Peu décontenancé pour autant, Edwig profita de la surprise du gryffon pour lui asséner quelques coups à main nue, usant les griffes d'Ohihir pour faire d'avantage de dommage. Malgré l'exo-armure dont il s'était muni, taper la créature ouvrit une multitude de petites plaies sur les mains de l'Héritier. Il eut néanmoins la satisfaction de voir deux larges plaies sur le corps de la bête. Le gryffon contre-attaqua d'un violent coup de bec qui entailla sévèrement son épaule. Face à la douleur, Edwig recula de quelques pas, vite franchis par son opposant, qui par ses serres aiguisées, le saisit à la gorge.

La pression infligée à son coup était telle qu'il fut surpris que sa tête n'ait pas déjà explosée. Le sang lui montait à la tête à une vitesse phénoménale. Pour se libérer de l'étreinte, l'Ombre amorça plusieurs coups de pieds qui ne touchèrent pas leur cible. Le regard acéré du gryffon semblait le narguer tandis que la vie le quittait peu à peu. Tentant une dernière technique désespérée, Edwig agrippa ses jambes autour de la serre de la bête, puis profitant de l'appui qu'il venait de gagner, donna un violent coup de coude à la jointure des griffes de la créature.

L'ombre n'eut que le temps de prendre une bouffée d'air avant de tomber dans l'eau glaciale qui l'entourait. L'écho du cri de douleur du gryffon, déformé par l'eau dans laquelle il se trouvait était terrifiant. Émergeant du crachin constant qui s'abattait désormais sur Rednow, Edwig vomit une eau teintée de quelques caillots de sang. Une toux terrible le prix, tandis qu'il tentait tant bien que mal d'évoluer dans la gigantesque mare qui s'était formée au sein même de la ville. La créature avait pris de la distance, s'envolant sur une maisonnée afin de lécher ses plaies. Edwig devrait bientôt l’imiter, l'eau arrivant maintenant au niveau de son torse.

Cette partie de la ville commençait lentement à sombrer dans les abysses de la mer. Saisissant un mur comme une bouée de sauvetage, le colosse parvint à s'extraire d'un courant dont la puissance ne faisait que se décupler. Une multitude de débris flottaient dans les rues, entraînés par les flots. Au sommet du toit, Edwig chercha de nouveau son adversaire du regard. La bête avait disparu de l'endroit où elle se trouvait auparavant. Un sang noir, visiblement indélébile, résidait encore là où le gryffon s'était trouvé quelques secondes auparavant. Scrutant les airs avec attention malgré le déluge qui s'abattait sur lui, le plus grand ennemi de Valato regretta la perte de son bâton. Sans lui, il se sentait démuni de sa meilleure arme.

La créature volante apparue enfin face à lui, visiblement décidée à le faucher étant donnée la vitesse à laquelle elle arrivait. Avec des réflexes hors du commun, Edwig parvint à l'attraper au vol, son épiderme déchiré face aux plumes de la bête. Peu décontenancée, le gryffon continua de planer. Accroché à son flanc, l'Ombre monta sur son dos à la force de ses bras, laissant sur la bête de nouvelles plaies. L'air assailait son visage tandis qu'il tenta de trancher la gorge de la créature. Avant de parvenir à son but, le monstre parvint à le désarçonner, le faisant tomber dans les airs.

Dans sa chute, Edwig remarqua avec discernement un léger scintillement dans le déluge qui s'abattait au sol. Son bâton! Plongeant lourdement dans l'eau, il se rapprocha de l'arme salvatrice d'une brasse puissante, nageant à contre courant. L'héritage d'Athis, insensible aux flots, se situait à une vingtaine de mètres de lui. Nombre de débrits forcèrent le Hurleur à ralentir sa course, afin de ne pas être emporté par le courant. Lors qu’enfin, il fut à portée de bras de son arme, les serres du gryffon se refermèrent sur son dos, le plaquant puissamment au sol.

Le colosse était pourtant si près du but... Tendant le bras avec la force du désespoir, il ne parvint pourtant pas à atteindre le bâton. Le bec de la bête commençait à lui lacérer le cou, et il sentait peu à peu ses réserves d'oxygène diminuer. Il ne pourrait se défaire de cette étreinte mortelle, Edwig en avait bien conscience. Soudain lui vint en tête son combat à Véonde. Lorsque Solunthes avait maîtrisé Ohihir, lors de leur première confrontation, le Sage avait abandonné sa forme hybride afin de sortir de la zone d'influence de son ennemi. L'imitant, le géant repris sa forme purement humaine, se libérant ainsi des serres de son adversaire. Battant des pieds avec puissance, il parvint à récupérer son arme avant de se vêtir de nouveau de sa protection.

Surprise par cette soudaine métamorphose, la créature remonta à la surface pour respirer lorsqu'Edwig s'agripa fermement au dos de la bête et passa son bâton autour de sa gorge. Tirant de toutes ses forces sur son arme, il força son adversaire à garder la tête sous l'eau, tandis que debout sur lui, il s'emplissait les poumons d'oxygène. Le gryffon se débattit pendant une longue minute, blessant ainsi le colosse à de multiples reprises. Mais bien conscient de son avantage, l'Héritier d'Athis et Ohihir ne relâcha pas la pression, ignorant la douleur. Bientôt, la créature cessa de bouger. Précautionneux, Edwig tira la tête du monstre de toutes ses forces, qui s'arracha finalement.

Trempé jusqu'à l'os, son terrible trophée en main, l'Ombre victorieuse remonta avec difficulté sur un toit pour constater que le soleil était revenu sur Rednow. La ville était pourtant dans un bien triste état. L'eau continuait à se déverser dans les rues, et certains bâtiments semblaient sur le point de s'écrouler. Il semblait bien dur de croire qu'Edwig n'était pas le responsable de ce cataclysme...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L.Hubs
Marchombre
avatar

Messages : 2051
Date d'inscription : 27/09/2011
Age : 23

MessageSujet: Re: Civicide   Dim 2 Nov - 15:19

Ainsi le griffon avait été vaincu, et Rednow sombrait sous les eaux. Cette journée serait gravée dans l'histoire de Valato, serait décrite comme un cauchemar dont les spectateurs ne pouvaient s'éveiller. Tolobert avait observé la première partie de la confrontation depuis son poste avancé, puis en avait changé lorsque les flots agités par les vents puissants de la bête étaient venus faire flancher les infrastructures pourtant solides des bâtiments. Lorsque Edwig Luthness avait plongé la tête de leur sauveur afin de le noyer, le maire n'y avait cru. Pourtant, la victoire de leur ennemi avait été signée d'un acte encore inédit, dont il ne restait qu'un funeste trophée. En voyant cela, il avait comprit qu'il ne lui restait guère qu'une solution. Puisque sa cité semblait encline à dépérir, autant se retirer avec grâce. Immergé jusqu'aux hanches, un flambeau à la main, Tolobert faisait luire par ce faible brasier les réserves verdoyantes d'émeraudes de la ville. Tant de pierres précieuses, qui seraient bientôt perdues dans l'immensité de l'océan si on ne s'en servait pas dès à présent. Le doute l'assaillit, quelques instants. Avait-il envie de périr ici, sans savoir si son dernier geste audacieux aurait une quelconque utilité, sans savoir si cela en valait la peine ? Il avait encore tant de choses à vivre, tant de petits-enfants à voir naître. Puis le sourire sur son visage apparut aussi clairement que la réponse dans son esprit était limpide. Oui. Cela en valait la peine. La flambeau chuta, heurta la paroi lisse des joyaux. Et Rednow disparut dans un feu d'artifice de jade.

_________________
Time to tip the scales!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Civicide   

Revenir en haut Aller en bas
 
Civicide
Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le pot à crayon :: À l'aventure!-
Sauter vers: