Le pot à crayon

Avec un crayon, on peut écrire dessiner, faire de la musique en tapant partout avec. On peut créer avec un crayon.Alors imaginez ce qu'on peut faire avec un pot à crayon!
 
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 De vieux amis

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Louis
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Ven 16 Mar - 18:12

Un déluge tombait maintenant sur le joyau de Luuwr. Rednow, ville désertée depuis l'annonce de l'attaque imminente de Nailika. Dans quelques jours, le destin de la guerre serait fixé. Si ils perdaient, tout Valato tomberait aux mains des bouchers Nailikans. Nul doute que le combat serait rude. Les artéfacts ne suffiraient surement pas à compenser les effectifs manquants dans le camps des Luuwriens. Melody déambulait dans les rues, plongée dans ses pensées. Trempée jusqu'à l'os, elle n'utilisait pourtant pas son pouvoir de brûleuse pour faire évaporer l'eau qui ruisselait dans ses cheveux et sur ses vêtements. La métropole ressemblait aujourd'hui à une ville fantôme, tant les activités étaient réduite au minimum. Quelques passants encapuchonnés, ne prêtant guère d'attention à elle, fonçaient, tête baissée, vers un abris quelconque. Melody, au contraire, leva les yeux vers le clocher du grand temple de Rednow, qu'elle apercevait entre les maisons. A cet instant magique où seule la pluie troublait le silence, sept coups de cloche résonnèrent dans toute la ville. Melody savait qu'elle devrait bientôt rejoindre le reste du groupe, mais elle n'en avait pour l'instant pas la moindre envie. Presque instinctivement, elle fit pousser des ailes noires sur son dos, et se laissant emporter par les fortes bourrasques, elle prit son envol avec grâce. En quelques battements d'ailes, elle atteint le niveau du temple. L'imposant bâtiment en imposait par sa grandeur et son austérité, malgré la hauteur qu'avait prise Melody. Effleurant l'ardoise qui constituait le toit du lieu de culte, "l'ange" gagna encore de l'altitude, jusqu'à pouvoir scruter la ville dans son ensemble. L'air se faisait rare en ce lieu, contrairement aux nuages, dont le contact glacial trempait d'avantage la jeune femme. Battant des ailes, Melody dispersa bien vite l'onde. Autour de la ville, sur les flancs nord et ouest des barricades se construisaient malgré la pluie pesante. Fronçant les sourcils, la jeune femme cru apercevoir deux armées, marchant toutes les deux côte à côte, mais se distinguant par leurs couleurs. Elles se rapprochaient, mais ne semblaient pas hostiles. Tel un faucon en vol, Melody fondit vers les troupes. A leurs habits, et à la couleur rousse caractéristique des cheveux des hommes en tête, la militaire devina qu'il s'agissait de renforts hovoites. La deuxième armée était quant à elle très uniforme, et portait les écussons Reydorans. Atterrissant avec grâce au milieu des deux colonnes, elle attendit que les généraux viennent à sa rencontre. Du coté Reydoran, deux hommes s'avancèrent. Un général avec une moustache des plus ostentatoire, et un regard dur. Aussitôt, Melody le jugea comme un homme compétent. A coté de lui se trouvait le prince Edward, souriant à son égard. Il ne lui avait jamais adressé la parole, mais il la connaissait de réputation. Il déclara seulement :

- Les Reydorans tiennent toujours leur parole! Nos hommes sont à vos ordres.

Melody s'inclina et remercia le Prince, avant de se tourner vers le chef hovoite, qu'elle supposait être un membre de la renommée famille Fambriel.
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Jaleniel
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Ven 16 Mar - 18:39

Le déluge avait fait rentrer Ilyanna et Arawn à l'ambassade. Pas Oloren. Cette pluie lui était indifférente. Elle marchait à travers la ville et se retrouva quelque temps après derrière Melody, qui était face à deux armées. Elle avança vers elle. Elle avait reconnu Edward de Reydoran. Son frère lui avait parlé du prince lors du voyage. S'il connaissait Erlyn, il y avait des chances pour qu'il sache qui elle était. Arrivé au niveau de Melody, elle fit preuve de perspicacité.

- Des alliés ? Peut-être que Rednow va pas disparaître, finalement ...

Aucun sentiment dans sa voix, seulement une conviction. Aucuns d'entre eux ne valaient son frère, du moins à ses yeux. Conviction trop facilement transportée dans ses mots. Il était facile de ressentir un malaise dans l'esprit de la jeune fille. Malgré cela, les mains dans sa tunique blanche en mithril, elle attendit auprès de la capitaine.


Ilyanna s'était glissée dans un bon bain chaud tandis qu'Arawn s'était simplement essuyé. Il se transforma en loup-garou et observa l'horizon. Il était le seul véritable gardien. Il possédait nombre des secrets de son maître, mais il les possédait seul. Seulement il le savait très bien, Arawn n'était pas fait pour être indépendant. Il lui fallait un maître. Il avait toujours eu un maître. Il ne savait pas comment faire autrement. Malgré cette soudaine réflexion, le maître-loup en connaissait déjà la conclusion. Il appartiendrait à Oloren. Elle était sa sœur cadette, il était normal qu'elle hérite de ses biens. Car Arawn ne se considérait pas comme quelqu'un, mais comme quelque chose. Il ne pouvait se résoudre à servir son ancien seigneur, Ohihir, puisque le culte de l'artéfact avait autrefois coûté la vie à son peuple. Il ne pouvait s'en remettre qu'à la jeune fille aux cheveux roses. Il avait toujours été gardien depuis sa rencontre avec Erlyn, alors qu'il n'avait que l'âge de Feldryn. Il resterait donc un gardien. Auprès d'un autre maître...
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Sam 17 Mar - 7:09

Feldryn avait couru jusqu'à l'ambassade et avait choisi la première chambre qu'il avait vu. Après avoir pris un bain, il chercha des vetements propres et remarqua une tenue de soirée. Il l'enfila et, en se regardant dans le miroir, remarqua que la tenue combinée au bandeau sur son oeil droit lui donnait l'air plus mature. Il se regarda dans le miroir un court moment et finît par s'allonger sur le lit en repensant à tout ce qui l'avait amené à rejoindre ce groupe.
Il songea que dès que possible, il devrait chercher un remède ou une solution à ce qu'il avait à l'oeil droit. Il se demandait ce que faisait les autres, en particulier Oloren.
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L.Hubs
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Sam 17 Mar - 19:27

Valato fut, au cours de sa longue histoire, parcouru par bien des conflits. Les plus sanglants d'entre eux, prenant racine au septième siècle de cette ère, fit naître les quatre grandes nations. Luuwr et Nailika, depuis ce jour, avaient toujours connu quelques chauds et froids. L'Oran, terre prospère, se rattachait à ceux l'arrangeant le mieux, afin d'en tirer le plus de richesse possibles. Enfin, Hovo, la grande région agricole, conservatrice, égalitaire, demeurait neutre dans toute circonstance. En général, nul ne dérogeait à ces règles ancestrales. Pourtant, aujourd'hui, les Fambriel étaient animés d'un désir de vengeance. Qu'on vienne souiller leur terre passait encore. Que leur fille décide de fuguer pour voler de ses propres ailes, ils pouvaient le comprendre. Mais qu'on ose s'en prendre à elle en l'enlevant de force n'était pas tolérable. Cet incident ne touchait pas que la grande famille de Wuhm. Face à la nouvelle, tout le pays s'offusquait. Menés par Aorick Fambriel, mille cinq-cent hovoïtes accouraient donc à l'aide de leurs voisins luuwriens. Ils ne savaient pas se battre, possédaient des équipements rudimentaires, mais s'animaient d'une volonté de fer. Lorsque la capitaine Jennsen, dans une forme hybride entre une femme et un dragon, vint se poser près d'eux, le grand homme s'approcha. Il avait des cheveux d'un roux intense coupés courts, quelques éphélides sur les pommettes, les mêmes yeux verts que Zia. De prime abord, ce paysan d'une soixantaine d'année semblait bourru, inflexible, peut-être même fruste, mais il dégageait également une grande générosité.

-C'est avec une détermination à toute épreuve qu'Hovo vient apporter son soutien à ceux qui l'ont défendu par le passé, annonça-t-il, récitant une phrase répétée depuis des jours.

Un jeune soldat d'une petite vingtaine d'année déboula presque au même instant dans le salon de l’ambassade, où Snori se trouvait à présent, accompagné de ses deux disciples et du reste des membres actuels ou passés de leur groupe. Il bafouilla quelques mots avant que le prince ne lui conseille de reprendre son souffle, puis parvint finalement à articuler quelque chose à propos de troupes alliées. Irwan, bien qu'ayant abandonné le trône de l'Oran pour se livrer corps et âme à cette bataille, eut tout de suite la curiosité d'un chef de guerre, et harcela le larbin de questions. Lorsqu'il eut tiré suffisamment d'informations, il jugea qu'il était préférable de se rendre directement sur place pour voir ce qu'il en était. Oswald, lui aussi militaire aguerri, insista pour le suivre, et Walho tint son rôle de protecteur en accompagnant lui aussi son supérieur. Tous trois sortirent donc du grand bâtiment et se préparèrent à marcher jusqu'aux portes de la cité fluviale, lorsqu'Irwan vit du coin de l'œil les véhicules disposés sur la petite placette. Ils y étaient déjà la dernière fois qu'ils étaient venus ici.

-Vous pensez que ces engins fonctionnent? lui demanda Oswald, visiblement intéressé lui aussi.

-Ce n'est pas très prudent de...commença le majordome.

-Il n'y a qu'un moyen de le savoir. Allons y.

Avec son flegme habituel, il agrippa l'unique manche faisant office de guidon. L'appareil se tenait sur trois grandes roues, était muni d'un siège de cuir élégant, de deux pédales et d'un toit vulgaire. Oswald, bien que curieux, préféra attendre de voir les résultats avant de se lancer à son tour. Sans plus attendre, l'historien activa les mécanismes de mise en marche, se pencha en avant, prêt à devoir manœuvrer en urgence...mais rien ne se passa. Quoiqu'il fasse, le véhicule n'avançait pas. Dix minutes plus tard, les trois hommes avaient rejoint Melody et Oloren. À pied.


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MessageSujet: Re: De vieux amis   Sam 17 Mar - 21:07

Laly fit une moue dégoutée lorsqu'elle sentit l'odeur fétide qui s'était imprégnée de ses vêtements. Snori avait raison sur un point particulier : avant tout, ils devaient tous se changer ... Elle la première.

Discutant de tout et de rien avec Nigfol, des fleurs qui poussaient dans les Monts Pourpres ou encore des poissons comestibles dans les fleuves de Valato, la révulseuse et son artéfact s'avançaient pas à pas vers ce qui serait leur nouvelle demeure pour peu de temps. Grimpant les escaliers quatre à quatre, il ouvrit la première chambre qui lui fit face, vide. Tout en jetant ses affaires sur le sol, elle courut presque jusqu'à la salle d'eau, se déshabilla, détacha ses cheveux et ouvrit simultanément les robinets. Nue sous l'eau brûlante, elle sentait ses soucis s'évaporer en même temps que la crasse sur son corps. Finalement, le deuil de son père n'avait été pas si difficile que ça, même si elle se doutait bien que son absence se ferait ressentir un moment ou à un autre. Mais, pour l'instant, elle voulait faire le vide. Le calme avant la tempête.

Habillée d'une tunique en coton mauve, elle s'apprêtait à rejoindre Snori à l'extérieur, lorsque la porte d'une chambre entrouverte aiguisa sa curiosité. Il s'agissait de celle Feldryn. Laly n'avait jamais porté la moindre attention au jeune homme, et en était presque honteuse. Toquant à la porte, elle passa sa tête dans l'entrebâillement.

- Salut ! Tu l'auras certainement deviné, mais je suis Laly. Joli bandeau.

Après tout, Snori et Melody pouvaient bien encore attendre une minute ou deux ...
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Sam 17 Mar - 22:43

Feldryn sursauta en entendant la jeune femme. Il se redressa rapidement. Il lui semblait qu'il ne la connaissait pas mais n'aurait rien eu contre le fait que ça change. Feldryn n'aurait pas dit non à une amie. Les seules personnes du groupe qu'il connaissait étaient Arawn et Oloren. Arawn n'avait pas l'air de l'apprécier particuliérement. Quand à Oloren, il lui avait à peine parlé.

-Ah... Enchanté, moi c'est Feldryn. Merci pour le compliment. Euh... Comment tu vas?

Le jeune homme n'était vraiment pas doué pour engager des discussions, ce qui l'énervait au plus haut point.

[HRP] Je tiens à préciser que j'ai édité mon post, au cas où.[/HRP]
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Dim 18 Mar - 16:13

Laly fit un sourire à peine perceptible. Dans ses souvenirs, elle n'avait vu strictement personne lui parler, si ce n'est Oloren à quelques reprises. Elle doutait même d'une plausible discussion entre le jeune homme et Snori. Pourtant, il n'avait pas l'air bien méchant, un peu timide, certes, mais de quoi le snober pour autant. Rien que dans sa manière de parler, la révulseuse pouvait sentir sa gêne et sa timidité. Toujours dans l'entrebâillement de la porte, elle lui répondit :

- Tu as de la chance, généralement, je n'aime pas trop parler, surtout pas avec des gens que je ne connais pas. Qu'est-ce que tu viens faire ici ? Ah, au fait, je suis la porteuse de l'artéfact Nigfol, ajouta-t-elle en secouant son poignet. Bon, elle doit certainement faire la tête là... Faut dire qu'elle a pas un caractère facile, mais c'est comme pour tout le monde, il faut apprendre à la connaître.

Ce détail avait uniquement pour but de provoquer l'avatar, mais ce ne fut pas le cas. Bizarrement, Laly en était presque déçue. Il fallait bien avouer que, même si une relation bien plus saine s'était établie entre elle, la taquiner en était presque jouissif.
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Dim 18 Mar - 16:53

Au fur et à mesure qu'il parlait avec Laly, Feldryn se sentait plus à l'aise. La jeune femme avait l'air plutôt sympatique. Quand elle lui demanda ce qu'il faisait ici, il ne pût s'empêcher d'hésiter quelques secondes avant de répondre:

-Et bien, je suis parti de ma maison après avoir eu un accident. Je ne pouvais pas me permettre de rester là-bas. J'ai décidé d'aller à Nora et quand je suis arrivé, j'ai commencé à déambuler dans les rues. Et là, Arawn m'a carrément sauté dessus! Il m'a posé quelques questions et finalement, il m'a dit qu'il allait me former. Parce que, d'après ce qu'il m'a dit, je serais comme lui, si tu vois ce que je veux dire.

Feldryn garda le silence quelques secondes avant de parler à nouveau.

-Et toi? Et, en fait, désolé mais je ne sais pas ce qu'est un artéfact.
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Margogotte
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Dim 18 Mar - 20:25

Dans toute sa vie, et bien qu'elle fut encore à un stade peu avancé, Habeth n'avait jamais vu de pièce aussi belle. Certes, elle avait visité brièvement le palais de Nora en compagnie de Zia et Alix, mais l'ambassade de l'Oran était bien plus imposante. Il se dégageait non pas une sensation de luxe éprouvé, mais plutôt de richesse, vertueuse, comme si son but était plus d'apporter confort aux habitants plutôt que d'étaler sa splendeur sur le trottoir.
La beauté de sa "chambre" laissa la jeune fille sous le choc durant quelques secondes. Contemplant l'immense pièce (bien que de dimensions moindres que celles de ses camarades), elle ne put se décider à avancer. Les plaintes et enluminures au plafond étaient recouvertes de fines feuilles d'or, et les murs d'un blanc pur resplendissaient, éclairés par la lumière pâle qui tombait des fenêtres, traversant aisément les épais rideaux de velours rouge. Il y avait des tapis au sol, et il était évident qu'ils n'étaient pas là pour cacher le mauvais état du parquet, comme ceux de l'auberge à Nora. Les pieds d'Habeth s'enfoncèrent profondément dans le tissu moelleux, et elle ne put résister à la tentation d'ôter ses bottes. Remuant les orteils avec délice, elle caressa du bout des pieds la laine qui s'entrelaçait. Sortant de sa léthargie, elle fit quelques pas, tournant sur elle-même, avant de s'approcher de l'imposant lit à baldaquin. Le domestique qui lui avait montré sa chambre l'avait qualifiée de "remarquablement modeste", et cela avec un petit air dédaigneux, avant de lui expliquer que les membres influents du groupe avaient hérité des plus spacieuses. Il était difficile pour une jeune fille telle que Habeth, issue d'un milieu rural, d'imaginer à quoi ressemblerait une chambre encore plus belle. Cela existait-il seulement ?
Après s'être lavée rapidement et avoir senti avec délice les démangeaisons de son bras s'estomper sous la chaleur de l'eau, oubliant sa fatigue, elle enfila un caleçon propre qui trônait sur un splendide fauteuil tapissier, dont le rembourrage était distendu et maintenu par de gros clous argentés. Par-dessus son court pantalon moulant, elle glissa sa tête dans une tunique de laine légère, brune, et ceignit sa propre ceinture. Ensuite, elle chaussa ses bottes, fit rouler ses épaules pour ajuster sa courte veste, et ouvrit la porte donnant sur le couloir. Elle fut surprise d'y trouver Laly, en pleine conversation avec le jeune homme qui se nommait Feldryn. Celui-ci, bien que discret, avait immédiatement plu à Habeth durant les quelques jours qu'ils avaient passé ensemble, car il lui semblait qu'ils n'étaient pas trop différents: comme elle, il était discret, réservé, et adressait rarement la parole aux autres. Si la jeune femme savait qu'elle était en train de changer, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir de l'affection pour ce garçon qui paraissait si maladroit. Elle le regarda quelques secondes, puis traversa le couloir sans cacher sa présence comme elle l'aurait fait quelques semaines plus tôt. Souriant à Laly et à Feldryn, elle descendit l'imposant escalier, se rendant dans le salon. Zia s'y trouvait, avachie sur un canapé. Habeth s'assis à ses côtés, et tout d'abord elle ne dit rien, se contentant de savourer la présence de l'adolescente. Puis, au bout d'une minute ou deux, elle dit, sans trop savoir pourquoi exactement, juste pour le plaisir de parler:

"J'ai envie d'un cake aux noix. Ma mère en faisait un, avant. Régulièrement, elle m'envoyait chercher des noix et des noisettes dans la forêt, et je partais comme ça, parfois des heures, en faisant tout et n'importe quoi sauf ce qu'elle m'avait dit demandé. Il y avait un grand cerf dans la forêt, du moins c'était ce que les rumeurs locales racontaient, et je marchais un peu partout, le plus silencieusement possible, en espérant l’apercevoir, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Mais ça n'est jamais arrivé. J'ai vu des tas de cerfs et de biches, c'est clair, mais je savais que ce n'était jamais le bon. Alors quand il commençait à faire frais, je retournais à la ferme, je piquais quelques noix dans la réserve pour les écureuils, et je rentrais dans la cuisine, où ma maman m'attendait. Je me faisais un peu gronder, et puis je l'aidais à faire le gâteau. Il avait un goût sucré et légèrement épicé, et à chaque bouchée j'imaginais à quoi ressemblerait ce cerf dont tout le monde parlait, mais que personne ne voyait jamais. On disait que ses bois étaient immenses, jusqu'à caresser le ciel, et que son regard était le plus sage de tous. Alors je reprenais une bouchée du gâteau. (Elle laissa passer quelques secondes avant de reprendre, songeuse) Je ne sais pas si ça me manque. Je ne regrette pas d'avoir quitté Hovo pour Luuwr, bien sûr, ce n'est pas un choix qui me pèse aujourd'hui. C'est différent, c'est tout. Mais là, j'ai carrément envie d'un cake aux noix. "
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Dim 18 Mar - 20:29

Melody s'inclina une nouvelle fois devant les deux chefs de guerre et déclara :

- Votre aide sera la bienvenue en ce jour, Hovoïtes et Nailikans! C'est ici et maintenant que tout va se jouer! Aorick Fambriel, je vous suis reconnaissant d'avoir réussi à convaincre certains hovoïtes de combattre à nos cotés. Edward de Reydoran, votre fidélité est désormais démontrée. Je vous remercie tous les deux.

Ces tergiversations, souvent nécessaires en politiques, avaient le don d'exaspérer Melody, mais elle ne pouvait que s'y conformer, d'autant que ces nouvelles troupes seraient un atout précieux dans la bataille à venir... A peine avaient ils finis les banalités d'usages qu'arrivaient derrière Oloren et elle Walho, Oswald Schimp, ainsi qu'Irwan...
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Dim 18 Mar - 21:21

Très vite, il fut décidé qu'il faudrait accueillir ces renforts inattendus. Un jeune chef de guerre luuwrien leur indiqua qu'il restait de grands bâtiments servant à entreposer les réserves, qui se trouvaient vide ces temps-ci. Ce ne serait pas le grand luxe, mais cela suffirait à héberger leurs alliés pour deux nuits. Walho, sous les ordres d'Irwan, prévint Snori et les autres de cette arrivée. Immédiatement, on décida d'aller rejoindre ces nouvelles troupes pour voir ce qu'il en était, et également pour saluer Edward, pour le plus grand plaisir de Kellue. Zia, en revanche, se montrait bien moins enthousiaste. Revoir son père pour la première fois depuis presque une demi-année ne serait pas chose aisée. Encore, s'il avait été seul, les choses auraient pu bien se passer, mais selon le majordome, les Fambriel étaient légion. Une demi-heure plus tard, tout le monde se retrouvait donc entassé dans divers entrepôts. À côté, au siège de la milice de Rednow, les dirigeants de toutes les armées discutaient. La porteuse d'Ohihir y pénétra en première, ravie de voir son petit protégé avant la bataille. Elle ne se montra cependant pas exhaustive, et se contenta de lui adresser un sourire accompagné d'un signe de tête. Snori, bien plus bout-en-train, alla saluer tout le monde. Peu à peu, une ambiance presque chaleureuse s'installa, jusqu'à que Zia entre à son tour. Immédiatement, quelques silhouettes rousses se tournèrent vers elle, dans un silence presque religieux. Oubliant toute son arrogance, l'adolescente baissa les yeux en faisant la moue, ne sachant que dire, s'attendant à d'énièmes représailles. Heureusement, la réaction de son frère aîné fut bien plus enthousiaste que prévu. Ce petit bonhomme roux d'une trentaine d'année avait les cheveux mi-longs en broussaille, portait une barbe mal rasée et un ensemble beige plutôt laid. Les bras grand ouverts, il bondit littéralement sur sa cadette pour la serrer dans ses bras.

-Zia! s'exclama-t-il. C'est bon de te revoir, frangine! Comment as-tu pu partir...non, peu importe, nous sommes de nouveau réunis, c'est tout ce qui compte!

Assise au bord d'un précipice, les jambes ballantes dans le vide, une jeune femme observait l'horizon. De là où elle se trouvait, on pouvait voir Rednow dans son ensemble, ainsi que ses alentours. Elle était vêtue d'une grande tunique blanche, portait plusieurs bracelets, quelques boucles d'oreilles, puis un grand pendentif en forme d'hexagone bleu ciel. Ses cheveux, blonds, ondulaient gracieusement jusqu'à ses épaules et ne dissimulaient pas la moindre partie de son visage sublime. La candeur, l'assurance, la générosité ou le machiavélisme, chacun pouvait y voir une expression différente, mais nul ne pouvait rester insensible à son charme indéniable. Tout près d'elle, adossé à un arbre de bonne taille, un jeune homme au jean déchiré et au débardeur noir avec un félin pourpre tatoué sur l'épaule croisait les bras en scrutant lui aussi le contrebas. Il avait des cheveux aussi longs que celle de la femme, mais de couleur bleus, et hérissés de toute part. Un sourire arrogant était figé sur ses lèvres retroussées, desquelles on pouvait voir dépasser des canines dignes d'un prédateur. Tous deux, en silence, semblaient attendre quelque chose. Cette-dernière ne tarda pas à arriver. Jaillissant de nulle part, des volutes sombres se tortillèrent dans l'air, avant de former très distinctement un ovale obscur, d'où jaillit un homme dont l'apparence forçait le respect. Grand, large d'épaule, il portait un costume noir aux dimensions parfaites, par dessus une chemise blanche légèrement ouverte, laissant apparaître le haut de son torse légèrement velu. Il avait un nez droit, un visage triangulaire, des cheveux de jais plaqués en arrière, et un grand bouc rebiquant vers l'avant. Ses sourcils, constamment froncés, lui donnaient un air presque effrayant. Lui aussi était, de toute évidence, d'une beauté presque irréelle. Les mains jointes dans le dos, il s'avança d'un pas lent jusqu'à se tenir debout près de la jeune femme en blanc.

-Que fait cet être inférieur ici? demanda-t-il à son adresse, avec un dédain certain.

Vu l'expression outrée sur le visage du jeune au débardeur, l'autre homme parlait de lui.

-Il se trouve que j'ai un nom, et l'être inférieur que je suis aimerait bien que tu prennes le temps de l'apprendre, répliqua-t-il avec ce même mépris.

-Il osa m'adresser la parole? continua-t-il sans détourner son regard de Rednow. Tu ne t'es pas bien occupée de son éducation.

Le plus jeune des deux hommes, passablement énervé, se tenait à présent debout à côté de son interlocuteur, les poings serrés, une expression de rage intense déformant son visage. Il avait l'habitude des provocations, mais ne comptait pas se laisser marcher sur les pieds éternellement.

-Tu cherches la guerre?

-Précisément, rétorqua l'homme en costume. C'est pour cela que nous sommes ici, n'est-ce pas?

-Vous êtes vraiment des gamins, dit soudain la jeune femme assise sur le rebord du précipice.

Sa voix n'avait rien d'humain. Elle résonnait dans l'esprit de ses interlocuteurs, si clairement qu'ils auraient pu avoir l'impression qu'on parlait tout près de leurs oreilles. Douce mais forte, elle ne laissait pas d’opportunité de répliquer. Si le jeune homme semblait ravi de son intervention, un léger tic déforma momentanément les lèvres du second, mais il ne dit rien. Tous trois continuaient de fixer le futur champ de bataille. Cela allait être très intéressant.

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Pomme
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Lun 19 Mar - 19:02

Qu'est-ce qu'un artéfact ? Comment quelqu'un ne pouvait pas savoir ce qu'était un artéfact ? Laly resta pantoise pendant quelques secondes, jaugeant son interlocuteur. Elle avait baigné toute son adolescence dans le mythe des artéfacts, avait consacré des mois de sa vie à en trouver, se souvenait dans les moindres détails du moment où elle avait trouvé Nigfol. Mais étrangement, elle ne savait pas comment les décrire de manière générale. Ils étaient tellement différents les uns des autres, offraient tellement de possibilités ... Par où commencer ?

La révulseuse se mordilla les lèvres, alternant son regard entre son poignet et Feldryn.

- Je crois qu'il vaut mieux que tu le vois par toi même ... Allez, montre toi.


Dans un halo bleuté, Nigfol apparut, l'air penaud et presque intimidée face au garçon au bandeau. L'avatar vint se placer derrière sa porteuse, la tête presque effrayée. La jeune femme se mit à rire.

- Alors, depuis quand tu fais ta timide, toi ? Nigfol, Feldryn. Feldryn, Nigfol.


Depuis quelques minutes, William semblai avoir les yeux dans le vide, songeant très probablement à ce qu'elle venait de lui dire. Alix le regarde, gênée, puis toussota.

- Euh ... T'as vu un fantôme ou quoi ?
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Apocax
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Lun 19 Mar - 20:59

Feldryn resta figé quelques secondes de surprise. Il ne comprenaît pas vraiment ce qui venait de se passer. Finalement, le jeune homme se leva et, avec un sourire qu'il voulait bienveillant, se glissa derrière Laly avant de s'adresser directement à Nigfol:

-Enchanté, Nigfol. Tu es un esprit, ou un truc dans le genre? Désolé, mais je ne m'y connais pas trop en magie. Enfin, si c'est bien de la magie. Mon truc, c'est plus l'horlogerie et la petite mécanique.

En rougissant, il sortît de son sac une petite horloge de couleur cuivre et un de ses boitiers de griffe mécanique. Il n'avait pas l'habitude de montrer ses créations et il se sentait un peu nul de ne pas savoir ce qu'était un artéfact.
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Jaleniel
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Lun 19 Mar - 22:20

Oloren se désintéressa rapidement des alliés, tout ça, c'était de la politique, ce n'était pas son secteur. Elle était comme une pile électrique. A certains moments, elle était en pleine forme. A d'autre, elle aurait frôlé la dépression. Ça avait toujours été comme ça. Ce qu'elle voulait, elle, c'était être libre. Faire ce qu'elle voulait, parce qu'elle trouvait ça juste. Elle soupira et se dirigea vers l'ambassade. Elle n'avait pas pour ambition de se battre pour Rednow.

La gardienne capitaine luuwrienne avait été réintégrée à son corps d'armée, déplacé pour l'occasion. Il ne s'agissait que de cinq homme, dont une femme, elle, mais tous avait sensiblement son niveau, et donc à peu près celui de Bartiméus Roche. Ils croisaient le fer dans une salle d'entraînement plus grande que celle du palais de Nora, mais moins bien équipée. Elle dépensait toute la rage qu'elle avait accumulée pour ne pas être déconcentrée lors du véritable combat ... Au grand dam de son camarade, qui voyait son bouclier de plus en plus abimé !


Feldryn faisait apparemment connaissance avec Laly. Il était important qu'il se fasse des amis, bientôt, il mourrait peut-être auprès d'eux. Il surveillait au son, non loin d'eux. Il lui fallait encore apprendre. Apprendre à ne plus sentir le Loup. Apprendre à ÊTRE le Loup. Il ouvrit les yeux après cette réflexion et renifla l'air. Il les avait sentis. Leur odeur était presque imperceptible. Mais pour un lycan, elle suffisait à traduire un danger.
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Louis
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Mar 20 Mar - 16:03

-Excuse moi, je peux te parler deux secondes dit Melody à Zia, d'un ton très calme, et l'arrachant à sa famille si vite retrouvée.

Sans lui demander son avis, la militaire la tira du bras jusqu'à un couloir relativement isolé. Son teint avait viré au rouge, et l'air penaud de la marcheuse ne semblait pas arranger les choses. Si Melody s'était douté de quelque chose vis à vis de la parenté de Zia, elle avait fini par faire confiance à la jeune fille, et ne pas la penser d'un tel mensonge.

- Te rends tu comptes de ce que tu as fait, Zia Fambriel? dit elle, furieuse. Te rend tu comptes du danger que tu faisais courir à la nation Oranienne en agissant ainsi? Te sers tu parfois de ta tête, ou penses tu que seul tes bras ont une utilité? Il faut voir plus loin que son petit nez! Tu es la fille d'une grande famille Hovoïte! Si tu étais morte dans notre quête, le rapport de force, déjà peu favorable, aurait pu être considérablement différent, et pas en notre faveur! As tu compris ce que Vrag voulait faire de toi? Il voulait t'échanger contre un soutien militaire de ta patrie, ou au moins de ta famille. Cela ne t'as pas mis du plomb dans la tête? Dans cette guerre, tu es le point qui peut faire chavirer toute une patrie d'un coté ou de l'autre de l'échiquier! Tu aurais du nous le dire dès le début, au lieu de mentir! Tu m'a déçu, Zia!
[Théo, Melo peut continuer longtemps comme ça! Si tu veux l'interrompre, vas y!]
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L.Hubs
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Mar 20 Mar - 17:27

Après la bonne réaction de Snori, sa disciple ne craignait plus qu'une chose: la potentielle colère de Melody. Pourtant, la réalité se situait largement au dessus de la réalité. L'expression sur le visage de la militaire était tout simplement terrorisante. Dès les premières secondes, Zia sut qu'elle ne pourrait rien répondre, qu'elle n'en aurait pas la force. Puis, à la fin du long discours de son interlocutrice, elle sentit une bouillonnante envie de se révolter monter en elle. Sans vraiment savoir avec quels arguments elle pourrait se défendre, elle se lança alors dans une réplique des plus acerbes, en haussant le ton au maximum. Leurs amis présents dans la milice de Rednow, ainsi que les militaires ne connaissant aucune de ces deux filles-ci, décidèrent de se taire pour percevoir des bribes de la dispute.

-Eh bien je suis désolée de t'avoir déçue! Je m'excuse d'avoir fait le nécessaire que vous ne m'envoyiez pas promener comme une pouilleuse, je m'excuse pour ne pas avoir été la soldate parfaite à qui tu aurais aimé commander, je m'excuse d'avoir eu, à quatorze ans, autre chose en tête que les magouilles politiques de deux pays qui ne sont pas les miens! Je suis navrée de ne pas être aussi droite, aussi puissante, aussi merveilleuse que la grande Melody Jennsen! Oh, je m'excuse bien sûr de ne pas être révulseuse! Si c'était le cas, j'aurais pu cacher mon identité comme bon me semblait, vu que j'aurais eu le droit d'avoir Nigfol! Du moment qu'on est puissant, on peut faire ce qu'on veut, hein? Eh bien j'espère que tu ne m'en veux pas de n'être qu'une marcheuse!

Dans l’élan de sa colère, l’adolescente commençait à traiter des sujets n’ayant plus grand-chose à voir avec la conversation, mais toutes les clauses évoquées lui semblaient justes. Vu leurs forces de caractère respectives, toutes deux auraient sans doute pu continuer à se crêper le chignon encore bien longtemps. Zia s’apprêtait d’ailleurs à lancer une autre réplique contenant cette fois-ci une insulte pour le moins déplaisante, lorsqu’elle sentit deux mains se poser sur ses épaules. Elle n’eut pas besoin de se retourner pour savoir qu’elles appartenaient à Snori. Le prince, par ce geste, intima le silence à la rouquine, qui continua de fixer son interlocutrice avec fureur en espérant obtenir un soutien de la part de son mentor. Ce dernier, à sa grande déception, envoya simplement un sourire quelque peu charmeur vers Melody. Il y avait néanmoins un autre sens à son rictus. Discrètement, il semblait demander à la capitaine de pardonner à son élève, comme une faveur.

-Gardez vos voix pour la bataille, vous en aurez besoin pour pousser vos terribles cris de guerre !

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MessageSujet: Re: De vieux amis   Mar 20 Mar - 20:53

Toute trace de colère de la part de Melody avaient désormais disparu. Bien qu'elle aurait pu continuer d'invectiver longtemps la rouquine, la présence de Snori la poussa à plus de retenu...

- Comme tu le dis, lorsque l'on est puissant, on fait "ce que l'on veut", tant que cela ne nous attire pas de problèmes! Et tu sembles sous-évaluer tes capacités. N'oublies pas tes responsabilités, Zia Nigow! Et si tu me mens encore une fois sans raison valable, je te jure que je t'étripes! affirma Melody, d'une voix totalement calme.

Elle repartit en direction de la salle d'entrainement, afin de se passer les nerfs...
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MessageSujet: Re: De vieux amis   Mer 21 Mar - 10:22

Bien que connaissant très bien la langue-mère, Zia ne parvint pas à comprendre totalement ce que son interlocutrice entendait par "Nigow". Le mot, visiblement improvisé, ne comportait pas en soi de caractère insultant, néanmoins le ton de la capitaine restait froid, voire glacial. Plutôt fière d'elle, l'adolescente estima tout de même qu'elle avait eu raison de répondre avec tant de virulence. Désormais, elle n'aurait sans doute plus l'occasion d'adresser la parole à leur ancienne chef, mais cela lui importait très peu. Chacun revint vers les autres en tentant de garder son calme, sans poser la moindre question, lorsqu'un premier choc sourd retentit. Tous les soldats luuwriens le connaissaient parfaitement. Le cor de Rednow venait de retentir. L'attaque n'aurait pas lieu dans deux jours. Elle commençait dès maintenant.

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De vieux amis
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