Le pot à crayon

Avec un crayon, on peut écrire dessiner, faire de la musique en tapant partout avec. On peut créer avec un crayon.Alors imaginez ce qu'on peut faire avec un pot à crayon!
 
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 Je voudrais que tu m'aimes.

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Margogotte
Prince de Porol
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MessageSujet: Je voudrais que tu m'aimes.   Mar 6 Déc - 10:41

Bonjour!
Voici une nouvelle (enfin, une lettre, plutôt) écrite dans le cadre d'un concours sur un blog. Il y avait des mots à placer: champignon, écouteur, Éliane, raton laveur, méduse et Napoléon. Le sujet était libre, et bizarrement je suis partie sur ça. C'est assez tartignolle, mais ça fait du bien de temps en temps de l'être ^^


Je voudrais que tu m'aimes


Eliane.


Vous qui, par delà le trouble de mon cœur, avez réussi à m’ouvrir aux rêves. Vous encore qui m’avez appris à entendre les mots que les autres ne prononcent pas. Vous, toujours, qui m’avez guidé.
Eliane.
Les années qui nous séparent n’ont plus aucune importance. En ont-elles déjà eu une ? Je n’en suis pas sûr. Il me semble vous avoir toujours aimée. Eliane. En lisant ces mots, ces phrases, que ma main fébrile couche sur cette feuille froissée, ne me regardez pas comme un enfant. Vos mains, qui, sans cesse, ont caressé les touches du piano, ce piano même dont vous deviez m’apprendre à jouer, ces mains, ces mains de soie lisse que je souhaite sentir sur ma peau nue. Je voudrais que vous m’aimiez.
Je ne suis plus un enfant, ma belle, ma douce et vénérée. Je suis un homme fait, j’ai seize ans, je suis apte à me jeter en poussant un soupir de lassitude dans ce que les autres appellent « amour ». Mais ce mot, utilisé à tord, n’est pas suffisant pour décrire la folie qui me hurle, qui me hurle en murmurant de me jeter dans vos bras, de baiser votre peau satinée.
Mon âme n’est plus qu’un immense brasier.
Eliane.
Je vous aime. Mais ne parlons pas d’amour, de cette chose fluette et trop restreinte à mon gout, pas nous. Nous vallons mieux que ça. Cette passion dévorante, ce baiser constant qui embrase mes sens, comment pourrais-je faire pour y résister ? Comment même l’ignorer, alors que mes pensées, mes rêves, mon corps me hurlent de plonger mes mains dans vos cheveux d’or ?
Je voudrais que vous m’aimiez, Eliane. J’ai assez de feu en moi pour nous deux. Que vous ressentiez le quart de ce que je ressens serait suffisant. Nous pourrions vivre heureux, Eliane, nous vivrons ensemble, là où ciel et mer s’entremêlent à l’horizon et où le baiser du soleil teinte la peau de brun, ou celle-ci sent la cannelle.

J’enregistrais nos leçons de piano, le savez-vous ? Je cachais un magnétophone, dans l’armoire, et j’entrebâillais la porte. Le soir, dans mon lit, j’enfonçais les écouteurs dans mes oreilles et je pleurais en vous entendant jouer. Je me faisais sans cesse la réflexion que, la semaine prochaine, je vous parlerais. Je n’ai jamais eu le courage. Je vous aime, Eliane, mais je suis un lâche. Une lettre, une misérable lettre, bien que porteuse de tout le désir, de toute l’admiration, de tout l’adoration farouche que je vous porte, n’est rien d’autre qu’un papier tâché d’encre. Et qu’est le papier face à un cœur amoureux ? Je vous aime, Eliane. Et je voudrais tant que vous m’aimiez aussi.
Je n’ai parlé de ce que je ressens à personne. Vous aimer comme je vous aime en cet instant précis, et comme demain je vous aimerai encore, m’a éloigné de mes amis. Cela m’est égal, si vous saviez comme leur avis m’importe peu! Tous ces adolescents, ces enfants, ne sont que des méduses, des pieuvres lamentables, tendant leurs multiples bras en un geste implorant pour qu’on leur apporte de l’attention. Je ne suis pas comme eux. J’ai changé. Je vous aime, Eliane. Aimez-moi en retour, nous serons heureux.

Je n’ai rien dit, mais je me souviens de la fois où j’ai failli parler. Ma mère avait cuisiné une tourte aux champignons, et le fumet grossier qui se dégageait du plat enivrait mes sens. Ma sœur, ma sœur envers qui vous avez toujours été si prévenante, si douce, bien plus qu’avec moi -si vous saviez à quel point je l’ai haïe pour ça! A quel point je vous ai détestée, vous!- racontait son après-midi, qu’elle avait passé en compagnie de son fiancé.
Fiancé. J’aime ce mot. Un jour, je serai un fiancé, moi aussi. Le votre ?…
Ma mère souriait, mon père hochait la tête, approuvant l’union prochaine de ma stupide sœur et de son cher et tendre. A cet instant, j’ai failli parler. Pour les faire taire, tous, car l’amour de ma sœur par rapport au mien n’est rien, un grain de sable dans une dune, dans un désert entier. Mais je n’ai rien dit. J’avais peur.
Peur qu’ils désapprouvent. Oh, ils auraient désapprouvé, c’est sûr. Je n’étais qu’un enfant, à l’époque. Mais aujourd’hui, les choses ont changées. J’ai grandi, j’ai muri, et j’entretiens ma passion avec soin, je regarde les roses fleurir au fur et à mesure que mon cœur, que mon âme toute entière se tend vers vous.
Au diable ma famille, Eliane. Je n’ai plus de famille, ma famille, c’est vous. Un jour, peut-être, le fruit de notre amour naitra en votre sein, et nous décorerons sa chambre de rose ou de bleu. J’achèterai une peluche, non, plusieurs! et une multitude de lapins, de ratons laveurs, d’ours et de poneys tapisseront le dessus de son lit.

Napoléon a dit « L’amour est une sottise faite à deux. » Eliane, Eliane. Je ne vis que pour faire l’inconscient avec vous. Et si vous refusiez ma passion, si vous rejetiez le feu qui dort en moi, j’en mourrais. J’en mourrais, tel un Roméo découvrant, blanc de mort, le linceul de Juliette.

Après tout ce temps passé à vous dévorer des yeux, à contempler la magnificence de vos geste, de vos courbes (ne rougissez pas, mon adorée, nombre fois j’ai rêvé de sentir sous mes doigts le rond frémissant de votre sein, le galbe de votre cuisse!), je serais capable de vous nommer par cœur. Je peux écrire un poème pour décrire la grâce du grain de beauté qui habille la pâleur de votre bras dénudé. Je puis le faire. Le voulez-vous ?… Vous n’avez qu’a ordonner.
Je vous aime, Eliane. Il serait temps que vous compreniez à quel point votre vie est définitivement liée à la mienne, à quel point nos deux âmes s’emmêlent sous la lune, à quel point merveilleuse serait la jouissance de nos deux corps. Aimez-moi, Eliane. Mais non, ne m’aimez pas. Adorez-moi. Faites de moi votre champion, votre serf si vous le désirez, mais aimez-moi mieux que cela. Je veux que vous ne puissiez plus vous passer de moi. Je désire être essentiel à vos yeux, je voudrais que si je venais à disparaitre, le monde cesse de tourner pour vous. Je veux que vous vous nourrissiez de ma vue.
Voyez par mes yeux, goûtez avec ma langue. Ne faisons plus qu’un.

Si, en lisant ces mots, vous deviez être effrayée, c’est que ma tâche aurait failli. Je ne souhaite que votre bonheur, Eliane, non! Notre bonheur à tous les deux. Vivre loin de vous n’a plus aucun sens désormais. Je ne rêve que de partager votre lit. Au diable votre mari, enfin! Il n’a aucune importance. Rejetez-le, prenez-moi à sa place. Serrez-moi dans vos bras. Je saurais vous donner plus de tendresse que lui n’en a jamais esquissée à votre égard. Nous goûterions au plaisir comme Eve a posé la bouche sur le fruit interdit.


C’en est assez, de me rendre ridicule avec ces mots malhabiles, et que j’en suis sûr, vous trouverez touchants. Mais insuffisants.
Je ne baisse pas les bras, cependant. Un jour viendra où une colère plus vive que les autres vous éloignera de votre mari, cet homme rustre que je vous sais haïr du plus profond de mon âme. Alors, esseulée, vous retrouverez peut-être ce courrier, ou bien un sourire rencontré dans la rue vous fera vous souvenir de moi. Et alors, vous viendrez vers moi. Je le sais, j’en ai la conviction. Je ne vis que dans l’attente de cet instant. Je vous attend, vous, Eliane.

Je vais m’effacer de votre vie, de votre mémoire. Un jour, vous vous blottirez dans mes bras, et nous serons heureux. Un jour. Dieu, que cela risque d’être long! Mais je vais partir, même si vous risquez de m’oublier. Mais vous reviendrez. Parce qu’au fond de vous, vous n’en avez surement pas conscience, mais vous m’aimez. Vos rêves vous dictent votre conduite. Une nuit, vous rêverez de moi. De nous. De toutes ces promesses faites il y a des années, dans cette lettre que vous lisez en cet instant même. Et la caresse de votre bouche sur ma bouche sera la plus merveilleuse des victoires.

Je ne vous aime pas, Eliane. Mais je ne puis vivre sans vous.

A bientôt.


Louis.

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MessageSujet: Re: Je voudrais que tu m'aimes.   Mar 6 Déc - 18:02

Dis moi, as-tu gagné ce concours?
À la base, lorsque j'ai vu la longueur du texte et le nombre incommensurable de répétitions, je me disais vraiment qu'il serrait lourd et rébarbatif. En réalité, il se trouve à l'exact opposé de l'idée que je m'en faisais. Le rythme est étonnamment léger, fluide, beau sans être poétique. L'irrationalité du sentiment de Louis lorsqu'il écrit cette lettre, sa passion dévorante, son pragmatisme, tout est retranscris avec une qualité quasi-parfaite. Tu me faisais des compliments sur les textes que j'ai écris, mais celui-ci est incroyablement mieux que les miens, je m'incline, et j'en prend de la graine.

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MessageSujet: Re: Je voudrais que tu m'aimes.   Mar 6 Déc - 18:07

Merci beaucoup, Little Hubs.
Je ne sais pas encore si j'ai gagné ce concours, il se cloture le 20 décembre ^^
Merci merci merciii en tout cas! même s'il reste assez basique. Mais c'était un peu l'effet voulu, en fait: que Louis paraisse puérile d'aimer à ce point, d'utiliser de tels mots, d'exagérer sa passion, etc. Je suis assez contente ^^
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MessageSujet: Re: Je voudrais que tu m'aimes.   Ven 9 Déc - 21:14

Pas le courage de lire ça pour le moment, désolé. Je ferais un édit quand cette tâche sera accomplie.
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MessageSujet: Re: Je voudrais que tu m'aimes.   

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